Le Parti démocratique sénégalais (Pds) n’est pas près d'accepter sa défaite dans les départements de Dagana, Kébémer et Mbacké, lors du scrutin législatif de dimanche dernier. Face à la presse, hier, le président des cadres libéraux, Abdoul Aziz Diop, et Ndèye Gaye Cissé, ont accusé le Président de la République, Macky Sall, d'avoir tout mis en oeuvre pour qu'ils soient défaits dans ces localités. Ils ont dénoncé une «opération frénétique de bourrage des urnes». «C’est en pleine campagne électorale que Macky Sall, à l’occasion des Conseils des ministres décentralisés, a débauché Oumar Sow, notre tête de liste départementale, pour servir de bras séculier, pour la mise en oeuvre de la vaste fraude qu’il envisageait pour prendre le département de Dagana des mains d’Oumar Sarr et du Pds, invincibles depuis 1996», a accusé Abdoul Aziz Diop. Très en verve, M. Diop de souligner : «Dans la Commune de Dagana, le Pds a gagné avec près de 4000 voix de plus que 'Bennoo bokk yakaar', à Gaya avec 650 voix de plus, à Bokhol avec 900 voix de plus. Dans les autres Communes et Communautés rurales, même si une autre Coalition l’emporte, l’écart était peu significatif. Donc, je ne vois pas comment la perte de la Communauté rurale de Diama, seulement, peut renverser la situation et faire perdre tout un département». Avant d’ajouter : «On ne peut pas gagner deux Communautés rurales, seulement, et remporter tout un département». D’ailleurs, a-t-il révélé, pour s'en offusquer : «Le fichier de Diama a été falsifié, car il n’y a pas eu de signature de l’électeur dans le Procès-verbal du président. Ils ont juste mis ‘a voté’». Une thèse que la tête de liste départementale de Kébémer, Ndèye Gaye Cissé, va aussi défendre pour justifier la perte de sa localité. Selon elle, le suffrage exprimé déclaré ne correspond pas à la réalité. À l'en croire, «le nombre de votants à Thiep et à Bandeng est largement supérieur au nombre d’électeurs sur le fichier». Par ailleurs, Ndèye Gaye Cissé a indiqué que son département a été victime «du vote religieux et ethnique, sans compter la défection des Pcr et maires en début de campagne». «Ces derniers sont allés jusqu’à menacer la population de les priver d’eau et d’électricité, si elles ne votent pas pour la liste de 'Benno bokk yakaar'. Et durant la dernière semaine, des responsables ont corrompu les populations en leur donnant des radios pour les mosquées, du riz, du sucre etc.». Toutes choses qui font que le Pds a déjà saisi la Justice pour obtenir un recomptage des voix à Diama ou l'annulation des résultats de cette localité. Ces libéraux, qui ont accepté de se ranger derrière Oumar Sarr, n’ont pas manqué de reparler du cas de leurs ex-frères qui sont allés créer «Bokk guiss-guiss». Et c’est pour leur rappeler les propos que le Président du Sénat avait tenus : «Les législatives seront des primaires pour le Pds. Après ces élections, chacun saura ce qu’il pèse, et les vaincus vont se ranger derrière les vainqueurs ». Pour Abdoul Aziz Diop, «la balle est dans leur camp», arguant qu'ils les ont battus partout.
SALUT PUBLIC
Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…
« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Par Pape Samba Kane

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