Y’en a marre des échecs
«A la suite de la Can 2012 de Bata avec ses implications et surtout ses conséquences sportives et ensuite, récemment, avec notre élimination par la Côte d’Ivoire pour la qualification à la Can 2013, et après avoir analysé les sommes colossales investies par l’Etat du Sénégal dans le football international, puisque rien qu’entre le 22 janvier 2012 et le 29 octobre 2012, l’Etat du Sénégal a injecté plus de 1,7 milliard de francs Cfa pour le football international. Et vous savez que les résultats n’ont pas suivi. Et c’est la raison pour laquelle, la Fédération sénégalaise de football, qui est délégataire de pouvoir, s’est séparée d’Amara Traoré après la Can 2012 et de Joseph Koto, tout récemment pour insuffisance de résultats. Cela pose bien évidemment, en relation avec les moyens colossaux dépensés, un problème d’efficience. L’Etat en donnant des moyens à la Fédération sénégalaise de football, c’est pour avoir des résultats au grand bénéfice du peuple sénégalais et du Sport en général. Il s’y ajoute qu’à la suite de l’élimination de notre pays par la Côte d’Ivoire, le 13 octobre dernier, le président de la Fédération de football, Me Augustin Senghor, a déclaré au Premier ministre Abdoul Mbaye que le problème du football sénégalais ce n’était pas Koto (il insiste). Mais que, après l’analyse de la situation, le problème c’était lui-même le président de la Fédération à cause de ses antécédents avec la Caf et son président Issa Hayatou. C’est Augustin Senghor qui a dit cela au Premier ministre et qui lui a proposé sa démission. Le Premier ministre lui a dit de poursuivre la réflexion et que nous allions échanger plus tard. C’est après avoir évalué la situation, de l’inefficacité des dépenses supportées par l’Etat et des résultats obtenus, mais surtout en tenant compte de ce que Me Senghor a déclaré au Premier ministre, et ça il ne peut pas nier l’avoir dit à M. Abdoul Mbaye, que nous lui avons demandé, après l’avoir convoqué mercredi dernier, au plus haut niveau de l’Etat, de tirer les conséquences de cette position. Et donc bien évidemment de faire ce qu’il devait faire. C’est-à-dire proposer sa démission pour aider le football sénégalais et mettre l’Etat du Sénégal à l’aise. L’Etat n’a jamais demandé à Augustin de démissionner pour une quelconque autre raison. C’est lui-même qui s’est proposé de démissionner. Et l’Etat s’est dit prêt à accepter cette démission. Ce n’est pas donc une position du ministre des Sports encore moins une position du gouvernement. C’est Me Senghor qui s’est mis dans cette situation et il faut l’admettre puisque c’est la vérité. C’est pourquoi nous avons dit au niveau du gouvernement qu’il en tire les conséquences. Et donc si le Comité exécutif démissionne, bien évidemment l’Etat du Sénégal se donnera les prérogatives de réorganiser le football sénégalais, en relation avec les instances internationales. Et le plus important, le président de la République l’a déclaré, pour l’Etat du Sénégal, c’est de réformer et de restructurer le football. Puisqu’il ne sert à rien de dépenser des sommes colossales pour se retrouver avec des résultats aussi négatifs. C’est pourquoi nous pensons que le football national doit être une priorité pour l’Etat. Nous pensons que la réforme du football national, toutes catégories confondues, doit constituer l’axe nodal à travers lequel nous devons construire la politique sportive et déployer les moyens efficients. Cette position de l’Etat incarnée au plus haut niveau, sera totalement assumée et permettra, demain, dans la durée, de construire un football à la hauteur des ambitions nationales, sans précipitation aucune et sans également fausse note. C’est ça la vérité des faits et c’est que nous avons dit au niveau du gouvernement à Me Senghor. Maintenant, vouloir remettre le débat sur des questions de considérations personnelles, ce n’est pas bon. Quand l’Etat du Sénégal est en jeu, il n’y a pas de personne. Nous, nous parlons de notre pays, mais pas des ambitions de Malick Gakou, de Mademba ni de Pathé. Nous parlons de notre pays et de son sport, de son football et de son développement. Mais vouloir revenir et dire que c’est l’Etat du Sénégal qui a dit que Augustin a des relations difficiles avec les instances internationales et il faut qu’il parte, ce n’est vrai, ça ne tient pas la route. Et Augustin ne peut pas dire que c’est la vérité. L’Etat du Sénégal a donné à la Fédération une délégation de pouvoir et la fédération l’assume en toute indépendance. Donc, il ne faut pas que le président de la Fédération dise une chose à l’Etat et le contraire à l’opinion et principalement aux clubs. Me concernant personnellement, je ne vais jamais répondre au président Senghor. Parce que les situations qui se sont passées qui m’ont impliqué avec ma candidature à la Fédération sénégalaise de football, j’en ai déjà rendu grâce à Dieu. Et je l’ai félicité. Les félicitations et les encouragements que je lui ai donnés en son temps sont sincères en moi. Puisque c’est Dieu qui a voulu qu’il dirige la fédération et je l’ai accompagné en toute loyauté et toute honnêteté. Je dois dire la vérité, car nous devons garder notre sérénité. Je peux comprendre qu’il cherche à garder son fromage. Mais quand même, il faut penser à l’intérêt du football national. Il ne sert à rien de vouloir retourner les clubs, le Comité exécutif, contre l’Etat pour une sorte de solidarité sportive. Puisque la vérité, Augustin l’a dite. Et cette vérité, c’est celle qu’il a déclarée à l’Etat et il faut qu’il en tire les conséquences.
