LONDRES - Le stade olympique de Londres va commencer à vivre les grands moments intenses de l’athlétisme, à partir de ce vendredi. Pour l’ouverture du bal dans le camp sénégalais, ce sont Ndiss Kaba Badji (saut en longueur), Amy Mbacké Thiam (400 m) et Mamadou Kassé Hanne (400 m haies), qui vont se lancer sur la piste. Ces trois ténors de l’athlétisme national ont l’obligation de sonner le déclic. Très attendu sur le podium, Ndiss Badji, finaliste de «Beijing 2008», débutera son concours à 18h 50. Avec la forte ambition de disputer une finale. Ce serait une belle récompense pour lui et pour le peuple sénégalais s’il remporte une médaille. En tout cas, il y pense. D’ailleurs, pour mieux mettre les atouts de son côté, il a préféré rester en France pour se concentrer le maximum possible. C’est mercredi dernier seulement qu’il a regagné ses camarades au village olympique. Dans l’ordre de passage, Ndiss, auteur de 8.17, cette saison, sautera en 19e position. Et il lui faut sauter et réussir à réaliser au minimum 8.10 pour se qualifier au second tour. Ou alors se classer parmi les 12 meilleurs de son épreuve. Le premier Sénégalais à fouler la piste sera Mamadou Kassé Hanne. Engagé sur le 400 m haies – la distance de prédilection de l’unique médaillé olympique sénégalais, El Hadji Amadou Dia Ba – le spécialiste est programmé pour 10h 15 (heure de Dakar). Il est logé dans la série N°6.
Le meilleur temps de Kassé Hanne est 48.89. C’est son record personnel qu’il a réalisé lors des Mondiaux de 2010. Depuis lors, il n’a pas fait mieux. Sinon que 49.04 en Championnats de France (médaillé d’or) et 49.36 aux derniers Championnats d’Afrique (2e place). Son principal objectif est de battre son record personnel. Et à partir de ce moment, tout l’espoir de faire d’autres exploits restera permis. Comme Kassé Hanne, l’ancienne championne du monde Amy Mbacké (51.68), en lice sur la série N°7, doit terminer parmi les trois premiers de sa course, ou avoir l’un des six meilleurs deuxième temps des six séries pour atteindre son objectif de demi-finale. Elle va courir à 11h (Dakar).
Le meilleur temps de Kassé Hanne est 48.89. C’est son record personnel qu’il a réalisé lors des Mondiaux de 2010. Depuis lors, il n’a pas fait mieux. Sinon que 49.04 en Championnats de France (médaillé d’or) et 49.36 aux derniers Championnats d’Afrique (2e place). Son principal objectif est de battre son record personnel. Et à partir de ce moment, tout l’espoir de faire d’autres exploits restera permis. Comme Kassé Hanne, l’ancienne championne du monde Amy Mbacké (51.68), en lice sur la série N°7, doit terminer parmi les trois premiers de sa course, ou avoir l’un des six meilleurs deuxième temps des six séries pour atteindre son objectif de demi-finale. Elle va courir à 11h (Dakar).
AMY MBACKE THIAM (400 M) «Je ne me suis pas bien entraînée …»
LONDRES – Amy Mbacké Thiam sera d’attaque ce vendredi sur le 400 m. La championne du monde d’Edmonton (Canada) ne promet pas des merveilles. Même si elle ne vise pas le podium, Amy Mbacké promet «une bonne prestation pour représenter fièrement le pays». Concernant l’objectif, elle se veut claire : «Je me trouve dans un état de compétition comme tout athlète participant aux Jeux olympiques de 2012. L’objectif pour moi reste les demi-finales. Je ne me suis pas bien entraînée parce que je suis en fin de carrière. Je me suis pas bien préparée pour venir chercher une médaille. Parce qu’une médaille olympique se prépare pendant quatre ans. Et moi, je ne me suis entraînée que pendant
deux mois. Si j’arrive en demi-finale, c’est déjà pas mal». A son âge, l’athlète veut être utile autrement pour son pays. Notamment, la jeunesse sportive dont elle reste une référence. «Ce seront mes derniers jeux. Après je vais faire autre chose. A 35 ans, après trois jeux, il faudra maintenant raccrocher et encourager les jeunes», annonce-t-elle. C’est pour aider les jeunes qu’elle s’est impliquée dans la politique. Et à cause de ses activités politiques, Amy Mbacké Thiam a accusé un retard dans sa préparation. «Je me suis battue pour me qualifier. Arriver donc en demi-finale serait un bonheur pour moi. Je faisais de la politique jusqu’en mai. C’est à partir de ce mois que j’ai repris à chercher les minimas. J’ai eu le minima et ce n’est pas mal. Je n’ai pas grand chose à chercher ici», explique-t-elle en précisant ne «pas faire de la politique politicienne». Et d’ajouter pour conclure : «Le sport est le domaine que je connais et je vais m’y investir à côté du président de la République. Je vais me battre pour que la gestion du sport change. Il faudra faire en sorte que les jeunes ne connaissent pas les déboires que nous avons vécus (…) J’ai déjà une médaille mondiale. Je souhaite que les autres aient une médaille. Peu importe la compétition dans laquelle on va remporter la médaille. Il y a des médaillés olympiques qui n’ont pas de médaille mondiale. Tout comme des champions du monde qui n’ont pas gagné de médaille olympique».
