Mercredi 19 Juin 2013
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EL HADJI DIOUF, ANCIEN CAPITAINE DU SENEGAL : «J’étais sûr de la défaite des ‘Lions’ et même si j’étais convoqué, j’allais décliner la sélection»

Lundi 15 Octobre 2012

S’il y a quelqu’un qui semble être heureux de l’élimination des «Lions», parce que convaincu que c’est là une issue qui lui donne raison, c’est bien El hadji Diouf. L’homme qui portait le brassard de capitaine, lors d’un certain Sénégal-Gambie (1-1), le 8 octobre 2008, a craché son venin sur les dirigeants du football, samedi soir, chez nos confrères de la Rfm, dans l’émission de Dj Koloss. Abreuvant d’injures les fédéraux, il s’en est pris au président Augustin Senghor et à Josoph Koto dont il a réclamé les démissions, avant de livrer ses solutions pour sortir de l’impasse.


EL HADJI DIOUF, ANCIEN CAPITAINE DU SENEGAL : «J’étais sûr de la défaite des ‘Lions’ et même si j’étais convoqué, j’allais décliner la sélection»
Démission de la Fédération
«Que la fédération lève ma sanction ou pas, ça m’est égal. Le président de la Fédération se targue d’être un avocat et pourtant jusqu’à aujourd’hui la lettre de sanction ne m’a jamais été notifiée. Je doute de ses compétences. Me Augustin Senghor a échoué. Il voulait, avec Amara Traoré, m’enterrer vivant. Mais leur plan a foiré. Dieu est plus fort qu’eux. Je reste le chouchou des jeunes. Je vais vous faire une révélation. J’étais sûr de la défaite des ‘Lions’ et même si j’étais convoqué pour ce match, j’allais décliner la sélection. Si des ânes vous sanctionnent, ce n’est pas grave. Je persiste et signe : ce sont des ânes. Un amateur n’obtient qu’un résultat amateur. Les cancres et les tocards n’obtiennent que ceux qu’ils méritent (…) Me Augustin Senghor et les autres ne connaissent pas le Sport. Ils n’ont qu’à rendre le tablier et que l’on confie la fédération à un joueur, sinon les causes vont produire les mêmes effets. Et les jeunes peuvent faire mal cette fois-ci aux éliminatoires de la Coupe du monde (…) Ils doivent avoir le courage de partir. C’est la moindre des choses. Après, on trouvera un autre coach pour assurer l’intérim jusque pour les éliminations de la Coupe du monde. S’ils s’accrochent à leur poste, c’est pour d’autres motivations. Ils devaient quitter avec Amara Traoré».

La colère des jeunes
«Les jeunes ont exprimé leur colère à cause des contrevérités que les dirigeants de la fédération leur ont fait croire. C’est la cause des manifestations (…) Je vais vous dire pourquoi ça n’a pas marché. Parce que tout simplement Me Augustin Senghor, Louis Lamotte et les autres nous ont exclus de la gestion du football sénégalais pour en faire une propriété. Les dirigeants de Diambars sèment la zizanie dans la Tanière en imposant qui doit jouer dans l’équipe».

Inexpérience des jeunes
«Je peux vous jurer que je savais que nous ne pouvions pas gagner la Côte d’Ivoire. Drogba, Kolo Touré, Gervinho, nous ont tous endormis, en tombant à tour de rôle sur la pelouse du stade sans que nos joueurs inexpérimentés ne fassent des réclamations à l’arbitre. Si on avait fait pression sur l’arbitre, il aurait pu avoir un autre comportement, même si les deux buts sont parfaitement valables. Ce qui a manqué, c’est l’expérience. Et, je vous assure que ce sera pire aux éliminatoires pour la Coupe du monde si la fédération est maintenue. C’est comme une pomme de terre pourrie dans un sac. Il faut qu’ils partent le plus vite possible».

Pape Diouf, président de la Fédération
«Si Pape Diouf, ex-président de Marseille, était le président de la Fédération, l’arbitre aurait agi autrement. Je suis sûr que si les Sénégalais lui font la demande, il va accepter de venir remettre notre football sur les rails. Je suis véridique. J’appelle un chien, chien. Mais sale bête et chien, c’est la même chose».

L’incapacité de Koto à diriger l’équipe A
«Koto a dit à mon grand-frère qu’il ne m’a pas convoqué parce que la Fédération a attendu qu’il publie sa liste pour lever ma sanction (…) La vérité c’est qu’on n’a pas des entraîneurs sur le banc, mais des bouteilles d’eau. Ce qu’on n’a pas appris, on ne peut pas le réciter. Pour ceux qui ne le savent pas, Koto a fait descendre la Ja en D2. Il n’a pas les capacités de diriger l’équipe A. Il ne peut même entraîner une bonne équipe de Navétane. Qu’on se dise la vérité, on ne peut pas placer un moteur Renault dans un Ferrari (…) Franchement l’entraîneur des gardiens de but ce qu’il faisait pour l’échauffement ce soir (Ndlr : hier), c’était du sabotage. Je vous assure que Tony Sylva peut bien garder nos buts».
Rassemblés par Moustapha BA

TEUSS

Le coup du destin

Koukoy Samba Sagna est mort. L’opposant gambien qui avait tenté un putsch contre Daouda Diawara en 1981 a finalement rendu l’âme au Mali. On dit qu’il est parti à l’Eternel des suites de sa maladie. Maladie qu’il avait tenté de venir soigner à «Ndaakaaru». Malheureusement, il a été expulsé urbi et orbi vers le Mali. Un coup dur pour notre hospitalité légendaire. Que voulez vous ? Une célèbre écrivaine a écrit que le destin ne prend pas de rendez-vous. Il empoigne qui il veut et surtout quand il veut. Le destin est ce qui mène nos pas souvent vers des contrées les plus surprenantes et contre notre gré. Qui aurait cru voir l’ancienne locataire du palais rentrer de Paris sur la pointe des pieds pour se rendre à la prison pour voir son fils? Rimka n’a peut- être pas bien travaillé en gestion des deniers publics. Mais maman Vivi est quand même là. En attendant 3W qui lui continue à croire au contrôle du destin.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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