Application des instructions de l’Etat
Pour ma part, je suis un ministre de la République. Je reçois des instructions que j’applique avec toute la rigueur et la force républicaines. Et dans ce dossier, je n’ai accompli aucun acte qui n’a pas été consulté et qui ne découle pas des instructions que je dois recevoir de mes supérieurs hiérarchiques. Et de ce point de vue là, mon départ du ministère des Sports n’a aucune corrélation avec la position du gouvernement sur cette question. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour remercier le président de la République pour la confiance portée en ma personne pour accomplir un autre devoir au service de mon pays conforme à ma formation. Vous savez, je suis titulaire d’un Master en Commerce international et suis docteur en Economie. Donc je vais utiliser toute mon énergie pour pouvoir servir mon pays chaque fois que l’Etat du Sénégal, à travers le président de la République et le Premier ministre, me le demandera d’assumer certaines responsabilités. J’entends dire que Gakou a été évincé, mais tel n’est pas le cas. Vous savez, dans un pays, le sport est important. Mais le ministère du Commerce est plus important dans l’architecture gouvernementale que le ministère des Sports. On ne peut pas dire que Gakou a été sanctionné. C’est avoir une mauvaise compréhension des choses et une lecture du fonctionnement de l’Etat. C’est trop facile de prendre les situations de 2009 et de les caler aux situations de 2012. C’est trop facile et c’est à la limite malhonnête intellectuellement. Ça c’est une opération de communication. Tout
le monde sait que ce qui c’est passé en 2009 ne peut pas guider nos décisions. Mais nous sommes dans un Etat organisé, dans une République. Personnellement, je ne peux pas utiliser l’Etat du Sénégal contre une personne. Ma foi et ma conscience républicaine m’interdisent ces genres d’actions. On parle de Badara Sène, mais moi ministre des Sports, Badara Sène ne sera jamais président de la fédération. Ils ont véhiculé le bruit comme quoi que le ministre des Sports veut soutenir Badara pour prendre la fédération. Mais ce n’est pas vrai. Personnellement, je n’allais jamais soutenir Badara pour prendre la fédération. Et Badara ne m’a jamais demandé de le soutenir pour être président de la Fédération. C’est une vue de l’esprit, cela n’a aucun intérêt. Je me suis battu, en son temps, pour que les clubs dirigent la Fédération. Et ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer ma conviction. Je crois que les présidents de clubs, c’est à eux de diriger le football. Hier (lundi) j’ai reçu des membres du Comité exécutif qui disent que si Badara démissionne, tout le monde démissionne. Je leur ai dit
d’accord. Mais Badara, comme tous les membres du Comité exécutif, doit démissionner. Mais ça, c’est l’aveu parce que l’Etat du Sénégal ne peut pas demander à quelqu’un de démissionner.
