Depuis quelque temps, on ne vous entend que, très rarement, sur la situation politique du pays. Qu'est-ce qui explique cette attitude ?
Vous savez, la politique est une chose noble. On n’a pas besoin de passer son temps à parler au niveau de la presse. Il ne faut pas parler pour parler. Il faut dire des choses qui sont dans l’intérêt du peuple. Nous n’avons pas le droit de dire tout ce que l’on veut, sous prétexte que nous faisons de la politique. Nous n’avons pas le droit de transformer la vérité en mensonge ou vice- versa. Si on ne respecte pas les règles de la politique, on finira mal, tôt ou tard. Je ne fais pas de la politique politicienne. Je préfère dire la vérité et parler au moment opportun. Nous devons être des exemples. Il y a des moments pour faire de la politique et un autre pour être au chevet des populations. C’est pour cette raison que, durant l’hivernage, je suis allé soutenir et accompagner ma base, pour faire la même chose que mes militants, c’est-à-dire travailler. Ça fait 45 jours que je n’ai pas quitté Latmingué. Je vis avec la population, et je la soutiens.
Vous avez été député. Quelle appréciation faites-vous de cette nouvelle Législature ?
Je sais que ce sont les Sénégalais qui les ont élus. C’est une nouvelle Législature. Je leur demande juste de faire le travail pour lequel ils ont été élus. Ils ne doivent pas oublier qu’ils sont là-bas pour défendre les intérêts des Sénégalais. Ils ne doivent jamais perdre de vue qu'ils sont à l'Assemblée par la volonté des populations. Donc, ils doivent faire en sorte que les préoccupations de ces dernières soient bien prises
en compte. C’est la seule chose que je leur conseille.
Vous êtes responsable au sein du Pds qui traverse une crise aiguë. Comment analysez-vous cette situation ?
C’est normal. On vient de perdre le pouvoir. Il y a des choses à corriger, et ce n’est pas évident. On rencontre d’énormes difficultés pendant cette période de rectification. C’est cela la cause de tous les problèmes du parti. Mais, après cette étape, le Pds peut redevenir un grand parti. Et si les gens se retrouvent autour de l'essentiel, nous pourrons reprendre le pouvoir sans problème.
Sur quoi vous vous fondez pour être si optimiste ?
Aucun parti n’a la base politique que nous avons. J’invite tous les responsables du parti à se retrouver autour d’une table, pour arrondir les angles, trouver un terrain d’entente et corriger certaines choses. Il faut mettre les hommes qu'il faut à la place qu'il faut. Si on fait cela, nous allons reprendre le pouvoir, le plus tôt possible.
La crise au sein du Pds découle surtout du fait que certains responsables sont contre la décision de Me Wade de confier la coordination du parti à Oumar Sarr...
J’ai l’habitude de dire aux membres du Pds que je ne suis ni Pathé ni Demba, encore moins Paul. Je n’écoute que Me Abdoulaye Wade. S’il va à gauche, je vais à gauche. S’il va à droite, je le suis aussi. S’il s’arrête, je fais la même chose. En ce qui concerne Oumar Sarr, c'est un être humain. Il a des qualités et des défauts comme tout le monde. Nul n’est parfait. Mais je pense que ses qualités sont plus nombreuses.
Je le connais bien. Je l'ai pratiqué. Il est gentil et généreux. Je lui connais beaucoup de qualités. S'il est le choix de Me Wade, il sera mon choix. Si Me Wade choisit un autre, je me rangerai derrière cette personne. Je fais partie des responsables incontournables dans le Pds. Je l'ai prouvé à maintes reprises.
D'autres responsables du Pds préfèrent que la coordination du parti soit confiée à Karim Wade. Qu’en pensez-vous ?
Karim Wade est un ami et un frère. Il a des qualités, et il est travailleur. Il a toutes les qualités pour diriger le parti. Je reviens sur ce que j’avais dit, je suis wadiste et je respecte ses décisions. Je suis persuadé qu'il ne choisira jamais une personne qui n’a pas de compétences. Il tient trop au Pds. Ce parti, c'est sa vie.Tout le monde sait qu’il est expérimenté. En plus, il a la compétence et il connaît très bien le Sénégal. Je serai derrière celui qu'il choisira, parce que je sais qu'il fera le bon choix.