deux mois. Si j’arrive en demi-finale, c’est déjà pas mal». A son âge, l’athlète veut être utile autrement pour son pays. Notamment, la jeunesse sportive dont elle reste une référence. «Ce seront mes derniers jeux. Après je vais faire autre chose. A 35 ans, après trois jeux, il faudra maintenant raccrocher et encourager les jeunes», annonce-t-elle. C’est pour aider les jeunes qu’elle s’est impliquée dans la politique. Et à cause de ses activités politiques, Amy Mbacké Thiam a accusé un retard dans sa préparation. «Je me suis battue pour me qualifier. Arriver donc en demi-finale serait un bonheur pour moi. Je faisais de la politique jusqu’en mai. C’est à partir de ce mois que j’ai repris à chercher les minimas. J’ai eu le minima et ce n’est pas mal. Je n’ai pas grand chose à chercher ici», explique-t-elle en précisant ne «pas faire de la politique politicienne». Et d’ajouter pour conclure : «Le sport est le domaine que je connais et je vais m’y investir à côté du président de la République. Je vais me battre pour que la gestion du sport change. Il faudra faire en sorte que les jeunes ne connaissent pas les déboires que nous avons vécus (…) J’ai déjà une médaille mondiale. Je souhaite que les autres aient une médaille. Peu importe la compétition dans laquelle on va remporter la médaille. Il y a des médaillés olympiques qui n’ont pas de médaille mondiale. Tout comme des champions du monde qui n’ont pas gagné de médaille olympique».
NDISS KABA BADJI (SAUT EN LONGUEUR) : «C’est le moment de confirmer au niveau international»
LONDRES – Les athlètes sénégalais entrent en lice aujourd’hui. Plus attendu, Ndiss Kaba Badji compte marquer son époque.
Qu’est-ce qui explique votre arrivée tardive à Londres ?
C’est parce que je devrais continuer ma préparation. Comme les qualifications sont prévues pour le 3 août, je m'«étais dit que ce n’est pas la peine de venir pour la cérémonie d’ouverture. Parce que je vais perdre quatre à cinq jours. A ce stade de la préparation, la dernière séance est vraiment importante. C’est pourquoi, mon coach et moi avons pris la décision de continuer le travail à Paris pour arriver, le plus tard possible, au village.
Et votre état de forme, à la veille de la compétition ?
Je suis bien (il se répète). Demain, ce sont les qualifications. On va voir ce que ça va donner. En tout cas, je suis confiant. La confiance y est vraiment. Il reste juste d’aller sur la piste demain (aujourd’hui).
Pour une troisième olympiade, quelle est votre ambition ?
L’objectif est clair. Comme ce sont les qualifications, il faut passer en finale. Après la finale, tout est possible. En tout cas, je me suis mis la pression tout seul. Je me suis dit que c’est ma troisième olympiade. Et c’est le moment de confirmer au niveau international. Parce que j’ai fait des finales de Championnats du monde. Maintenant, c’est le moment de faire quelque chose.
Qu’est-ce qui explique votre arrivée tardive à Londres ?
C’est parce que je devrais continuer ma préparation. Comme les qualifications sont prévues pour le 3 août, je m'«étais dit que ce n’est pas la peine de venir pour la cérémonie d’ouverture. Parce que je vais perdre quatre à cinq jours. A ce stade de la préparation, la dernière séance est vraiment importante. C’est pourquoi, mon coach et moi avons pris la décision de continuer le travail à Paris pour arriver, le plus tard possible, au village.
Et votre état de forme, à la veille de la compétition ?