Gakou et le combat des libéraux
Nous demandons aux gens de prendre leurs responsabilités face à une situation donnée. Et hier soir (lundi), Badara Mamaya Sène a pris ses responsabilités. Il a démissionné. Donc, tout cela pour démontrer qu’il y a une opération de communication qui est mise en branle pour ne pas prendre au sérieux les vraies réalités. Et les vraies réalités sont les réalités de 2012. Si je devrais en vouloir à quelqu’un pour ce qui s’est passé en 2009, je n’en voudrais pas à Augustin Senghor. Puisque, lui, il n’a été qu’un machin utilisé par l’ancien pouvoir. N’importe qui serait contre moi, en son temps, le pouvoir d’alors allait le soutenir. Puisque le pouvoir d’alors a pensé, à tort ou à raison, que - je ne qualifie pas leurs ambitions - un opposant, numéro 2 de l’Afp, président du Conseil régional de Dakar ne pouvait pas diriger la fédération. Vous avez entendu beaucoup de membres du Pds le dire. Mais ça, c’est la politique. Donc si je devrais vouloir du mal à quelqu’un, mais c’est le combat politique à qui je devrais en vouloir et mes choix d’être à côté de Moustapha Niasse. Mais là, j’ai une satisfaction morale d’avoir contribué avec mon parti à l’avènement de l’alternance politique. Donc, je ne peux pas en vouloir à des personnes puisque je sais que ce ne sont pas des personnes qui m’avaient combattu. Mais c’est un système qui m’avait combattu pour des raisons évidentes que je connais. Mais il faut qu’on parle de l’essentiel, c’est-à-dire du football sénégalais. Qu’on arrête les attaques personnelles qui ne servent à rien. Nous, au niveau du gouvernement, nous disons simplement que nous avons dépensé énormément d’argent, nous avons aucun résultat. C’est la vérité, il faut en tirer les conséquences. Est-ce qu’il faut continuer à renvoyer les entraîneurs ou bien faut poser le vrai problème à savoir qu’est-ce qui ne marche pas dans le football. Ou bien est-ce qu’il faut encore laisser la fédération continuer à prendre un autre entraîneur et demain, on va le renvoyer. Mais quand même il faut en tirer les conséquences parce que le choix de l’entraîneur doit être assumé par la Fédération de football. C’est la fédération qui a choisi délibérément son entraîneur. Donc quand un entraîneur échoue, bien évidemment la Fédération a une part de responsabilité dans cet échec. Ce n’est pas l’Etat qui choisit les entraîneurs bien que l’Etat soit le payeur. Vous, vous n’avez aucune part de responsabilité dans cette insuffisance de résultats. Ça c’est une question de fond.
L’audience avec le Premier ministre
En ce qui concerne l’audience, moi je suis un ministre de la République avec une obligation de réserve. Je ne peux pas revenir textuellement sur les discussions qui sont passées entre le Premier ministre du Sénégal, le ministre des Sports et le président de la fédération. La République m’interdit de faire ce genre de choses. Par contre, ce que je peux dire avec force et pertinence, c’est que nous, après avoir réfléchi sur la situation du football et en tirant les conséquences de ce que Me Senghor a dit même au Premier ministre, nous l’avons appelé pour lui dire de tirer les conséquences. C’est exactement le sens de la discussion que nous avons eue avec Me Senghor. Et pour nous, la conséquence c’est que lui même devait consulter son Comité exécutif et en tirer les conséquences. D’autant plus que c’est lui-même qui a proposé sa démission au gouvernement. L’Etat assume ses responsabilités, moi j’ai accompli des instructions qui m’ont été données en toute bonne conscience. Et mon départ du ministère des Sports n’a aucune espèce d’importance par rapport aux directives de l’Etat. La continuité de l’Etat va se poursuivre. Maintenant, nous pensons que la raison va prévaloir et que le président de la Fédération tirera les conséquences de sa propre proposition à l’Etat. Je pense que Augustin tient son fromage. C’est lui qui sait pourquoi il tient à diriger la Fédération de football. Je sais qu’il a beaucoup de choses qui peuvent se passer au sein de la Fédération de football. Tout le monde sait bien que la Fédération est une vache laitière pour beaucoup de personnes. Je ne peux pas dire, aujourd’hui, pourquoi Augustin tient à cette Fédération. Je ne suis pas sûr aussi qu’il y ait d’autres motivations. Mais de toutes les façons, je ne suis pas aussi sûr qu’il ait fait volte-face. Nous avons lu dans la presse qu’il dit le contraire de ce qu’il a déclaré au Premier ministre. Mais je trouve ça dramatique pour un homme de dire ce qu’il a dit dans la presse. Car vouloir retourner les choses et dire l’Etat du Sénégal me demande de démissionner parce que j’ai des relations difficiles avec la Caf, ça c’est ahurissant. Cela, alors que