ABDOULAYE NDOYE, PORTE-PAROLE DU CUSEMS
«Abdoul Mbaye doit parler de la résolution des problèmes conjoncturels»
«Nous suggérons au Premier ministre qu’il y ait dans son discours une manifestation de la volonté politique de ce nouveau régime de prendre à bras le corps les problèmes auxquels les enseignants sénégalais sont confrontés depuis belle lurette. Abdoul Mbaye doit parler de la résolution des problèmes conjoncturels, l’ouverture de négociations sincères et sérieuses sur la plateforme revendicative du Cusems. Au-delà, nous aimerions qu’il parle des assises nationales de l’éducation et de la formation. Nous voulons également qu’il tienne des propos rassurants pour les élèves, les parents d’élèves et les acteurs du système éducatif. Et surtout, pas un discours de politique politicienne».
MAMADOU LAMINE DIANTE, SECRETAIRE GENERAL DU SAEMS
«Il doit parler de la réforme de la fonction publique, car toutes nos revendications butent sur le statut de l’enseignant»
«Nous pensons que pour un gouvernement qui ambitionne le développement du Sénégal, il doit savoir miser sur les ressources humaines. Et pour la création des ressources humaines de qualité, il faut par conséquent porter l’école au coeur des préoccupations du gouvernement. Abdoul Mbaye doit prendre des mesures idoines allant dans le sens de résoudre la crise scolaire pour l’atteinte des objectifs auxquels le Sénégal a souscrit. Il y a des problèmes conjoncturels que le gouvernement se doit de régler, donc le Premier ministre doit faire état de
la formation des enseignants. Aussi, assurer aux enseignants un plan de carrière qui les motive pour s’acquitter correctement de leur travail. Nous lui suggérons également de parler de la réforme de la fonction publique, car toutes nos revendications butent sur le statut de l’enseignant».
ABABACAR SADIKH NDIAYE, SECRETAIRE GENERAL DU SAES
«Je lui suggère de nous dire comment il va résoudre le problème de l’enseignement supérieur»
«Je suggère au Premier ministre de nous dire comment il va résoudre le problème de l’enseignement supérieur. Aussi, dire quelles sont les perspectives du gouvernement dans les 5 ans à venir, vu la gravité de la situation. Et surtout si le gouvernement sera en mesure de prendre en charge les conclusions de nos assises qu’on a tenues de septembre 2010 à décembre 2010. Je suggère à Abdoul Mbaye de nous dire si nous allons rester dans ce modèle de reproduction de notre système éducatif hérité des Français qui l’ont hérité des Anglo-saxons, c'est-à-dire le système Lmd».
ME AMADOU SALL DU PARTI DEMOCRATIQUE SENEGALAIS (PDS)
«Qu’il ne fasse pas du copier-coller»
«S’il recopie ce qu’on a dit et fait, c’est continuer ce que le Pds a fait. S’il fait du nouveau, que ça soit quelque chose qui répond aux préoccupations des populations. Ils ont promis de diminuer le prix du riz, qu’ils le diminuent, qu’ils baissent le prix des denrées de première nécessité, qu’ils créent des emplois, comme ils l’ont promis, mais qu’ils ne fassent pas des copiers-collers. Nous l’attendons. Qu’ils ne prennent pas nos projets, nos programmes, nos perspectives, toutes les politiques que nous avions mises en place avec nos chiffres, pour
dire que : 'c’est ce que nous allons faire'. Mais, si c’est le cas, qu’ils disent que :'nous continuons le programme que le Parti démocratique sénégalais a commencé'. Nous avons notre déclaration et nos documents. Nous l’attendons autrement».
MANSOUR KAMA, PRESIDENT DE LA CNES
«Nous ne suggérons rien au Premier ministre, notre position, c’est d’écouter et ensuite de répondre»
«Nous ne suggérons rien au Premier ministre. Notre position, c’est d’écouter et ensuite de répondre. Nous, à la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), nous ne commentons pas à l’avance, mais après. Quand le Premier ministre aura fait sa déclaration, si vous me demandez, je dirai ce que j’en pense».
MBALLO DIA THIAM, SECRETAIRE GENERAL DU SUTSAS
«On lui suggère de faire en sorte que la santé soit prise davantage en compte dans tout ce qui se fait».