Quel bilan faites-vous des six mois de Macky Sall à la tête du pays ?
Il est prématuré de dire quoi que ce soit sur ce nouveau régime. On ne peut le juger en six mois. J’invite la population à suivre les recommandations de Me Wade, qui considère Macky Sall comme son fils. Il nous a invités à le soutenir, en tant que libéraux comme lui. Je profite de l’occasion pour demander à Macky Sall de faire appel à Me Wade qui peut lui prodiguer de bons conseils dans l'intérêt du Sénégal. S’il
veut faire développer le pays, je lui demande de travailler avec Me Wade. Je lui demande aussi d’ouvrir ses portes aux libéraux. Je lui demande d’écouter les conseils des libéraux, car ils ont eu à diriger le pays pendant douze ans. C’est grâce à Me Wade que les Sénégalais ont repris espoir. Donc, je crois qu’il n’y a pas d’inconvénients à écouter les conseils des libéraux qui ont beaucoup fait pour le pays. Je ne parle pas en tant que politique, mais en tant que Sénégalais. Moi, ce qui m'intéresse, c'est le développement du Sénégal. Si les libéraux étaient mauvais, Macky Sall n’arriverait pas à ce stade. Ses alliés de «Benno bokk yakaar» l'ont abandonné depuis longtemps. Ils ne sont plus avec lui. Ils ne sont intéressés que par les privilèges. Il n'a qu'à compter sur ses frères libéraux, s'il veut réussir la mission que les Sénégalais lui ont confiée. Je félicite au passage Me Alioune Badara Cissé, Augustin Tine et Moustapha Cissé Lo. Mais également la première dame qui, à travers sa fondation, est en train de soulager beaucoup de Sénégalais.
Donc, vous croyez que la Coalition «Bennoo bokk yakaar» va bientôt imploser...
Cette Coalition n’existe plus. Elle a implosé depuis l’élection de Macky Sall. Ils ne sont là que pour les privilèges. Ils étaient fatigués, leurs poches étaient vides. Maintenant, ils veulent profiter de la situation. La plupart d’entre eux disent du mal d’Idrissa Seck, mais ils ignorent qu’il vaut mieux que Macky Sall travaille avec ce dernier. Ils ont été formés dans la même moule. Macky Sall a tout intérêt à travailler en étroite
collaboration avec Idrissa Seck qui peut l'aider dans beaucoup de choses.
On a cité votre nom dans une affaire de forage à Latmingué. Qu'en est-il réellement ?
Il y a un certain Emile Wardini qui a construit son campement à Latmingué. Et il se servait en eau au niveau du forage. Mais il se trouve que la capacité du forage ne peut pas alimenter le campement et le village. Ce forage est un cadeau d’un prince qui est mon ami. Et il m'avait fait la route de Latmingué. C’était en 2002. En ce moment, Macky Sall était ministre de l’Hydraulique et Idrissa Seck, Premier ministre. J'ai tous
les documents qui prouvent que le forage est ma propriété. A un certain moment, on s'est rendu compte que le forage se vidait très vite, et personne ne savait pourquoi. C’est après qu’on s’est rendu compte que c’est à cause de sa piscine. Nous avons vécu ce calvaire pendant six mois, sans comprendre ce qui se passait. Quand je suis parti là-bas pour vérifier, on s’est rendu compte que son compteur ne marchait
plus. Et c’est là qu’on lui a dit que s’il ne règle pas cette situation, nous allons devoir arrêter de l’alimenter en eau. Une décision qui ne l’a pas plu et il m’a menacé de tout faire pour qu’on me retire le forage. Je veux que les choses soient claires, nous ne sommes pas à la recherche de l’argent. Nous voulons juste aider la population avec cette eau. Nous n’avons aucun bénéfice avec le forage. Nous soutenons la population avec ce forage. Le problème, c’est qu’il a un campement et il veut utiliser l’eau du forage, sans payer. Il a présenté à la gendarmerie un dossier vide.