l’Etat n’était pas censé savoir, dans le fond, les positions d’Augustin, président de la Fédération sur le plan international. Je crois que c’est une grosse erreur pour le président de la Fédération de prendre position sur le plan international sans s’en référer à son gouvernement. Nous ne disons pas à Augustin ou à la fédération de football d’avoir une position pour A, pour X ou pour Z. Après analyse, la fédération a le droit de dire nous soutenons telle personne. Mais il y a un minimum d’essence républicaine. Dans ses consultations régulières, elle décide de soutenir Anouma ou Hayatou, l’Etat du Sénégal assumera avec la fédération cette position. Mais dans ce cas de figure, je dois aussi signaler que ces positions de la fédération, par rapport à la Caf ou par rapport à d’autres structures, n’ont jamais été consultées avec l’Etat du Sénégal (…) C’est lui qui a choisi délibérément de le faire. Je pense qu’il doit assumer cette responsabilité et non pas de jeter l’oppropre sur l’Etat (…)
«A la suite de la Can 2012 de Bata avec ses implications et surtout ses conséquences sportives et ensuite, récemment, avec notre élimination par la Côte d’Ivoire pour la qualification à la Can 2013, et après avoir analysé les sommes colossales investies par l’Etat du Sénégal dans le football international, puisque rien qu’entre le 22 janvier 2012 et le 29 octobre 2012, l’Etat du Sénégal a injecté plus de 1,7 milliard de francs Cfa pour le football international. Et vous savez que les résultats n’ont pas suivi. Et c’est la raison pour laquelle, la Fédération sénégalaise de football, qui est délégataire de pouvoir, s’est séparée d’Amara Traoré après la Can 2012 et de Joseph Koto, tout récemment pour insuffisance de résultats. Cela pose bien évidemment, en relation avec les moyens colossaux dépensés, un problème d’efficience. L’Etat en donnant des moyens à la Fédération sénégalaise de football, c’est pour avoir des résultats au grand bénéfice du peuple sénégalais et du Sport en général. Il s’y ajoute qu’à la suite de l’élimination de notre pays par la Côte d’Ivoire, le 13 octobre dernier, le président de la Fédération de football, Me Augustin Senghor, a déclaré au Premier ministre Abdoul Mbaye que le problème du football sénégalais ce n’était pas Koto (il insiste). Mais que, après l’analyse de la situation, le problème c’était lui-même le président de la Fédération à cause de ses antécédents avec la Caf et son président Issa Hayatou. C’est Augustin Senghor qui a dit cela au Premier ministre et qui lui a proposé sa démission. Le Premier ministre lui a dit de poursuivre la réflexion et que nous allions échanger plus tard. C’est après avoir évalué la situation, de l’inefficacité des dépenses supportées par l’Etat et des résultats obtenus, mais surtout en tenant compte de ce que Me Senghor a déclaré au Premier ministre, et ça il ne peut pas nier l’avoir dit à M. Abdoul Mbaye, que nous lui avons demandé, après l’avoir convoqué mercredi dernier, au plus haut niveau de l’Etat, de tirer les conséquences de cette position. Et donc bien évidemment de faire ce qu’il devait faire. C’est-à-dire proposer sa démission pour aider le football sénégalais et mettre l’Etat du Sénégal à l’aise. L’Etat n’a jamais demandé à Augustin de démissionner pour une quelconque autre raison. C’est lui-même qui s’est proposé de démissionner. Et l’Etat s’est dit prêt à accepter cette démission. Ce n’est pas donc une position du ministre des Sports encore moins une position du gouvernement. C’est Me Senghor qui s’est mis dans cette situation et il faut l’admettre puisque c’est la vérité. C’est pourquoi nous avons dit au niveau du gouvernement qu’il en tire les conséquences. Et donc si le Comité exécutif démissionne, bien évidemment l’Etat du Sénégal se donnera les prérogatives de réorganiser le football sénégalais, en relation avec les instances internationales. Et le plus important, le président de la République l’a déclaré, pour l’Etat du Sénégal, c’est de réformer et de restructurer le football. Puisqu’il ne sert à rien de dépenser des sommes colossales pour se retrouver avec des résultats aussi négatifs. C’est pourquoi nous pensons que le football national doit être une priorité pour l’Etat. Nous pensons que la réforme du football national, toutes catégories confondues, doit constituer l’axe nodal à travers lequel nous devons construire la politique sportive et déployer les moyens efficients. Cette position de l’Etat incarnée au plus haut niveau, sera totalement assumée et permettra, demain, dans la durée, de construire un football à la hauteur des ambitions nationales, sans précipitation aucune et sans également fausse note. C’est ça la vérité des faits et c’est que nous avons dit