Je suis bien (il se répète). Demain, ce sont les qualifications. On va voir ce que ça va donner. En tout cas, je suis confiant. La confiance y est vraiment. Il reste juste d’aller sur la piste demain (aujourd’hui).
Pour une troisième olympiade, quelle est votre ambition ?
L’objectif est clair. Comme ce sont les qualifications, il faut passer en finale. Après la finale, tout est possible. En tout cas, je me suis mis la pression tout seul. Je me suis dit que c’est ma troisième olympiade. Et c’est le moment de confirmer au niveau international. Parce que j’ai fait des finales de Championnats du monde. Maintenant, c’est le moment de faire quelque chose.
MAMADOU KASSE HANNE (400 M HAIES) : «Battre mon record et aller en demi-finale»
LONDRES – Mamadou Kassé Hanne est l’un des bleus de la délégation sénégalaise. Pour «Londres 2012», il refuse de prendre la tête. «Pour une première participation, cela me fait plaisir de courir avec les meilleurs athlètes du monde. Pour l’instant, avec mon niveau, mon objectif, c’est de participer et battre mon record afin d’aller en demi-finale», affiche le spécialiste du 400 m haies. En tout cas, l’athlète dit être en forme pour faire mieux que 48.89. C’est son record personnel, qu’il a battu, en 2010, à la Coupe du monde. Cette année, il a couru 49.04, lors des Championnats de
France. Avec en prime, la médaille d’or. Mais il n’a pas pu améliorer sa performance aux derniers Championnats d’Afrique. Car, il a terminé 2e avec 49.36. L’objectif des demi-finales étant dans ses cordes, il dit que «tout est possible pour une place en finale. Cela, après avoir fait les derniers réglages, au stade».
France. Avec en prime, la médaille d’or. Mais il n’a pas pu améliorer sa performance aux derniers Championnats d’Afrique. Car, il a terminé 2e avec 49.36. L’objectif des demi-finales étant dans ses cordes, il dit que «tout est possible pour une place en finale. Cela, après avoir fait les derniers réglages, au stade».
Les «Lions» et les stars jamaïcaines
LONDRES – Le Sénégal partage l’immeuble B2 du village olympique de «Londres 2012» avec le Jamaïque. Les Sénégalais sont au niveau du 9e palier alors que les Jamaïcains sont installés au 12e et dernier étage du bâtiment. Avec sa pléthore de stars dont Usain Bolt, la délégation jamaïcaine devient forcément une curiosité. Mais les athlètes sénégalais restent indifférents à cette cohabitation. «Je viens d’arriver, je ne me focalise pas sur eux. Je me concentre sur ma compétition», dégage Ndiss Kaba Badji selon qui «cohabiter avec des Jamaïcains ne peut pas être source de motivation supplémentaire». «C’est vrai que ce sont des stars. Mais la cohabitation ne me dérange pas», précise le spécialiste des sauts qui dit aussi ne pas être «tenté par la musique jamaïcaine, tant aimée par les Sénégalais». «Je suis un peu timide et je reste toujours dans mon coin. Je n’ai pas trop d’affinités avec les Jamaïcains. Je préfère rester dans mon coin», insiste-t-il. Pour sa part, Amy Mbacké dit être «habituée à vivre avec les Jamaïcains et ce n’est pas la première fois qu’on les rencontre dans les compétitions». Avec cette précision : «On est ensemble lors des grands meetings. Même si pour ces Jeux olympiques, on partage le même immeuble. Comme aux Championnats du monde d’Osaka. On se connaît, il y a des athlètes qui font les mêmes épreuves que nous. On se salue dans l’ascenseur et dans la cour du village».
Comme elle, Kassé Hanne pense que «c’est motivant, mais à l’instar de tous les autres athlètes, les Jamaïcains sont des adversaires qui viennent chercher quelque chose». «La cohabitation se passe bien. Nous sommes à l’aise sans penser à eux. On reste concentré dans notre palier. Voir Bolt à ses côtés peut être une motivation supplémentaire. Mais on n’est pas venu pour regarder les Jamaïcains ou les Américains. Si on gagne, on deviendra star comme eux. Donc, on ne va pas se laisser distraire par leur statut. Ça nous est indifférent», minimise Kassé Hanne.
Comme elle, Kassé Hanne pense que «c’est motivant, mais à l’instar de tous les autres athlètes, les Jamaïcains sont des adversaires qui viennent chercher quelque chose». «La cohabitation se passe bien. Nous sommes à l’aise sans penser à eux. On reste concentré dans notre palier. Voir Bolt à ses côtés peut être une motivation supplémentaire. Mais on n’est pas venu pour regarder les Jamaïcains ou les Américains. Si on gagne, on deviendra star comme eux. Donc, on ne va pas se laisser distraire par leur statut. Ça nous est indifférent», minimise Kassé Hanne.
