C’est aujourd’hui le dernier jour pour le dépôt des listes pour les élections sénatoriales du 16 septembre prochain. Le ministère de l’Intérieur sera le point de convergence des nombreux retardataires, dans la mesure où beaucoup de Coalitions, dont «Benno bokk yakaar», n’ont pas encore déposé leurs listes, faute de consensus. Hier, à 24 heures de la date limite pour le dépôt des listes, la mouvance présidentielle peinait toujours à accorder ses violons quant aux choix de ses investis. Pis, certaines voix, et pas des moindres, se sont élevées pour dénoncer une cacophonie totale au sein de «Benno bokk yakaar». Des membres de partis alliés au président de la République, Macky Sall, s’insurgent contre le verrouillage systématique qui entoure les investitures. «Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Nous ne détenons aucune information par rapport aux investitures de la Coalition pour les élections sénatoriales. Nous n’avons été conviés à aucune rencontre pour discuter de la question. C’est une situation que nous déplorons», fustige un grand responsable de «Benno Siggil Senegaal».
Les propositions de l’Apr source de discorde
À la Coalition «Benno ak Tanor», l’on dénonce également un manque de concertation. Surtout que, d’après un responsable socialiste de premier rang, les propositions de l’Alliance pour la République sont loin des les agréer. «Nous avons rejeté les propositions que nos alliés de l’Alliance pour la République avaient faites, parce qu’elles ne nous convenaient pas. Nous ne savons pas ce qui a été finalement décidé», souligne le baron socialiste. Au même moment, d’autres voix révèlent que les choix ont été déjà faits par les leaders, à l’insu des bases respectives des formations politiques qui composent la Coalition «Benno bokk yakaar». «Les leaders de parti ont décidé, sans que les bases n’aient été consultées. Les gens n’ont été associés à rien. Ce qui est inadmissible et irrespectueux», fulmine notre interlocuteur qui annonce une tempête dans certains partis, après la publication des listes.
Inflation de candidats du pôle présidentiel
À ces manquements décriés, s’ajoute une autre problématique : l’inflation des candidats de la mouvance présidentielle. Une situation qui n’augure rien de bon pour la Coalition qui a porté Macky Sall à la magistrature suprême. Dans le département de Kaolack, ils sont une dizaine. À Nioro, ils sont 7. La situation est plus compliquée à Malem- Hodar, dans la région de Kaffrine, où il y a une floraison de candidatures. 9 candidats de «Benno Siggil Senegaal», 6 de l’Apr, au moment où la Coalition «Idy4Président», soutenue par des éléments du Ps, du Rp et des dissidences de l’Apr et de l’Afp, soutient la candidature de l’ancien député du Psa, Ameth Saloum Boye. Après la répartition des sièges de député au sein de «Benno bokk yakaar», les responsables de la Coalition «Idy4Président», arrivée troisième dans la Commune, lors du premier tour de la Présidentielle, s’attendaient à être servis. D’autant plus qu’ils estiment que le leadership de leur candidat dans la Commune est «incontestable». La Direction générale des élections (Dge) avait procédé, jeudi dernier, à la publication de la liste des électeurs. Dans la même veine, la structure dirigée par Tanor Thiendella Fall avait invité les députés et les élus locaux à se rendre auprès des sièges des Gouvernances et Préfectures de leurs circonscriptions respectives pour consulter les listes et s’assurer de leur présence. Le département de Dakar compte à lui seul 985 électeurs répartis sur 34 listes publiées jeudi dernier par la Préfecture. Les députés qui doivent voter à l’étranger sont inscrits sur la
liste départementale de Dakar. À l’issue des joutes du 16 septembre prochain, 45 sénateurs seront élus, à raison d’1 par département. Les 55 autres membres du Sénat seront nommés par le président de la République.
Les propositions de l’Apr source de discorde
À la Coalition «Benno ak Tanor», l’on dénonce également un manque de concertation. Surtout que, d’après un responsable socialiste de premier rang, les propositions de l’Alliance pour la République sont loin des les agréer. «Nous avons rejeté les propositions que nos alliés de l’Alliance pour la République avaient faites, parce qu’elles ne nous convenaient pas. Nous ne savons pas ce qui a été finalement décidé», souligne le baron socialiste. Au même moment, d’autres voix révèlent que les choix ont été déjà faits par les leaders, à l’insu des bases respectives des formations politiques qui composent la Coalition «Benno bokk yakaar». «Les leaders de parti ont décidé, sans que les bases n’aient été consultées. Les gens n’ont été associés à rien. Ce qui est inadmissible et irrespectueux», fulmine notre interlocuteur qui annonce une tempête dans certains partis, après la publication des listes.