au niveau du gouvernement à Me Senghor. Maintenant, vouloir remettre le débat sur des questions de considérations personnelles, ce n’est pas bon. Quand l’Etat du Sénégal est en jeu, il n’y a pas de personne. Nous, nous parlons de notre pays, mais pas des ambitions de Malick Gakou, de Mademba ni de Pathé. Nous parlons de notre pays et de son sport, de son football et de son développement. Mais vouloir revenir et dire que c’est l’Etat du Sénégal qui a dit que Augustin a des relations difficiles avec les instances internationales et il faut qu’il parte, ce n’est vrai, ça ne tient pas la route. Et Augustin ne peut pas dire que c’est la vérité. L’Etat du Sénégal a donné à la Fédération une délégation de pouvoir et la fédération l’assume en toute indépendance. Donc, il ne faut pas que le président de la Fédération dise une chose à l’Etat et le contraire à l’opinion et principalement aux clubs. Me concernant personnellement, je ne vais jamais répondre au président Senghor. Parce que les situations qui se sont passées qui m’ont impliqué avec ma candidature à la Fédération sénégalaise de football, j’en ai déjà rendu grâce à Dieu. Et je l’ai félicité. Les félicitations et les encouragements que je lui ai donnés en son temps sont sincères en moi. Puisque c’est Dieu qui a voulu qu’il dirige la fédération et je l’ai accompagné en toute loyauté et toute honnêteté. Je dois dire la vérité, car nous devons garder notre sérénité. Je peux comprendre qu’il cherche à garder son fromage. Mais quand même, il faut penser à l’intérêt du football national. Il ne sert à rien de vouloir retourner les clubs, le Comité exécutif, contre l’Etat pour une sorte de solidarité sportive. Puisque la vérité, Augustin l’a dite. Et cette vérité, c’est celle qu’il a déclarée à l’Etat et il faut qu’il en tire les conséquences.
Application des instructions de l’Etat
Pour ma part, je suis un ministre de la République. Je reçois des instructions que j’applique avec toute la rigueur et la force républicaines. Et dans ce dossier, je n’ai accompli aucun acte qui n’a pas été consulté et qui ne découle pas des instructions que je dois recevoir de mes supérieurs hiérarchiques. Et de ce point de vue là, mon départ du ministère des Sports n’a aucune corrélation avec la position du gouvernement sur cette question. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour remercier le président de la République pour la confiance portée en ma personne pour accomplir un autre devoir au service de mon pays conforme à ma formation. Vous savez, je suis titulaire d’un Master en Commerce international et suis docteur en Economie. Donc je vais utiliser toute mon énergie pour pouvoir servir mon pays chaque fois que l’Etat du Sénégal, à travers le président de la République et le Premier ministre, me le demandera d’assumer certaines responsabilités. J’entends dire que Gakou a été évincé, mais tel n’est pas le cas. Vous savez, dans un pays, le sport est important. Mais le ministère du Commerce est plus important dans l’architecture gouvernementale que le ministère des Sports. On ne peut pas dire que Gakou a été sanctionné. C’est avoir une mauvaise compréhension des choses et une lecture du fonctionnement de l’Etat. C’est trop facile de prendre les situations de 2009 et de les caler aux situations de 2012. C’est trop facile et c’est à la limite malhonnête intellectuellement. Ça c’est une opération de communication. Tout
le monde sait que ce qui c’est passé en 2009 ne peut pas guider nos décisions. Mais nous sommes dans un Etat organisé, dans une République. Personnellement, je ne peux pas utiliser l’Etat du Sénégal contre une personne. Ma foi et ma conscience républicaine m’interdisent ces genres d’actions. On parle de Badara Sène, mais moi ministre des Sports, Badara Sène ne sera jamais président de la fédération. Ils ont véhiculé le bruit comme quoi que le ministre des Sports veut soutenir Badara pour prendre la fédération. Mais ce n’est pas vrai. Personnellement, je n’allais jamais soutenir Badara pour prendre la fédération. Et Badara ne m’a jamais demandé de le soutenir pour être président de la Fédération. C’est une vue de l’esprit, cela n’a aucun intérêt. Je me suis battu, en son temps, pour que les clubs dirigent la Fédération. Et ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer ma conviction. Je crois que les présidents de clubs, c’est à eux de diriger le football. Hier (lundi) j’ai reçu des membres du Comité exécutif qui disent que si Badara démissionne, tout le monde démissionne. Je leur ai dit
d’accord. Mais Badara, comme tous les membres du Comité exécutif, doit démissionner. Mais ça, c’est l’aveu parce que l’Etat du Sénégal ne peut pas demander à quelqu’un de démissionner.