Vous savez, la politique est une chose noble. On n’a pas besoin de passer son temps à parler au niveau de la presse. Il ne faut pas parler pour parler. Il faut dire des choses qui sont dans l’intérêt du peuple. Nous n’avons pas le droit de dire tout ce que l’on veut, sous prétexte que nous faisons de la politique. Nous n’avons pas le droit de transformer la vérité en mensonge ou vice- versa. Si on ne respecte pas les règles de la politique, on finira mal, tôt ou tard. Je ne fais pas de la politique politicienne. Je préfère dire la vérité et parler au moment opportun. Nous devons être des exemples. Il y a des moments pour faire de la politique et un autre pour être au chevet des populations. C’est pour cette raison que, durant l’hivernage, je suis allé soutenir et accompagner ma base, pour faire la même chose que mes militants, c’est-à-dire travailler. Ça fait 45 jours que je n’ai pas quitté Latmingué. Je vis avec la population, et je la soutiens.
Vous avez été député. Quelle appréciation faites-vous de cette nouvelle Législature ?
Je sais que ce sont les Sénégalais qui les ont élus. C’est une nouvelle Législature. Je leur demande juste de faire le travail pour lequel ils ont été élus. Ils ne doivent pas oublier qu’ils sont là-bas pour défendre les intérêts des Sénégalais. Ils ne doivent jamais perdre de vue qu'ils sont à l'Assemblée par la volonté des populations. Donc, ils doivent faire en sorte que les préoccupations de ces dernières soient bien prises
en compte. C’est la seule chose que je leur conseille.
Vous êtes responsable au sein du Pds qui traverse une crise aiguë. Comment analysez-vous cette situation ?
C’est normal. On vient de perdre le pouvoir. Il y a des choses à corriger, et ce n’est pas évident. On rencontre d’énormes difficultés pendant cette période de rectification. C’est cela la cause de tous les problèmes du parti. Mais, après cette étape, le Pds peut redevenir un grand parti. Et si les gens se retrouvent autour de l'essentiel, nous pourrons reprendre le pouvoir sans problème.
Sur quoi vous vous fondez pour être si optimiste ?
Aucun parti n’a la base politique que nous avons. J’invite tous les responsables du parti à se retrouver autour d’une table, pour arrondir les angles, trouver un terrain d’entente et corriger certaines choses. Il faut mettre les hommes qu'il faut à la place qu'il faut. Si on fait cela, nous allons reprendre le pouvoir, le plus tôt possible.
La crise au sein du Pds découle surtout du fait que certains responsables sont contre la décision de Me Wade de confier la coordination du parti à Oumar Sarr...
J’ai l’habitude de dire aux membres du Pds que je ne suis ni Pathé ni Demba, encore moins Paul. Je n’écoute que Me Abdoulaye Wade. S’il va à gauche, je vais à gauche. S’il va à droite, je le suis aussi. S’il s’arrête, je fais la même chose. En ce qui concerne Oumar Sarr, c'est un être humain. Il a des qualités et des défauts comme tout le monde. Nul n’est parfait. Mais je pense que ses qualités sont plus nombreuses.
Je le connais bien. Je l'ai pratiqué. Il est gentil et généreux. Je lui connais beaucoup de qualités. S'il est le choix de Me Wade, il sera mon choix. Si Me Wade choisit un autre, je me rangerai derrière cette personne. Je fais partie des responsables incontournables dans le Pds. Je l'ai prouvé à maintes reprises.
D'autres responsables du Pds préfèrent que la coordination du parti soit confiée à Karim Wade. Qu’en pensez-vous ?
Karim Wade est un ami et un frère. Il a des qualités, et il est travailleur. Il a toutes les qualités pour diriger le parti. Je reviens sur ce que j’avais dit, je suis wadiste et je respecte ses décisions. Je suis persuadé qu'il ne choisira jamais une personne qui n’a pas de compétences. Il tient trop au Pds. Ce parti, c'est sa vie.Tout le monde sait qu’il est expérimenté. En plus, il a la compétence et il connaît très bien le Sénégal. Je serai derrière celui qu'il choisira, parce que je sais qu'il fera le bon choix.
