ZIGUINCHOR - L’ancien porte-parole du Comité des sages pour la paix en Casamance en a vraiment marre de rester cloué dans sa cellule de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Ziguinchor depuis bientôt cinq ans. En détention depuis fin décembre 2007, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de son cousin, Chérif Chamsidine Néma Aïdara, chargé de mission du président Wade sur le dossier casamançais, Dino Kébanding Aïdara n’a toujours pas compris cette problématique de la longue détention dans les prisons sénégalaises qui semblent l’empêcher d’être fixé sur son sort, tout comme plusieurs autres détenus. «La question des longues détentions fait défaut parce qu’on ne peut pas arrêter quelqu’un pendant six à sept ans, voire neuf ans, sans qu’il soit jugé et qu’il soit édifié sur son sort. Donc, nous disons qu’on arrête les longues détentions. Si on arrête quelqu’un, qu’on puisse le juger. Si on ne peut pas le juger, qu’on le laisse partir. Mais, il n’est pas question
d’arrêter quelqu’un pendant des années et que son dossier ne bouge pas et qu’on ne dise pas un mot là-dessus», clame Chérif Dino Kébanding Aïdara, porte-parole des détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor, hier, à l’occasion de la cérémonie de remise de dons aux détenus. Chapelet au cou, le maître coranique Chérif Dino Kébanding Aïdara est aujourd’hui devenu l’imam de la prison de Ziguinchor d’où il prêche, depuis son arrestation, pour changer le comportement des détenus, selon un des prisonniers. Concernant certaines conditions d’arrestation qui conduisent à un déferrement au parquet ou à une condamnation, les détenus de la Mac de Ziguinchor exigent la présence d’un avocat après arrestation. «C’est l’assistance des mises en cause après l’arrestation à la base dans des commissariats de police et des brigades de gendarmerie qui pose problème. Il faudrait qu’il y ait une assistance juridique. On ne peut pas arrêter quelqu’un, lui dresser un procès-verbal, le lui faire signer sans avocat ni rien. Cela, alors même que c’est souvent ce Pv qui compte à la barre. Cela, c’est une atteinte à la dignité humaine. C’est pourquoi nous sollicitons qu’il y ait une assistance juridique à la barre, comme dans les commissariats et brigades de gendarmerie. Nous demandons que dès qu’on arrête quelqu’un, qu’on lui désigne un avocat avant qu’on ne l’entende », ajoute Kébanding Aïdara qui s’adressait à une délégation de la Ligue régionale des droits de l’homme.
d’arrêter quelqu’un pendant des années et que son dossier ne bouge pas et qu’on ne dise pas un mot là-dessus», clame Chérif Dino Kébanding Aïdara, porte-parole des détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor, hier, à l’occasion de la cérémonie de remise de dons aux détenus. Chapelet au cou, le maître coranique Chérif Dino Kébanding Aïdara est aujourd’hui devenu l’imam de la prison de Ziguinchor d’où il prêche, depuis son arrestation, pour changer le comportement des détenus, selon un des prisonniers. Concernant certaines conditions d’arrestation qui conduisent à un déferrement au parquet ou à une condamnation, les détenus de la Mac de Ziguinchor exigent la présence d’un avocat après arrestation. «C’est l’assistance des mises en cause après l’arrestation à la base dans des commissariats de police et des brigades de gendarmerie qui pose problème. Il faudrait qu’il y ait une assistance juridique. On ne peut pas arrêter quelqu’un, lui dresser un procès-verbal, le lui faire signer sans avocat ni rien. Cela, alors même que c’est souvent ce Pv qui compte à la barre. Cela, c’est une atteinte à la dignité humaine. C’est pourquoi nous sollicitons qu’il y ait une assistance juridique à la barre, comme dans les commissariats et brigades de gendarmerie. Nous demandons que dès qu’on arrête quelqu’un, qu’on lui désigne un avocat avant qu’on ne l’entende », ajoute Kébanding Aïdara qui s’adressait à une délégation de la Ligue régionale des droits de l’homme.

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