«Ce qu’on peut lui suggérer, en tant que Syndicat ligue des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), c’est de faire en sorte que la santé soit prise davantage en compte dans tout ce qui se fait. Parce qu’elle est en amont et en aval du développement. Et sur ce rapport, nous pensons que les besoins de santé sont supérieurs à tous les besoins. Par exemple, aux besoins de l’éducation auxquels on consacre 40%, nous pensons que la santé, c’est avant la naissance jusqu’à la mort. Donc, pour le budget de la santé, on doit aller même au-delà des 15%. Taux qu’on a jamais atteint, parce qu’on est actuellement à moins de 11%. Nous voyons que sur le budget, nous avons la portion congrue, alors qu’on devait nous considérer davantage. C’est cela qui pourrait régler en gros son rêve de couverture médicale universelle. Car on ne peut pas faire la couverture, sans faire progresser ce budget de la santé, sans qu’il y ait un haut financement politique de la santé dans sa globalité».
MAMADOU MBODJI, PRESIDENT DU FORUM CIVIL
«Je voudrais laisser au Premier ministre le soin de porter ses idées, et après, je commenterai»
«Je voudrais laisser au Premier ministre le soin de porter ses idées et après je commenterai. Je préfère ça que d’anticiper. On veut le laisser faire et après on verra».
HAMIDOU DIOP, SECRETAIRE GENERAL DU CONSEIL NATIONAL DU PATRONAT DU SENEGAL (CNP)
«Il faudrait enfin que les politiques sectorielles soient clairement définies»
«Le Conseil national du patronat du Sénégal (Cnp) est préoccupé par plusieurs projets de loi portant sur l'environnement des entreprises qui sont toujours à l'étude et nous avons besoin de plus de visibilité. Il s'agit de la réforme du Code général des Impôts, la réforme du Code général des douanes, l'amélioration du climat des affaires, la protection sociale, la flexibilité du marché du travail et la question de l'emploi. À cet effet, nous souhaitons également qu'avant l'adoption de tout projet de loi portant sur l'environnement des entreprises, que l'Assemblée nationale auditionne le secteur privé. Nous disons qu'il faut toujours prendre le pouls de l'entreprise pour savoir si les prévisions mêmes budgétaires de l'Etat peuvent être atteintes. Nous attendons également de la Dpg du Premier ministre la continuité de l'action de l'Etat en matière de bonne gouvernance, de transparence, de maîtrise des dépenses budgétaires, de rationalisation des agences ainsi que le renforcement du patriotisme économique lié à l'intérêt national. Nous souhaitons également avoir toute la visibilité sur les grands chantiers du gouvernement et pourquoi pas dans ce cadre, la création d'une nouvelle capitale administrative au coeur du Sénégal pour décongestionner Dakar et régler définitivement la problématique des inondations entre autres. Il faudrait enfin que les politiques sectorielles soient clairement définies notamment dans les secteurs porteurs de croissance comme le tourisme, la pêche, l’agro-industrie et les Tic».
PR El HADJI NIANG, PRESIDENT DE LA LIGUE SENEGALAISE DES CONSOMMATEURS
«Qu’il décline une stratégie qui permet aux sénégalais d'arriver à une autosuffisance alimentaire»
«Nous aimerions que le Premier ministre intègre dans sa déclaration de politique général un certain nombre de chapitres. Il s’agit plus particulièrement des denrées de première nécessité. Nous attendons vraiment à ce qu’il parle non seulement de la baisse des denrées de première nécessité mais qu’il définisse les voies et moyens pour que le Sénégal arrive à une sécurité et à une autosuffisance alimentaire. Ce que nous attendons ce n’est pas seulement la baisse des prix mais qu’il décline une stratégie économique et politique qui permettent aux Sénégalais d'arriver à une autosuffisance alimentaire. En ce qui concerne les inondations, nous voulons en tout cas qu’il affiche une politique permettant aux Sénégalais de dépasser le problème des inondations. J’entends une solution durable et définitive. Je l'attends aussi sur le problème du loyer, parce qu’il n’y a pas une vision sur cette question. Il faut une volonté politique d’organiser le domaine de loyer et de lutter contre la spéculation. Que le gouvernement s’oriente aussi progressivement vers une politique au terme de laquelle on pourra arriver au concept « un sénégalais, un toit» c’est possible, il faut y arriver».
