DECRET D'AVANCE DE WADE SUR LES 8 MILLIARDS POUR LE PHOSPHATAGE : L'etat envisage de poursuivre Cheikh Amar

Jeudi 25 Octobre 2012

A cause du décret d'avance de Wade sur le phosphatage de 8 milliards dont il a bénéficié, l'homme d'affaires Cheikh Amar est dans la ligne de mire de l'Etat. Des risques de poursuites pèsent sur lui.


Le projet de loi numéro 07/2012, relatif à la première loi de finances rectificative pour l'année 2012, est passé comme lettre à la poste à l'Assemblée nationale. Mais hier, à l'hémicycle, le débat était beaucoup plus axé sur les nombreuses lettres de confort de l'ancien régime et les
décrets d'avance qui tournent autour de 64 milliards de francs Cfa. Mais, c'est le décret sur le Phosphatage de fond dont a bénéficié l'homme d'affaires Cheikh Amar, d'un montant de 8 milliards, qui a animé les débats. Et sur cette question, le ministre de l'Economie et des Finances a assuré : «Tout ce qui est en notre pouvoir sera fait pour que nous puissions retrouver notre bien. Le montant exact qui a été prélevé et payé est de 1 743 900 000 f Cfa. Ce décret d'avance qui a été pris le 08 avril a fait l'objet, dès le 3 avril, d'une lettre de garantie, une lettre de
confort, adressée à une banque. Et cette banque a dit que le montant était entièrement payé», a révélé Amadou Kane, qui souligne aussi que pour les lettres de confort, il y en avait «beaucoup ». Son collègue du Budget reviendra plus amplement sur la question. Abdoulaye Daouda Diallo expliquera que «ce décret a été pris le 8 février alors qu'il y a eu un acte le concernant qui a été pris antérieurement à cette date, le 3 février». En clair, cela veut dire, selon lui, «qu'on a décidé d'avancer des fonds pour un montant de 8 milliards avant même que cet acte ne soit
pris». A l'en croire, «il a été autorisé sur la base d'une lettre de garantie, de décaisser ces montants au profit de la personne indiquée». Puis, sur la base de cette lettre de garantie, «la banque a eu à mettre à disposition les fonds nécessaires». Ce qui lui fait marteler : «Donc je confirme que la totalité du montant a été bien évidemment payée et versée au contractant de cette affaire», révèle le ministre. C'est-à-dire les 8 milliards de Francs Cfa. Et la question aujourd'hui, c'est où est passé le reste des 8 milliards. Et même si l'Etat du Sénégal, «à partir du trésor public, n'a eu à décaisser que 1 743 000 000 f Cfa sur les 8 milliards, il en demeure quand même le redevable légal c'est-à-dire le débiteur». M. Diallo dira que «c'est pourquoi il y a des procédures et c'est à partir de cet instant qu'on demande quelles sont les procédures». Et pour ces démarches, «objectivement il y a deux procédures qui seront mises en place», explique le ministre. L'une, selon lui, «va être une procédure civile, parce que l'Etat étant débiteur de la banque, même s'il n'a pas versé la totalité de la somme, est en droit de poursuivre cette personne pour la récupération du montant». Ensuite, la seconde procédure, c'est que «le montant qui est encaissé, l'Etat a même le droit d'initier une procédure pénale contre cette personne». Et le ministère de l'Economie et des Finances est en train de mettre en oeuvre la démarche qui sied. L'autre décret d'avance qui crée la polémique, c'est celui des 8 milliards votés au chapitre de fonds politiques pour une année 12 mois, sous Wade. «Au 25 mars de l'année, la totalité du montant, soit en moins de 3 mois, a été épuisée. Et plus grave, il y a eu même un dépassement, ce qui est proscrit par notre loi, d'un montant de 700 millions de francs Cfa», peste Abdoulaye Daouda Diallo.
Youssoupha MINE

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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