BAMBEY - La tournée annuelle du Directeur général de l’Institut sénégalais de recherche agronomique (Isra), dans les zones agro écologiques
du pays, a permis au Dr Macoumba Diouf de faire un diagnostic, sans complaisance, des maux qui gangrènent le secteur de l’agriculture au Sénégal. De passage au Centre national de recherche agronomique de Bambey (Cnra), ce week-end, le Dg de l’Isra pense que le secteur agricole ne pourra jamais se développer si la recherche est reléguée au second plan. «Le Cnra a toujours été une vitrine de la recherche agronomique au Sénégal. Il a toujours été une fierté pour notre agriculture, c’est la Mecque de la recherche en Afrique de l’ouest et
du centre», soutient-il avant de confier : «Mais ces dernières années, ce centre est tombé en disgrâce, pratiquement délaissé, ce qui n’est pas acceptable». Le Dr Macoumba Diouf rappelle ainsi que, depuis 1921, Bambey excelle dans la recherche agricole. «J’ai toujours l’habitude de dire qu’au moment où on faisait ses recherches pour obtenir des résultats au cours des 10, 15 et 30 dernières années, l’environnement agricole était plus favorable, les pluies étaient nombreuses, les sols très riches, et pourtant c’était pertinent à l’époque de générer des technologies pour développer l’agriculture. Et a fortiori maintenant où les techniques de recherches sont plus modernes, alors que les sols sont devenus pauvres, l’environnement agraire hostile», explique le patron de l’Isra. Pour le Dr Diouf, «si l’on veut maintenir un secteur agricole fort, c’est maintenant qu’il faut investir dans la recherche». D’ailleurs, il se réjouit de la nouvelle politique agricole du Sénégal prônée par le président Macky Sall. «Les jalons d’un développement agricole ont été posés par les nouvelles autorités et je m’en réjouis. Car elles veulent faire de l’agriculture le moteur
de notre croissance économique, et elles ont vite compris que la recherche est le moteur de notre agriculture», dira–t-il. Le patron de l’Institut sénégalais de recherche agronomique- par ailleurs chercheur de formation- de rappeler la contribution importante du Cnra de Bambey pour l’atteinte de la sécurité alimentaire qui est un objectif du gouvernement dans les cinq années à venir. «Vous avez vu les variétés de mil, de riz de maïs, de sorgho, niébé et fonio que nous avons créées. Ce sont des spéculations à grande consommation qu’on devrait promouvoir», renseigne-t-il en soutenant que l’Isra a créé les bases d’une autosuffisance alimentaire au bout de cinq ans. Le Dr Macoumba Diouf d’annoncer un Conseil présidentiel dans un futur proche pour valider le plan quinquennal d’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. «Le ministre est en train de dérouler le processus à travers des ateliers. Le chef de l’Etat validera au cours du Conseil présidentiel et donnera les moyens d’atteinte de cet objectif. Donc, je confirme que l’Isra a créé les préalables de l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance alimentaire au Sénégal. Ce qui reste, c’est la volonté politique, et l’engagement du gouvernement nous rend optimiste», conclut-il.
du pays, a permis au Dr Macoumba Diouf de faire un diagnostic, sans complaisance, des maux qui gangrènent le secteur de l’agriculture au Sénégal. De passage au Centre national de recherche agronomique de Bambey (Cnra), ce week-end, le Dg de l’Isra pense que le secteur agricole ne pourra jamais se développer si la recherche est reléguée au second plan. «Le Cnra a toujours été une vitrine de la recherche agronomique au Sénégal. Il a toujours été une fierté pour notre agriculture, c’est la Mecque de la recherche en Afrique de l’ouest et
du centre», soutient-il avant de confier : «Mais ces dernières années, ce centre est tombé en disgrâce, pratiquement délaissé, ce qui n’est pas acceptable». Le Dr Macoumba Diouf rappelle ainsi que, depuis 1921, Bambey excelle dans la recherche agricole. «J’ai toujours l’habitude de dire qu’au moment où on faisait ses recherches pour obtenir des résultats au cours des 10, 15 et 30 dernières années, l’environnement agricole était plus favorable, les pluies étaient nombreuses, les sols très riches, et pourtant c’était pertinent à l’époque de générer des technologies pour développer l’agriculture. Et a fortiori maintenant où les techniques de recherches sont plus modernes, alors que les sols sont devenus pauvres, l’environnement agraire hostile», explique le patron de l’Isra. Pour le Dr Diouf, «si l’on veut maintenir un secteur agricole fort, c’est maintenant qu’il faut investir dans la recherche». D’ailleurs, il se réjouit de la nouvelle politique agricole du Sénégal prônée par le président Macky Sall. «Les jalons d’un développement agricole ont été posés par les nouvelles autorités et je m’en réjouis. Car elles veulent faire de l’agriculture le moteur
de notre croissance économique, et elles ont vite compris que la recherche est le moteur de notre agriculture», dira–t-il. Le patron de l’Institut sénégalais de recherche agronomique- par ailleurs chercheur de formation- de rappeler la contribution importante du Cnra de Bambey pour l’atteinte de la sécurité alimentaire qui est un objectif du gouvernement dans les cinq années à venir. «Vous avez vu les variétés de mil, de riz de maïs, de sorgho, niébé et fonio que nous avons créées. Ce sont des spéculations à grande consommation qu’on devrait promouvoir», renseigne-t-il en soutenant que l’Isra a créé les bases d’une autosuffisance alimentaire au bout de cinq ans. Le Dr Macoumba Diouf d’annoncer un Conseil présidentiel dans un futur proche pour valider le plan quinquennal d’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. «Le ministre est en train de dérouler le processus à travers des ateliers. Le chef de l’Etat validera au cours du Conseil présidentiel et donnera les moyens d’atteinte de cet objectif. Donc, je confirme que l’Isra a créé les préalables de l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance alimentaire au Sénégal. Ce qui reste, c’est la volonté politique, et l’engagement du gouvernement nous rend optimiste», conclut-il.

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