Le Premier ministre, Abdoul Mbaye, et son gouvernement, ne semblent pas vouloir satisfaire la requête du secteur privé, de voir l’Etat surseoir à sa volonté de porter l’impôt sur les sociétés de 25 à 30%. Au cours du Forum sur la compétitivité de l’économie sénégalaise, hier, le chef du gouvernement s’est montré inflexible. Et ce, malgré l’indignation de cette dernière qui n'a pas apprécié que l’Etat ait adopté en Conseil des ministres le nouveau Code des impôts et domaines qui consacre cette hausse de 5% sur l’Is.
Le secteur privé indigné
« A notre grande surprise, M. le Premier ministre, nous l’avons constaté, le Code général des impôts a été adopté lors du dernier Conseil des ministres. Nous disons ‘‘grande surprise’’ car le secteur privé avait salué la concertation avec l’Etat. Mais, à notre avis, celle-ci n’a pas été achevée», a, dans son discours, martelé Me Moustapha Ndiaye, représentant du Président du Conseil national du patronat, Baïdy Agne. « Cependant, de profonds désaccords demeurent, et nous avons bon espoir que nous pourrons régler ces problèmes dans un avenir très proche », a t-il ajouté.
Abdoul Mbaye inflexible sur le taux de l’Is
«Je reconnais que l’Etat a décidé d’augmenter le taux de l’impôt sur les sociétés de 25 à 30%, une mesure qui mérite d’être davantage expliquée à nos partenaires du secteur privé », admet le chef du gouvernement. Mais, d’argumenter qu’ « avec 30% d’Is, le Sénégal reste dans la moyenne basse sur le plan international ». Et puisque notre politique fiscale veut la taxation des revenus du capital plutôt que le capital, «donc en contrepartie des nombreuses incitations ciblées introduites dans le nouveau Code des impôts, et visant à encourager l’investissement et de façon générale la productivité des entreprises, il était logique de renforcer en aval l’imposition des bénéfices », explique le Premier ministre. C'est donc « une question d’équilibre tout simplement », ajoute M Mbaye. Il lancera même à ses ex camarades du secteur privé que « l’économie gagne davantage par l’effort de l’entrepreneur orienté vers l’augmentation de la compétitivité, que par un impôt sur les bénéfices inférieurs à la norme mondiale ». Il indiquera aussi que l’augmentation de l’Is permettra de renforcer les capacités d’intervention de l’Etat au profit de la compétitivité. Par rapport à la Tva, « le taux réduit de 10% sera bel et bien maintenu sur les prestations hôtelières ». Le Premier ministre a rappelé que le nouveau Code des impôts consacre aussi une Baisse de l’impôt sur les revenus qui coûtera 28 milliards à l’Etat, une baisse des droits d’enregistrement sur les transactions immobilières et sur les actes de création ou d’augmentation de capital des sociétés. Et les acquisitions de matériel faites par les entreprises agricoles, qui bénéficient d’un agrément, seront exonérées de Tva.
Le secteur privé indigné
« A notre grande surprise, M. le Premier ministre, nous l’avons constaté, le Code général des impôts a été adopté lors du dernier Conseil des ministres. Nous disons ‘‘grande surprise’’ car le secteur privé avait salué la concertation avec l’Etat. Mais, à notre avis, celle-ci n’a pas été achevée», a, dans son discours, martelé Me Moustapha Ndiaye, représentant du Président du Conseil national du patronat, Baïdy Agne. « Cependant, de profonds désaccords demeurent, et nous avons bon espoir que nous pourrons régler ces problèmes dans un avenir très proche », a t-il ajouté.
Abdoul Mbaye inflexible sur le taux de l’Is
«Je reconnais que l’Etat a décidé d’augmenter le taux de l’impôt sur les sociétés de 25 à 30%, une mesure qui mérite d’être davantage expliquée à nos partenaires du secteur privé », admet le chef du gouvernement. Mais, d’argumenter qu’ « avec 30% d’Is, le Sénégal reste dans la moyenne basse sur le plan international ». Et puisque notre politique fiscale veut la taxation des revenus du capital plutôt que le capital, «donc en contrepartie des nombreuses incitations ciblées introduites dans le nouveau Code des impôts, et visant à encourager l’investissement et de façon générale la productivité des entreprises, il était logique de renforcer en aval l’imposition des bénéfices », explique le Premier ministre. C'est donc « une question d’équilibre tout simplement », ajoute M Mbaye. Il lancera même à ses ex camarades du secteur privé que « l’économie gagne davantage par l’effort de l’entrepreneur orienté vers l’augmentation de la compétitivité, que par un impôt sur les bénéfices inférieurs à la norme mondiale ». Il indiquera aussi que l’augmentation de l’Is permettra de renforcer les capacités d’intervention de l’Etat au profit de la compétitivité. Par rapport à la Tva, « le taux réduit de 10% sera bel et bien maintenu sur les prestations hôtelières ». Le Premier ministre a rappelé que le nouveau Code des impôts consacre aussi une Baisse de l’impôt sur les revenus qui coûtera 28 milliards à l’Etat, une baisse des droits d’enregistrement sur les transactions immobilières et sur les actes de création ou d’augmentation de capital des sociétés. Et les acquisitions de matériel faites par les entreprises agricoles, qui bénéficient d’un agrément, seront exonérées de Tva.

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