Fortunes diverses pour les 55 «thiantacounes» qui ont été jugés le 15 novembre dernier pour rassemblement illicite ayant causé des destructions de biens appartenant à l’Etat, à autrui, des dommages à la propriété publique et privée. En effet, lors du délibéré qui a été rendu hier par le tribunal des flagrants délits de Dakar, 22 personnes ont été relaxées, là où les 26 autres ont été condamnées à 1 an, dont 6 mois ferme. Quant aux 7 «Diewrignes», ils ont pris 2 ans, dont 1 an ferme. Condamnés également à payer des dommages et intérêts, ces disciples de Cheikh Béthio devront aussi payer globalement une somme de 210 millions de francs, dont 170 millions à la société de transport Dakar Dem Dikk et des montants différents pour la trentaine de parties civiles. Pour rappel, lors du procès, l’agent judiciaire de l’Etat avait réclamé 2 milliards, là où les demandes de la vingtaine de partie civile ayant défilé à la barre variaient entre 60 000 et 111 millions de francs Cfa. Concernant la peine à infliger aux mis en cause, le parquet avait ainsi requis entre 3 et 5 ans et la relaxe pour 13 prévenus. Les avocats de la défense vont interjeter appel. Rappelons que cette affaire a débuté le 22 octobre dernier, lorsque les «thiantacounes» ont manifesté contre le transfèrement de leur guide de la prison de Thiès à celle de Rebeuss. Des manifestations qui ont débouché sur l'endommagement de plus de 120 véhicules, ainsi que des bus de la société Dakar Dem Dikk.
ME MOUHAMADOU MOUSTAPHA DIENG, UN DES AVOCATS DES THIANTACOUNES : «C'est une décision d'apaisement, mais on va interjeter appel»
Animé par un sentiment «mitigé» après le délibéré rendu par le tribunal des flagrants délits de Dakar, hier, sur l'affaire des «thiantacounes»,
Me Mouhamadou Moustapha Dieng s'est réjoui de la décision d'apaisement qui a été rendue. Il s'est également félicité du fait que «la juridiction des flagrants délits n’ait pas suivi le parquet de la République dans ses réquisitions». En effet, malgré la relaxe des 22 prévenus, Me Dieng reste quand même convaincu qu'il y a des innocents, parmi les personnes condamnées. Raison pour laquelle, ils vont interjeter appel. Revenant sur les manifestations du 22 octobre dernier, l'avocat a souligné que «personne ne peut minimiser la gravité des événements qui sont survenus à Dakar, c’est condamnable. Dans un Etat de droit, de tels comportements doivent être véritablement prohibés». Sur les dédommagements alloués aux parties civiles (près 210 millions au total), l'avocat n'a pas manqué de déplorer le montant. «Pour des jeunes qui sortent à peine de la minorité pénale, cela peut poser un problème», dit-il avant d'ajouter : «Maintenant, nous ne désespérons pas de voir cette affaire infirmée et auquel cas, ces personnes-là ne seront pas tenues à réparation». Estimant que la lutte va continuer, l'avocat du guide des «thiantacounes» de dire : «Nous continuerons la lutte, nous nous battrons sur le plan strictement juridique et judiciaire à faire en sorte que les personnes arrêtées à Thiès et ici à Dakar, et en particulier le Cheikh, puissent quand même bénéficier d’une liberté et dans l’intérêt bien compris des uns et des autres».
Me Mouhamadou Moustapha Dieng s'est réjoui de la décision d'apaisement qui a été rendue. Il s'est également félicité du fait que «la juridiction des flagrants délits n’ait pas suivi le parquet de la République dans ses réquisitions». En effet, malgré la relaxe des 22 prévenus, Me Dieng reste quand même convaincu qu'il y a des innocents, parmi les personnes condamnées. Raison pour laquelle, ils vont interjeter appel. Revenant sur les manifestations du 22 octobre dernier, l'avocat a souligné que «personne ne peut minimiser la gravité des événements qui sont survenus à Dakar, c’est condamnable. Dans un Etat de droit, de tels comportements doivent être véritablement prohibés». Sur les dédommagements alloués aux parties civiles (près 210 millions au total), l'avocat n'a pas manqué de déplorer le montant. «Pour des jeunes qui sortent à peine de la minorité pénale, cela peut poser un problème», dit-il avant d'ajouter : «Maintenant, nous ne désespérons pas de voir cette affaire infirmée et auquel cas, ces personnes-là ne seront pas tenues à réparation». Estimant que la lutte va continuer, l'avocat du guide des «thiantacounes» de dire : «Nous continuerons la lutte, nous nous battrons sur le plan strictement juridique et judiciaire à faire en sorte que les personnes arrêtées à Thiès et ici à Dakar, et en particulier le Cheikh, puissent quand même bénéficier d’une liberté et dans l’intérêt bien compris des uns et des autres».

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