Moussa Konaté Le digne héritier de Henri Camara
LONDRES – Henri Camara a quitté la Tanière, Moussa Konaté ouvre une ère d’attaquant killer. Le sociétaire de Maccabi Tel-Aviv (Israël) commence à affoler les buts. Depuis son arrivée en équipe nationale, il ne cesse de se distinguer. La preuve, il est l’auteur des quatre buts du Sénégal aux Jeux olympiques de «Londres 2012». Buteur contre la Grande Bretagne (1-1), le 26 juillet dernier, au stade Old Trafford de Manchester, Moussa Konaté fait parler de lui. Il a réussi un doublé historique contre l’Uruguay (2-0). Suscitant même la grande admiration
du public de Wembley, qui lui a servi un standing ovation, lors de sa sortie du terrain. L’attaquant des Olympiques a encore sauvé son équipe du naufrage devant les Emirats Arabe-Unis (1-1). Ce que Moussa Konaté fait nous rappelle aussi le bonheur qu’offrait Henri Camara. Je suis un fan d’Henri, qui est un garçon merveilleux. Chaque fois que Moussa marque, je pense à lui», souligne Mbaye Diouf Dia pour tenter de faire un rapprochement entre les deux joueurs qui portent le N°7 en sélection. «Sincèrement, Henri Camara a tout donné à l’équipe nationale. C’est un joueur que je respecte pour ses qualités d’attaquant. J’ai toujours aimé ce qu’il fait. Mais je ne pense pas venir en équipe nationale pour le
remplacer», témoigne Moussa Konaté. Mais le joueur connu pour son humilité de préciser : «Je suis là pour représenter le peuple sénégalais. Je porte le N°7 par la Grâce de Dieu. Nous sommes encore jeunes et l’avenir reste devant nous. Henri Camara est une référence et reste le meilleur buteur de l’équipe nationale. Mais Dieu a déjà tracé ma trajectoire et je fais mon petit bonhomme de chemin». Louant les qualités de «Monsieur but» de la Tanière, le coach adjoint Aliou Cissé confirme aussi la «Moussa indépendance : «Un garçon comme lui arrivera à jouer dans un club digne de ce nom. Il est pétri de qualités. C’est un garçon qui, si je me lève, je le vois toujours devant moi. J’ai envie de travailler avec lui. Je pense qu’il mérite une grande carrière. On peut l’utiliser sur le front de l’attaque comme sur les côtés. Etant persuadé qu’il peut toujours marquer et sauver l’équipe, à lui seul».
du public de Wembley, qui lui a servi un standing ovation, lors de sa sortie du terrain. L’attaquant des Olympiques a encore sauvé son équipe du naufrage devant les Emirats Arabe-Unis (1-1). Ce que Moussa Konaté fait nous rappelle aussi le bonheur qu’offrait Henri Camara. Je suis un fan d’Henri, qui est un garçon merveilleux. Chaque fois que Moussa marque, je pense à lui», souligne Mbaye Diouf Dia pour tenter de faire un rapprochement entre les deux joueurs qui portent le N°7 en sélection. «Sincèrement, Henri Camara a tout donné à l’équipe nationale. C’est un joueur que je respecte pour ses qualités d’attaquant. J’ai toujours aimé ce qu’il fait. Mais je ne pense pas venir en équipe nationale pour le
remplacer», témoigne Moussa Konaté. Mais le joueur connu pour son humilité de préciser : «Je suis là pour représenter le peuple sénégalais. Je porte le N°7 par la Grâce de Dieu. Nous sommes encore jeunes et l’avenir reste devant nous. Henri Camara est une référence et reste le meilleur buteur de l’équipe nationale. Mais Dieu a déjà tracé ma trajectoire et je fais mon petit bonhomme de chemin». Louant les qualités de «Monsieur but» de la Tanière, le coach adjoint Aliou Cissé confirme aussi la «Moussa indépendance : «Un garçon comme lui arrivera à jouer dans un club digne de ce nom. Il est pétri de qualités. C’est un garçon qui, si je me lève, je le vois toujours devant moi. J’ai envie de travailler avec lui. Je pense qu’il mérite une grande carrière. On peut l’utiliser sur le front de l’attaque comme sur les côtés. Etant persuadé qu’il peut toujours marquer et sauver l’équipe, à lui seul».

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