Gakou et le combat des libéraux
Nous demandons aux gens de prendre leurs responsabilités face à une situation donnée. Et hier soir (lundi), Badara Mamaya Sène a pris ses responsabilités. Il a démissionné. Donc, tout cela pour démontrer qu’il y a une opération de communication qui est mise en branle pour ne pas prendre au sérieux les vraies réalités. Et les vraies réalités sont les réalités de 2012. Si je devrais en vouloir à quelqu’un pour ce qui s’est passé en 2009, je n’en voudrais pas à Augustin Senghor. Puisque, lui, il n’a été qu’un machin utilisé par l’ancien pouvoir. N’importe qui serait contre moi, en son temps, le pouvoir d’alors allait le soutenir. Puisque le pouvoir d’alors a pensé, à tort ou à raison, que - je ne qualifie pas leurs ambitions - un opposant, numéro 2 de l’Afp, président du Conseil régional de Dakar ne pouvait pas diriger la fédération. Vous avez entendu beaucoup de membres du Pds le dire. Mais ça, c’est la politique. Donc si je devrais vouloir du mal à quelqu’un, mais c’est le combat politique à qui je devrais en vouloir et mes choix d’être à côté de Moustapha Niasse. Mais là, j’ai une satisfaction morale d’avoir contribué avec mon parti à l’avènement de l’alternance politique. Donc, je ne peux pas en vouloir à des personnes puisque je sais que ce ne sont pas des personnes qui m’avaient combattu. Mais c’est un système qui m’avait combattu pour des raisons évidentes que je connais. Mais il faut qu’on parle de l’essentiel, c’est-à-dire du football sénégalais. Qu’on arrête les attaques personnelles qui ne servent à rien. Nous, au niveau du gouvernement, nous disons simplement que nous avons dépensé énormément d’argent, nous avons aucun résultat. C’est la vérité, il faut en tirer les conséquences. Est-ce qu’il faut continuer à renvoyer les entraîneurs ou bien faut poser le vrai problème à savoir qu’est-ce qui ne marche pas dans le football. Ou bien est-ce qu’il faut encore laisser la fédération continuer à prendre un autre entraîneur et demain, on va le renvoyer. Mais quand même il faut en tirer les conséquences parce que le choix de l’entraîneur doit être assumé par la Fédération de football. C’est la fédération qui a choisi délibérément son entraîneur. Donc quand un entraîneur échoue, bien évidemment la Fédération a une part de responsabilité dans cet échec. Ce n’est pas l’Etat qui choisit les entraîneurs bien que l’Etat soit le payeur. Vous, vous n’avez aucune part de responsabilité dans cette insuffisance de résultats. Ça c’est une question de fond.
L’audience avec le Premier ministre
En ce qui concerne l’audience, moi je suis un ministre de la République avec une obligation de réserve. Je ne peux pas revenir textuellement sur les discussions qui sont passées entre le Premier ministre du Sénégal, le ministre des Sports et le président de la fédération. La République m’interdit de faire ce genre de choses. Par contre, ce que je peux dire avec force et pertinence, c’est que nous, après avoir réfléchi sur la situation du football et en tirant les conséquences de ce que Me Senghor a dit même au Premier ministre, nous l’avons appelé pour lui dire de tirer les conséquences. C’est exactement le sens de la discussion que nous avons eue avec Me Senghor. Et pour nous, la conséquence c’est que lui même devait consulter son Comité exécutif et en tirer les conséquences. D’autant plus que c’est lui-même qui a proposé sa démission au gouvernement. L’Etat assume ses responsabilités, moi j’ai accompli des instructions qui m’ont été données en toute bonne conscience. Et mon départ du ministère des Sports n’a aucune espèce d’importance par rapport aux directives de l’Etat. La continuité de l’Etat va se poursuivre. Maintenant, nous pensons que la raison va prévaloir et que le président de la Fédération tirera les conséquences de sa propre proposition à l’Etat. Je pense que Augustin tient son fromage. C’est lui qui sait pourquoi il tient à diriger la Fédération de football. Je sais qu’il a beaucoup de choses qui peuvent se passer au sein de la Fédération de football. Tout le monde sait bien que la Fédération est une vache laitière pour beaucoup de personnes. Je ne peux pas dire, aujourd’hui, pourquoi Augustin tient à cette Fédération. Je ne suis pas sûr aussi qu’il y ait d’autres motivations. Mais de toutes les façons, je ne suis pas aussi sûr qu’il ait fait volte-face. Nous avons lu dans la presse qu’il dit le contraire de ce qu’il a déclaré au Premier ministre. Mais je trouve ça dramatique pour un homme de dire ce qu’il a dit dans la presse. Car vouloir retourner les choses et dire l’Etat du Sénégal me demande