Agé d’à peine 34 ans, marié et titulaire d’un certificat d’Aptitude professionnel (Cap) en mécanique générale, Ousmane Diakhaté devra se faire
à l’idée qu’il va passer la prochaine fête de Korité en prison. Un sort moins enviable que celui de la Dame Awa Sougou, sa tante qui, ayant plus
de chance que lui a écopé d’une peine de deux ans assortis de sursis. Jugés, hier à l’audience des flagrants délits de Dakar, pour exercice illégal de la médecine contre les deux prévenus, mais également pour le chef d’immersion dans une profession réglementée contre la dame, Mme Sougou et le sieur Diakhaté ont reconnu partiellement les faits qu'on leur a reprochés. En activité dans le secteur de la santé depuis plus d’une décennie dans la localité de Diamaguéne, leurs agissements illégaux ont été mis à nu par, Nogaye Seye, une femme en état de
grossesse. A la barre, cette dernière est revenue sur le fondement de cette affaire : «j’avais entendu dire qu’Ousmane était médecin gynécologie. Et comme j’avais des vertiges et que je vomissais, je suis allé à sa rencontre, il m’a ordonné de monter sur la table. Il a introduit sa main dans mes parties intimes et m’a dit que j’étais enceinte. Il m’a alors prescrit une ordonnance et m’a donné un rendez-vous. Lorsque je suis revenue, il m’a encore fait monter sur la table et a introduit un objet en métal dans mes parties intimes. C’est après qu’il m’a informé que j’avais une plaie cancérigène au niveau du col de l’utérus» a déclaré N. Seye. Apeurée par cette annonce et les douleurs qu’elle disait sentir, elle affirme s’en être ouverte à son époux. Qui, dans la même soirée, l’a conduite à l’hôpital de Grand-Yoff où elle a été consultée par une sage-femme qui l’a renvoyée auprès de Dr Mamadou Diop, son collègue gynécologue. C’est en effet, après son auscultation que, rassurée par Dr Diop, elle a raconté tout ce qui s’était passé avec le «faux médecin». S’étant fait passer pour un frère de N. Sèye, Dr Diop dit s’être rendu à la rencontre d’Ousmane Diakhaté, qui ignorant qu’il était face à un vrai médecin, a réitéré ses dires avant de lui demander 150 000 francs Cfa pour le traitement. Invité à s’expliquer sur le traitement, de l’avis du Dr Diop, «c’est un médicament recommandé spécialement aux femmes stérile qui a été prescrit à la dame qui traînait, alors, une grossesse de 11 semaines», s’est insurgé le gynécologue de Hoggy. Quant à la dame Awa Sougou, sage-femme d’Etat à la retraite, il lui est reproché d’avoir exercé sans autorisation, ce noble métier. Ce qu’elle reconnaît, sans peine, précisant dans la même veine n’avoir jamais su que O. Diakhaté, son neveu, prescrivait des ordonnances et traitait des patients en son absence. Le parquet, après avoir relevé que les faits sont constants a requis 2 ans ferme pour les deux prévenus. La défense qui a reconnu que les faits ne sont pas simples a plaidé la clémence du tribunal. Jugés coupables, Mme Awa Diakhaté a écopé de 2 ans avec sursis, alors qu’Ousmane Diakhaté va purger ses deux ans de prison. Ils devront aussi payer 100 000 francs d’amende, chacun d'eux.
à l’idée qu’il va passer la prochaine fête de Korité en prison. Un sort moins enviable que celui de la Dame Awa Sougou, sa tante qui, ayant plus
de chance que lui a écopé d’une peine de deux ans assortis de sursis. Jugés, hier à l’audience des flagrants délits de Dakar, pour exercice illégal de la médecine contre les deux prévenus, mais également pour le chef d’immersion dans une profession réglementée contre la dame, Mme Sougou et le sieur Diakhaté ont reconnu partiellement les faits qu'on leur a reprochés. En activité dans le secteur de la santé depuis plus d’une décennie dans la localité de Diamaguéne, leurs agissements illégaux ont été mis à nu par, Nogaye Seye, une femme en état de
grossesse. A la barre, cette dernière est revenue sur le fondement de cette affaire : «j’avais entendu dire qu’Ousmane était médecin gynécologie. Et comme j’avais des vertiges et que je vomissais, je suis allé à sa rencontre, il m’a ordonné de monter sur la table. Il a introduit sa main dans mes parties intimes et m’a dit que j’étais enceinte. Il m’a alors prescrit une ordonnance et m’a donné un rendez-vous. Lorsque je suis revenue, il m’a encore fait monter sur la table et a introduit un objet en métal dans mes parties intimes. C’est après qu’il m’a informé que j’avais une plaie cancérigène au niveau du col de l’utérus» a déclaré N. Seye. Apeurée par cette annonce et les douleurs qu’elle disait sentir, elle affirme s’en être ouverte à son époux. Qui, dans la même soirée, l’a conduite à l’hôpital de Grand-Yoff où elle a été consultée par une sage-femme qui l’a renvoyée auprès de Dr Mamadou Diop, son collègue gynécologue. C’est en effet, après son auscultation que, rassurée par Dr Diop, elle a raconté tout ce qui s’était passé avec le «faux médecin». S’étant fait passer pour un frère de N. Sèye, Dr Diop dit s’être rendu à la rencontre d’Ousmane Diakhaté, qui ignorant qu’il était face à un vrai médecin, a réitéré ses dires avant de lui demander 150 000 francs Cfa pour le traitement. Invité à s’expliquer sur le traitement, de l’avis du Dr Diop, «c’est un médicament recommandé spécialement aux femmes stérile qui a été prescrit à la dame qui traînait, alors, une grossesse de 11 semaines», s’est insurgé le gynécologue de Hoggy. Quant à la dame Awa Sougou, sage-femme d’Etat à la retraite, il lui est reproché d’avoir exercé sans autorisation, ce noble métier. Ce qu’elle reconnaît, sans peine, précisant dans la même veine n’avoir jamais su que O. Diakhaté, son neveu, prescrivait des ordonnances et traitait des patients en son absence. Le parquet, après avoir relevé que les faits sont constants a requis 2 ans ferme pour les deux prévenus. La défense qui a reconnu que les faits ne sont pas simples a plaidé la clémence du tribunal. Jugés coupables, Mme Awa Diakhaté a écopé de 2 ans avec sursis, alors qu’Ousmane Diakhaté va purger ses deux ans de prison. Ils devront aussi payer 100 000 francs d’amende, chacun d'eux.

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