DOUDOU SENE, PRESIDENT DE L’AMICALE DES ANCIENS INSPECTEURS DES SPORTS
«Il faut de la législation, de la formation et des infrastructures»
«Il faut des moyens humains pour la formation des cadres mais également des moyens matériels, de bons textes, bref une bonne législation. On se rappelle de la création de loi de 84 -55 du 23 mai1984. Elle reste la seule loi de référence. Mais avec la nouvelle législation on ne parle plus de loi mais de Code du sport. Mais depuis la création de cette norme, son application bat de l’aile, ou bien elle n’est pas appliquée correctement. Il faut aussi construire des stades, et améliorer ceux qui sont là. Il faut permettre à la population de s’épanouir avec des infrastructures modernes. On ne peut pas se permettre de vouloir développer le sport sans des stades adéquats. Il ne faut pas oublier que ces infrastructures sportives participent aussi à l’activité économique. La dernière chose et qui urge, c’est le budget alloué au sport. Il faut l’augmenter vers 1% voire 2%. Le premier ministre est quelqu’un qui connaît très bien le sport pour avoir été ancien président de la Fédération d’Athlétisme».
THIAT DU MOUVEMENT «Y EN A MARRE»
« Qu’il apporte des décisions par rapport à l’impunité, l’injustice, la malversation et l’insécurité »
«On suggère à ce qu’il y ait une rupture dans tout ce qu’on appelle le train de vie de l’Etat. Nous nous attendons à ce que l’Etat dessine de gros projets par rapport à l’éducation, parce que c’est un réel problème pour les élèves et les étudiants. Etablir de vraies solutions dans le domaine de la santé, parce qu’on sait qu’elle est malade au Sénégal. On suggère que le Premier ministre apporte de gros projets par rapport à l’autosuffisance alimentaire, par rapport à l’agriculture, à la pêche et à l’élevage. Egalement, qu’il apporte des décisions par rapport à l’impunité, l’injustice, la malversation et l’insécurité. Nous nous attendons à une rupture des manières de faire. Nous suggérons une déclaration qui va dans le sens de l’intérêt de la population, mais pas dans le sens des politiques. Nous nous attendons à une bonne politique extérieure digne de notre pays. Nous suggérons, enfin, à l’Etat de régler définitivement les problèmes d’électricité et des inondations. On ne veut pas de projets comme plan 'Takkal' et autres».
OUZA DIALLO, AUTEUR COMPOSITEUR
“Le Premier ministre doit élaborer un plan quinquennal, renouveler le plan‘Jaxaay' ”
«D’abord, je demanderai au Premier ministre de ne plus aller en vacances. Il ne fallait pas qu’il y aille. Nous, on ne connaît pas les vacances. Les inondations sont actuellement prioritaires au Sénégal, cela tout le monde le sait. Je lui suggérerai de prendre des mesures d’accompagnement bien précises. Je n’ai pas aimé la façon dont l’aide aux sinistrés a été faite. Celui-là a amené ceci, un autre cela, c’était comme un ‘ngenté’. Le Premier ministre doit élaborer un plan quinquennal, renouveler le plan ‘Jaxaay’. J’avais bien apprécié, mais il faut faire des lotissements et cela avec transparence, sérieux et clarté. Les gens du gouvernement doivent apprendre le dynamisme de Wade, ça les aidera beaucoup, c’est important».
