Jeudi 23 Mai 2013
Le populaire online

DEUXIEME CARAVANE DU CONTE DAKAR-LOME-ABIDJAN (8-28 OCTOBRE) : Massamba Guèye tance l’occident

Mardi 2 Octobre 2012

Le Sénégalais Massamba Guèye dit «La bouche de l’Afrique», l’Ivoirien Adam Adepju alias «Taxi-conteur», le Malien Salif Berthé surnommé
«L’oiseau conteur» et le togolais Alassane Sidibé au sobriquet de «As Sydy», sont des conteurs africains engagés et qui refusent de suivre
le modèle occidental. «Dans nos contes, nous parlons de sujets qui intéressent l’Afrique. Les gens meurent de faim, il y a les guerres et le déclin des systèmes politiques. C’est pour cela que nous sommes considérés comme des conteurs parias qui ne montent pas sur scène en faisant des grimaces pour offrir des spectacles que les occidentaux veulent», affirme le Dr Massamba Guèye ou «La bouche de l’Afrique». C’était lors d’un point de presse au Goethe Institut, dans le cadre de la 2ème caravane du conte, organisée par la compagnie «Nafaro» de la Côte d’Ivoire, Massamba Guèye et le Grand théâtre national, en partenariat avec le Centre culturel allemand. L’animateur de l’émission «Contes et légendes» poursuit sa logique et déclare qu’il y a des conteurs africains devenus milliardaires parce qu’ils disent ce que le blanc veut entendre, comme l’animateur de la Rfi, Mamane. Ceci, non sans se demander pourquoi il nomme l’Afrique le Gondwana. «Nous sommes des conteurs engagés, mais il y a un système qui est là et qui veut que l’on fasse le guignol pour conter. Nous ne le ferons pas. Il faut que le public étranger nous respecte, puisque le conteur est respectable», dit M. Guèye qui renseigne que des thématiques comme le mariage seront développées lors de cette caravane. «En Afrique, lorsqu’un vieux de 60 ans ou plus demande la main d’une fille de 20 ans, on dit que c’est un vaurien. Or, si c’est un blanc de cet âge, on accepte parce qu’il y a l’argent et le visa derrière», souligne Massamba Guèye.

Refusant de faire le guignol, les conteurs africains engagés sont rejetés par le public occidental

La caravane étant appuyée par le Goethe Institut, Massamba Guèye n’a pas voulu que les allemands prennent tout en charge. «Pourquoi l’Europe est prête à mettre autant d’argent ? Ce n’est pas pour jeter cela par la fenêtre. Donc, il faut que dans nos collaborations avec l’Europe, l’on mette de l’argent. C’est seulement comme ça que nous nous ferons respecter et on pourra dire oui ou dire non quand il le faut», affirme-t-il avant de dire que la contribution du Grand théâtre, géré par Youma Fall, est considérable. «Il assure la mobilisation des écoles, la communication radio, les techniciens, la sale de répétition. Et le tout tourne autour de 11 ou 12 millions». En outre, en novembre, ce dernier inaugure «La maison du conte et de l’oralité» à Keur Massar, une zone entre la tradition et la modernité, d’un coût de 40 millions, réalisée sur fonds propres. Cela, pour ne pas perdre cet important patrimoine. Il faut noter que cette caravane du conte étalée sur 20 jours est pour maintenir la tradition orale en Afrique, qui est un patrimoine culturel présent depuis les temps immémoriaux. En plus de ces quatre conteurs précités qui prendront part à toutes les étapes, il y a l’allemand, Tormenta Jobarteh «Le griot blanc». A côté d’eux, les invités pour Dakar sont Kader « Pichininico», Djeynaba Guèye, Ibrahima Mbaye Sopé, Lamane Mbaye et Matar Diouf.
Oumou Sidya DRAME

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


Vidéos : Lancement officiel du mouvement Yamalé


Inscrivez votre email pour recevoir les articles

En vente cette semaine

Souleymane Jules DIOP : Deeg Deug 27 mars 2012



Vidéo : Manifestation M23



Recherche dans popxibaar


spot_mouv_yamale_le_17_dec.mp3



ndongo-thiam-walaqad-karramna--a.mp3