Inflation de candidats du pôle présidentiel
À ces manquements décriés, s’ajoute une autre problématique : l’inflation des candidats de la mouvance présidentielle. Une situation qui n’augure rien de bon pour la Coalition qui a porté Macky Sall à la magistrature suprême. Dans le département de Kaolack, ils sont une dizaine. À Nioro, ils sont 7. La situation est plus compliquée à Malem- Hodar, dans la région de Kaffrine, où il y a une floraison de candidatures. 9 candidats de «Benno Siggil Senegaal», 6 de l’Apr, au moment où la Coalition «Idy4Président», soutenue par des éléments du Ps, du Rp et des dissidences de l’Apr et de l’Afp, soutient la candidature de l’ancien député du Psa, Ameth Saloum Boye. Après la répartition des sièges de député au sein de «Benno bokk yakaar», les responsables de la Coalition «Idy4Président», arrivée troisième dans la Commune, lors du premier tour de la Présidentielle, s’attendaient à être servis. D’autant plus qu’ils estiment que le leadership de leur candidat dans la Commune est «incontestable». La Direction générale des élections (Dge) avait procédé, jeudi dernier, à la publication de la liste des électeurs. Dans la même veine, la structure dirigée par Tanor Thiendella Fall avait invité les députés et les élus locaux à se rendre auprès des sièges des Gouvernances et Préfectures de leurs circonscriptions respectives pour consulter les listes et s’assurer de leur présence. Le département de Dakar compte à lui seul 985 électeurs répartis sur 34 listes publiées jeudi dernier par la Préfecture. Les députés qui doivent voter à l’étranger sont inscrits sur la
liste départementale de Dakar. À l’issue des joutes du 16 septembre prochain, 45 sénateurs seront élus, à raison d’1 par département. Les 55 autres membres du Sénat seront nommés par le président de la République.
Les singularités du scrutin
Le scrutin pour les Sénatoriales n’a rien à voir avec la Présidentielle, les Législatives et les Locales. La première singularité des Sénatoriales,
c’est qu’il n’y a que des élus qui votent, c’est-à-dire les députés, les conseillers régionaux, les conseillers municipaux et les conseillers ruraux.
À en croire Mamadou Coumé, chargé de la Formation au ministère de l’Intérieur, qui s’exprimait le 10 août dernier, lors de la rencontre préparatoire des Sénatoriales, «seuls les partis politiques et les Coalitions de partis politiques peuvent proposer des candidats. Il n’y a pas de listes indépendantes, il n’y a pas de caution». En outre, seuls les présidents des tribunaux départementaux siègeront comme président de bureau de vote et proclameront les résultats. Quant aux candidats, ils doivent avoir 40 ans au moins. «Quel que soit le candidat, il doit être âgé de 40 ans au moins le jour du scrutin, il doit être éligible et être électeur, c’est-à-dire jouir de ses droits et ne pas être sous le coup d’aucune condamnation. Il ne doit non plus être magistrat, préfet ou gouverneur», avait expliqué M. Coumé. Et de poursuivre : «Chaque mandataire doit déposer pour chaque candidat titulaire comme suppléant un dossier comprenant l’extrait de naissance datant de moins de 6 mois, un extrait du casier judiciaire datant de moins de 3 mois et la déclaration par laquelle le candidat atteste n’être investi que sur cette liste et dans ce seul département, et qu’il n’est titulaire ou suppléant que sur cette liste. Toute fausse déclaration étant susceptible de sanction pénale».
c’est qu’il n’y a que des élus qui votent, c’est-à-dire les députés, les conseillers régionaux, les conseillers municipaux et les conseillers ruraux.
À en croire Mamadou Coumé, chargé de la Formation au ministère de l’Intérieur, qui s’exprimait le 10 août dernier, lors de la rencontre préparatoire des Sénatoriales, «seuls les partis politiques et les Coalitions de partis politiques peuvent proposer des candidats. Il n’y a pas de listes indépendantes, il n’y a pas de caution». En outre, seuls les présidents des tribunaux départementaux siègeront comme président de bureau de vote et proclameront les résultats. Quant aux candidats, ils doivent avoir 40 ans au moins. «Quel que soit le candidat, il doit être âgé de 40 ans au moins le jour du scrutin, il doit être éligible et être électeur, c’est-à-dire jouir de ses droits et ne pas être sous le coup d’aucune condamnation. Il ne doit non plus être magistrat, préfet ou gouverneur», avait expliqué M. Coumé. Et de poursuivre : «Chaque mandataire doit déposer pour chaque candidat titulaire comme suppléant un dossier comprenant l’extrait de naissance datant de moins de 6 mois, un extrait du casier judiciaire datant de moins de 3 mois et la déclaration par laquelle le candidat atteste n’être investi que sur cette liste et dans ce seul département, et qu’il n’est titulaire ou suppléant que sur cette liste. Toute fausse déclaration étant susceptible de sanction pénale».

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