Le Forum international tenu par le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) qui s’est ouvert, hier, à Dakar et qui va se poursuivre jusqu’au 22, a servi de tribune à Mamadou Cissokho, président d’honneur du Cncr et du réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (Roppa), pour dénoncer avec la dernière énergie la tenue du Forum agro business. A l’en croire, l’agro-business qui est «la maximisation des terres, des capitaux et des bénéfices», ne joue pas en faveur des organisations paysannes. D’où leur réticence quant à la tenue de ce forum au Sénégal. M. Cissokho, très remonté, s’est offusqué du «pourquoi le Premier ministre va devant les parlementaires sans nous parler ? Il a déclenché son programme de croissance accélérée sans nous consulter» fulmine-t-il. Et de marteler: «l’Etat doit avoir une bonne politique agricole». Dans la même veine, il a invité ses camarades à refuser de céder leurs terres pour des prix dérisoires. Embouchant la même trompette, Samba Guèye, le président du Cncr, soutient que de nombreux changements continuent à s’opérer et sont «porteurs d’incertitudes et de menaces pour les exploitations familiales agricoles». Dès lors, l’émergence d’un discours et de pratiques qui favorisent «l’octroi de grandes surfaces agricoles à des investisseurs adeptes de l’agro-business» ne correspondent ni à «nos valeurs ni à nos choix de vie et de développement». D’après M. Guèye, l’agro-business a «pollué les terres et les sources d’eau des pays développés et appauvri leurs agricultures». Et dans un contexte de crise, «aucun Etat ne devrait confier la nourriture de sa population et son développement économique à des spéculateurs qui s’en iront dès que les profits seront plus intéressants ailleurs ou quand les ressources de nos régions seront épuisées» avertit-il. Et de renchérir : «Si on n’y prend pas garde, il (l’agro-business) mettra en péril nos exploitations familiales et exacerbera la pauvreté en milieu rural». Venu présider la cérémonie d’ouverture dudit forum, dont le thème est: «Les exploitations familiales agricoles sont les principales pourvoyeuses de nourritures et de richesses en Afrique de l’Ouest», le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Haïdar El Ali, a promis d’apporter tout son soutien à l’Op. Indiquant qu’il sera leur «porte-parole» auprès du président de la République, Haïdar n’approuve pas non plus l’agro-business qui, à son sens, utilise «trop de pesticides, d’engrais, d’eau et ont des préoccupations de rentabilités commerciales moins liées à la durabilité». Toutefois, il a tenu à préciser que le nouveau régime a fait beaucoup pour l’agriculture. «Nous avons trouvé un déficit budgétaire de 600 milliards avec une dette intérieure qui frise les 700 milliards, malgré cela le président a injecté 30 milliards pour les intrants et les semences. Et c’est une résolution très forte. Macky veut amener l’agriculture à 15% du budget national, aujourd’hui il tourne autour de 10%».
SALUT PUBLIC
Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…
« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Par Pape Samba Kane

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