de démissionner parce que j’ai des relations difficiles avec la Caf, ça c’est ahurissant. Cela, alors que l’Etat n’était pas censé savoir, dans le fond, les positions d’Augustin, président de la Fédération sur le plan international. Je crois que c’est une grosse erreur pour le président de la Fédération de prendre position sur le plan international sans s’en référer à son gouvernement. Nous ne disons pas à Augustin ou à la fédération de football d’avoir une position pour A, pour X ou pour Z. Après analyse, la fédération a le droit de dire nous soutenons telle personne. Mais il y a un minimum d’essence républicaine. Dans ses consultations régulières, elle décide de soutenir Anouma ou Hayatou, l’Etat du Sénégal assumera avec la fédération cette position. Mais dans ce cas de figure, je dois aussi signaler que ces positions de la fédération, par rapport à la Caf ou par rapport à d’autres structures, n’ont jamais été consultées avec l’Etat du Sénégal (…) C’est lui qui a choisi délibérément de le faire. Je pense qu’il doit assumer cette responsabilité et non pas de jeter l’oppropre sur l’Etat (…)
L’appui au football à la base
Nous avons dit que nous allons rétablir les mécanismes d’appui du football sénégalais. Autant appuyer le football national, développer les petites catégories, investir dans l’avenir du football sénégalais que de dépenser des millions sans aucun résultats. Nous lui avons dit qu’il y a un problème d’efficiences par rapport aux efforts de l’Etat. On met l’argent du contribuable au service de la Fédération. L’Etat a fait tout ce qu’il avait à faire, il a accompli tous ses devoirs par rapport au football. D’ailleurs, dans sa dernière réunion, la Fédération a félicité et a remercié l’Etat pour tous les efforts accomplis par rapport au football sénégalais. Donc, l’Etat n’a commis aucune faute. En tout cas, moi ministre des Sports, si j’avais commis une faute, je n’allais pas attendre qu’on me demande de démissionner. Parce que je suis et j’ai toujours vécu comme un homme libre et je resterai toujours un homme libre. Dans cette affaire, l’Etat du Sénégal a fait tout ce qu’il devait faire et nous avons assumé nos responsabilités intégralement. Et ce que je dis, je ne peux pas dire qu’Augustin a dit cela au Premier ministre sans que cela soit vrai.
L’Etat du Sénégal ne va pas reculer
La position de l’Etat ne va pas changer. C’est la position du gouvernement qui s’est intégrée dans ce dossier. Les manipulations des clubs, ce n’est pas honnête, ce n’est pas sérieux. C’est trop facile de se faire une victime sous l’autel d’un conflit que Gakou avait avec moi. J’aurais honte de mettre les intérêts de mon pays face à ces genres de situations. C’est inacceptable. S’il y avait des conflits personnels, les gens pouvaient le régler ailleurs. Mais pas dans le cadre d’un Etat. Personne ne peut dire ici que j’ai posé un acte pour déstabiliser le président de la fédération depuis que je suis ministre des Sports. Bien avant même depuis 2009, je me suis toujours défendu de me prononcer sur le football sénégalais. Parce que pour moi c’est une page tournée. Ce n’est pas parce que je suis devenu le chef du président de laFédération que je vais dire qu’il m’avait battu il y a trois ans que je dois lui faire un coup de pied. Cela est même amoral par rapport à la République et c’est enfantin. C’est le jeu qu’on veut faire jouer aux mouvements associatifs et dire que c’est encore une revanche de Gakou, de Badara Sène, entre autres, aussi. Il ne faut pas porter la poisse au football sénégalais nous voulons gagner des choses pour le Sénégal. Nous ne sommes pas là pour gérer les intérêts des personnes. On n’a pas eu la chance de pouvoir gagner, il faut savoir partir. Il faut bien dire que le président de la Fédération n’a pas de chance, il faut qu’il parte. Maintenant, il s’accroche, vous me demandez ce que nous allons faire. Mais l’Etat du Sénégal ne va pas reculer.
Dans cette affaire ce qui me gêne, c’est qu’on veut toujours mettre une dualité et on fait abstraction des problèmes du football. Tout le monde sait qu’il y a des problèmes dans ce football. Si vous prenez un match de l’équipe nationale, l’Etat paye le transport des joueurs, l’hôtel, les officiels, les primes. L’Etat prend en charge intégralement les frais du match et à la fin du match les recettes sont versées à la fédération de manière tout à fait illégale. Jusqu’au moment où je vous parle, nous n’avons pas reçu au niveau du ministère de Sports les pièces comptables du match Sénégal-Côte d’Ivoire (…) Les recettes du match, d’après ce qu’ils ont déclaré, ce sont 124 millions.
