Le Sénégalais Massamba Guèye dit «La bouche de l’Afrique», l’Ivoirien Adam Adepju alias «Taxi-conteur», le Malien Salif Berthé surnommé
«L’oiseau conteur» et le togolais Alassane Sidibé au sobriquet de «As Sydy», sont des conteurs africains engagés et qui refusent de suivre
le modèle occidental. «Dans nos contes, nous parlons de sujets qui intéressent l’Afrique. Les gens meurent de faim, il y a les guerres et le déclin des systèmes politiques. C’est pour cela que nous sommes considérés comme des conteurs parias qui ne montent pas sur scène en faisant des grimaces pour offrir des spectacles que les occidentaux veulent», affirme le Dr Massamba Guèye ou «La bouche de l’Afrique». C’était lors d’un point de presse au Goethe Institut, dans le cadre de la 2ème caravane du conte, organisée par la compagnie «Nafaro» de la Côte d’Ivoire, Massamba Guèye et le Grand théâtre national, en partenariat avec le Centre culturel allemand. L’animateur de l’émission «Contes et légendes» poursuit sa logique et déclare qu’il y a des conteurs africains devenus milliardaires parce qu’ils disent ce que le blanc veut entendre, comme l’animateur de la Rfi, Mamane. Ceci, non sans se demander pourquoi il nomme l’Afrique le Gondwana. «Nous sommes des conteurs engagés, mais il y a un système qui est là et qui veut que l’on fasse le guignol pour conter. Nous ne le ferons pas. Il faut que le public étranger nous respecte, puisque le conteur est respectable», dit M. Guèye qui renseigne que des thématiques comme le mariage seront développées lors de cette caravane. «En Afrique, lorsqu’un vieux de 60 ans ou plus demande la main d’une fille de 20 ans, on dit que c’est un vaurien. Or, si c’est un blanc de cet âge, on accepte parce qu’il y a l’argent et le visa derrière», souligne Massamba Guèye.
Refusant de faire le guignol, les conteurs africains engagés sont rejetés par le public occidental
La caravane étant appuyée par le Goethe Institut, Massamba Guèye n’a pas voulu que les allemands prennent tout en charge. «Pourquoi l’Europe est prête à mettre autant d’argent ? Ce n’est pas pour jeter cela par la fenêtre. Donc, il faut que dans nos collaborations avec l’Europe, l’on mette de l’argent. C’est seulement comme ça que nous nous ferons respecter et on pourra dire oui ou dire non quand il le faut», affirme-t-il avant de dire que la contribution du Grand théâtre, géré par Youma Fall, est considérable. «Il assure la mobilisation des écoles, la communication radio, les techniciens, la sale de répétition. Et le tout tourne autour de 11 ou 12 millions». En outre, en novembre, ce dernier inaugure «La maison du conte et de l’oralité» à Keur Massar, une zone entre la tradition et la modernité, d’un coût de 40 millions, réalisée sur fonds propres. Cela, pour ne pas perdre cet important patrimoine. Il faut noter que cette caravane du conte étalée sur 20 jours est pour maintenir la tradition orale en Afrique, qui est un patrimoine culturel présent depuis les temps immémoriaux. En plus de ces quatre conteurs précités qui prendront part à toutes les étapes, il y a l’allemand, Tormenta Jobarteh «Le griot blanc». A côté d’eux, les invités pour Dakar sont Kader « Pichininico», Djeynaba Guèye, Ibrahima Mbaye Sopé, Lamane Mbaye et Matar Diouf.
«L’oiseau conteur» et le togolais Alassane Sidibé au sobriquet de «As Sydy», sont des conteurs africains engagés et qui refusent de suivre
le modèle occidental. «Dans nos contes, nous parlons de sujets qui intéressent l’Afrique. Les gens meurent de faim, il y a les guerres et le déclin des systèmes politiques. C’est pour cela que nous sommes considérés comme des conteurs parias qui ne montent pas sur scène en faisant des grimaces pour offrir des spectacles que les occidentaux veulent», affirme le Dr Massamba Guèye ou «La bouche de l’Afrique». C’était lors d’un point de presse au Goethe Institut, dans le cadre de la 2ème caravane du conte, organisée par la compagnie «Nafaro» de la Côte d’Ivoire, Massamba Guèye et le Grand théâtre national, en partenariat avec le Centre culturel allemand. L’animateur de l’émission «Contes et légendes» poursuit sa logique et déclare qu’il y a des conteurs africains devenus milliardaires parce qu’ils disent ce que le blanc veut entendre, comme l’animateur de la Rfi, Mamane. Ceci, non sans se demander pourquoi il nomme l’Afrique le Gondwana. «Nous sommes des conteurs engagés, mais il y a un système qui est là et qui veut que l’on fasse le guignol pour conter. Nous ne le ferons pas. Il faut que le public étranger nous respecte, puisque le conteur est respectable», dit M. Guèye qui renseigne que des thématiques comme le mariage seront développées lors de cette caravane. «En Afrique, lorsqu’un vieux de 60 ans ou plus demande la main d’une fille de 20 ans, on dit que c’est un vaurien. Or, si c’est un blanc de cet âge, on accepte parce qu’il y a l’argent et le visa derrière», souligne Massamba Guèye.
Refusant de faire le guignol, les conteurs africains engagés sont rejetés par le public occidental
La caravane étant appuyée par le Goethe Institut, Massamba Guèye n’a pas voulu que les allemands prennent tout en charge. «Pourquoi l’Europe est prête à mettre autant d’argent ? Ce n’est pas pour jeter cela par la fenêtre. Donc, il faut que dans nos collaborations avec l’Europe, l’on mette de l’argent. C’est seulement comme ça que nous nous ferons respecter et on pourra dire oui ou dire non quand il le faut», affirme-t-il avant de dire que la contribution du Grand théâtre, géré par Youma Fall, est considérable. «Il assure la mobilisation des écoles, la communication radio, les techniciens, la sale de répétition. Et le tout tourne autour de 11 ou 12 millions». En outre, en novembre, ce dernier inaugure «La maison du conte et de l’oralité» à Keur Massar, une zone entre la tradition et la modernité, d’un coût de 40 millions, réalisée sur fonds propres. Cela, pour ne pas perdre cet important patrimoine. Il faut noter que cette caravane du conte étalée sur 20 jours est pour maintenir la tradition orale en Afrique, qui est un patrimoine culturel présent depuis les temps immémoriaux. En plus de ces quatre conteurs précités qui prendront part à toutes les étapes, il y a l’allemand, Tormenta Jobarteh «Le griot blanc». A côté d’eux, les invités pour Dakar sont Kader « Pichininico», Djeynaba Guèye, Ibrahima Mbaye Sopé, Lamane Mbaye et Matar Diouf.

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