Quel bilan faites-vous des six mois de Macky Sall à la tête du pays ?
Il est prématuré de dire quoi que ce soit sur ce nouveau régime. On ne peut le juger en six mois. J’invite la population à suivre les recommandations de Me Wade, qui considère Macky Sall comme son fils. Il nous a invités à le soutenir, en tant que libéraux comme lui. Je profite de l’occasion pour demander à Macky Sall de faire appel à Me Wade qui peut lui prodiguer de bons conseils dans l'intérêt du Sénégal. S’il
veut faire développer le pays, je lui demande de travailler avec Me Wade. Je lui demande aussi d’ouvrir ses portes aux libéraux. Je lui demande d’écouter les conseils des libéraux, car ils ont eu à diriger le pays pendant douze ans. C’est grâce à Me Wade que les Sénégalais ont repris espoir. Donc, je crois qu’il n’y a pas d’inconvénients à écouter les conseils des libéraux qui ont beaucoup fait pour le pays. Je ne parle pas en tant que politique, mais en tant que Sénégalais. Moi, ce qui m'intéresse, c'est le développement du Sénégal. Si les libéraux étaient mauvais, Macky Sall n’arriverait pas à ce stade. Ses alliés de «Benno bokk yakaar» l'ont abandonné depuis longtemps. Ils ne sont plus avec lui. Ils ne sont intéressés que par les privilèges. Il n'a qu'à compter sur ses frères libéraux, s'il veut réussir la mission que les Sénégalais lui ont confiée. Je félicite au passage Me Alioune Badara Cissé, Augustin Tine et Moustapha Cissé Lo. Mais également la première dame qui, à travers sa fondation, est en train de soulager beaucoup de Sénégalais.
Donc, vous croyez que la Coalition «Bennoo bokk yakaar» va bientôt imploser...
Cette Coalition n’existe plus. Elle a implosé depuis l’élection de Macky Sall. Ils ne sont là que pour les privilèges. Ils étaient fatigués, leurs poches étaient vides. Maintenant, ils veulent profiter de la situation. La plupart d’entre eux disent du mal d’Idrissa Seck, mais ils ignorent qu’il vaut mieux que Macky Sall travaille avec ce dernier. Ils ont été formés dans la même moule. Macky Sall a tout intérêt à travailler en étroite
collaboration avec Idrissa Seck qui peut l'aider dans beaucoup de choses.
On a cité votre nom dans une affaire de forage à Latmingué. Qu'en est-il réellement ?
Il y a un certain Emile Wardini qui a construit son campement à Latmingué. Et il se servait en eau au niveau du forage. Mais il se trouve que la capacité du forage ne peut pas alimenter le campement et le village. Ce forage est un cadeau d’un prince qui est mon ami. Et il m'avait fait la route de Latmingué. C’était en 2002. En ce moment, Macky Sall était ministre de l’Hydraulique et Idrissa Seck, Premier ministre. J'ai tous
les documents qui prouvent que le forage est ma propriété. A un certain moment, on s'est rendu compte que le forage se vidait très vite, et personne ne savait pourquoi. C’est après qu’on s’est rendu compte que c’est à cause de sa piscine. Nous avons vécu ce calvaire pendant six mois, sans comprendre ce qui se passait. Quand je suis parti là-bas pour vérifier, on s’est rendu compte que son compteur ne marchait
plus. Et c’est là qu’on lui a dit que s’il ne règle pas cette situation, nous allons devoir arrêter de l’alimenter en eau. Une décision qui ne l’a pas plu et il m’a menacé de tout faire pour qu’on me retire le forage. Je veux que les choses soient claires, nous ne sommes pas à la recherche de l’argent. Nous voulons juste aider la population avec cette eau. Nous n’avons aucun bénéfice avec le forage. Nous soutenons la population avec ce forage. Le problème, c’est qu’il a un campement et il veut utiliser l’eau du forage, sans payer. Il a présenté à la gendarmerie un dossier vide.

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