La responsabilité de l’Etat
On ne peut pas continuer à gérer le football en dilapidant les fonds publics de cette manière, c’est inacceptable. Quand je dis que nous allons réformer le football, cela concerne tout, de l’organisation première de la base jusqu’au sommet. L’Etat a une part de responsabilité parce qu’il a joué le jeu et pour éviter le problème. On allait dire que Malick Gakou est arrivé et il a eu un antécédent avec le président de la fédération, il lui refuse cela. Mais je dis autant dialoguer avec la fédération.
Nous avons dit que nous allons rétablir les mécanismes d’appui du football sénégalais. Autant appuyer le football national, développer les petites catégories, investir dans l’avenir du football sénégalais que de dépenser des millions sans aucun résultats. Nous lui avons dit qu’il y a un problème d’efficiences par rapport aux efforts de l’Etat. On met l’argent du contribuable au service de la Fédération. L’Etat a fait tout ce qu’il avait à faire, il a accompli tous ses devoirs par rapport au football. D’ailleurs, dans sa dernière réunion, la Fédération a félicité et a remercié l’Etat pour tous les efforts accomplis par rapport au football sénégalais. Donc, l’Etat n’a commis aucune faute. En tout cas, moi ministre des Sports, si j’avais commis une faute, je n’allais pas attendre qu’on me demande de démissionner. Parce que je suis et j’ai toujours vécu comme un homme libre et je resterai toujours un homme libre. Dans cette affaire, l’Etat du Sénégal a fait tout ce qu’il devait faire et nous avons assumé nos responsabilités intégralement. Et ce que je dis, je ne peux pas dire qu’Augustin a dit cela au Premier ministre sans que cela soit vrai.
L’Etat du Sénégal ne va pas reculer
La position de l’Etat ne va pas changer. C’est la position du gouvernement qui s’est intégrée dans ce dossier. Les manipulations des clubs, ce n’est pas honnête, ce n’est pas sérieux. C’est trop facile de se faire une victime sous l’autel d’un conflit que Gakou avait avec moi. J’aurais honte de mettre les intérêts de mon pays face à ces genres de situations. C’est inacceptable. S’il y avait des conflits personnels, les gens pouvaient le régler ailleurs. Mais pas dans le cadre d’un Etat. Personne ne peut dire ici que j’ai posé un acte pour déstabiliser le président de la fédération depuis que je suis ministre des Sports. Bien avant même depuis 2009, je me suis toujours défendu de me prononcer sur le football sénégalais. Parce que pour moi c’est une page tournée. Ce n’est pas parce que je suis devenu le chef du président de laFédération que je vais dire qu’il m’avait battu il y a trois ans que je dois lui faire un coup de pied. Cela est même amoral par rapport à la République et c’est enfantin. C’est le jeu qu’on veut faire jouer aux mouvements associatifs et dire que c’est encore une revanche de Gakou, de Badara Sène, entre autres, aussi. Il ne faut pas porter la poisse au football sénégalais nous voulons gagner des choses pour le Sénégal. Nous ne sommes pas là pour gérer les intérêts des personnes. On n’a pas eu la chance de pouvoir gagner, il faut savoir partir. Il faut bien dire que le président de la Fédération n’a pas de chance, il faut qu’il parte. Maintenant, il s’accroche, vous me demandez ce que nous allons faire. Mais l’Etat du Sénégal ne va pas reculer.
Dans cette affaire ce qui me gêne, c’est qu’on veut toujours mettre une dualité et on fait abstraction des problèmes du football. Tout le monde sait qu’il y a des problèmes dans ce football. Si vous prenez un match de l’équipe nationale, l’Etat paye le transport des joueurs, l’hôtel, les officiels, les primes. L’Etat prend en charge intégralement les frais du match et à la fin du match les recettes sont versées à la fédération de manière tout à fait illégale. Jusqu’au moment où je vous parle, nous n’avons pas reçu au niveau du ministère de Sports les pièces comptables du match Sénégal-Côte d’Ivoire (…) Les recettes du match, d’après ce qu’ils ont déclaré, ce sont 124 millions.
La responsabilité de l’Etat
On ne peut pas continuer à gérer le football en dilapidant les fonds publics de cette manière, c’est inacceptable. Quand je dis que nous allons réformer le football, cela concerne tout, de l’organisation première de la base jusqu’au sommet. L’Etat a une part de responsabilité parce qu’il a joué le jeu et pour éviter le problème. On allait dire que Malick Gakou est arrivé et il a eu un antécédent avec le président de la fédération, il lui refuse cela. Mais je dis autant dialoguer avec la fédération.

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