AMACODOU DIOUF, PRESIDENT DU CONGAD
«Il est fondamental à ce que le Premier ministre travaille sur une nouvelle politique agricole au Sénégal»
Le Sénégal doit connaître une certaine rupture dans le cadre du déroulement de l'exécution des politiques économiques et sociales au niveau de ce pays. La première chose qui est fondamentale, c'est une rupture vis-à-vis de l'orientation de la politique économique et sociale que nous avons. Il s'agit de considérer, aujourd'hui, que le secteur de la croissance au niveau du Sénégal est basé sur une croissance agricole réelle et durable. Le gouvernement a intérêt à appuyer, non seulement la production agricole, à l'organiser, mais aussi à gérer cette production d'une manière institutionnelle en laissant la libre entreprise se développer. Aujourd'hui, on ne peut plus répondre aux injonctions de la Banque mondiale qui sont en train de polluer les orientations de politiques économiques de ce pays pour nous entraîner dans une situation où on ne parvient pas à appuyer notre secteur. Il est fondamental à ce que le Premier ministre travaille sur une nouvelle politique agricole au Sénégal
qui est en rupture avec tout ce que Wade et Diouf ont fait. D'ailleurs, Wade n'a jamais eu de politique agricole. Par rapport à la politique énergétique, il faut refonder la politique énergétique du Sénégal. Dire aux Sénégalais la vérité et refuser systématiquement le plan de la Banque mondiale à augmenter le coût de consommation de l'électricité au Sénégal. Il faut ouvrir le secteur à d'autres opérateurs qui sont susceptibles de pouvoir apporter quelque chose au développement du secteur. Le troisième élément, c'est qu'il faut que le Premier ministre s'achemine vers une politique éducative en rupture avec tout ce qui s'est passé jusqu'ici. On a parlé des états généraux de l'éducation, il faut que ça soit des moments forts qui évaluent les difficultés du secteur et en rapport avec les acteurs, qu'on aille vers un programme commun de politique éducative au Sénégal.
«Abdoul Mbaye doit parler de la résolution des problèmes conjoncturels»
«Nous suggérons au Premier ministre qu’il y ait dans son discours une manifestation de la volonté politique de ce nouveau régime de prendre à bras le corps les problèmes auxquels les enseignants sénégalais sont confrontés depuis belle lurette. Abdoul Mbaye doit parler de la résolution des problèmes conjoncturels, l’ouverture de négociations sincères et sérieuses sur la plateforme revendicative du Cusems. Au-delà, nous aimerions qu’il parle des assises nationales de l’éducation et de la formation. Nous voulons également qu’il tienne des propos rassurants pour les élèves, les parents d’élèves et les acteurs du système éducatif. Et surtout, pas un discours de politique politicienne».
MAMADOU LAMINE DIANTE, SECRETAIRE GENERAL DU SAEMS
«Il doit parler de la réforme de la fonction publique, car toutes nos revendications butent sur le statut de l’enseignant»
«Nous pensons que pour un gouvernement qui ambitionne le développement du Sénégal, il doit savoir miser sur les ressources humaines. Et pour la création des ressources humaines de qualité, il faut par conséquent porter l’école au coeur des préoccupations du gouvernement. Abdoul Mbaye doit prendre des mesures idoines allant dans le sens de résoudre la crise scolaire pour l’atteinte des objectifs auxquels le Sénégal a souscrit. Il y a des problèmes conjoncturels que le gouvernement se doit de régler, donc le Premier ministre doit faire état de
la formation des enseignants. Aussi, assurer aux enseignants un plan de carrière qui les motive pour s’acquitter correctement de leur travail. Nous lui suggérons également de parler de la réforme de la fonction publique, car toutes nos revendications butent sur le statut de l’enseignant».
ABABACAR SADIKH NDIAYE, SECRETAIRE GENERAL DU SAES
«Je lui suggère de nous dire comment il va résoudre le problème de l’enseignement supérieur»
«Je suggère au Premier ministre de nous dire comment il va résoudre le problème de l’enseignement supérieur. Aussi, dire quelles sont les perspectives du gouvernement dans les 5 ans à venir, vu la gravité de la situation. Et surtout si le gouvernement sera en mesure de prendre en charge les conclusions de nos assises qu’on a tenues de septembre 2010 à décembre 2010. Je suggère à Abdoul Mbaye de nous dire si nous allons rester dans ce modèle de reproduction de notre système éducatif hérité des Français qui l’ont hérité des Anglo-saxons, c'est-à-dire le système Lmd».
ME AMADOU SALL DU PARTI DEMOCRATIQUE SENEGALAIS (PDS)
«Qu’il ne fasse pas du copier-coller»
«S’il recopie ce qu’on a dit et fait, c’est continuer ce que le Pds a fait. S’il fait du nouveau, que ça soit quelque chose qui répond aux préoccupations des populations. Ils ont promis de diminuer le prix du riz, qu’ils le diminuent, qu’ils baissent le prix des denrées de première nécessité, qu’ils créent des emplois, comme ils l’ont promis, mais qu’ils ne fassent pas des copiers-collers. Nous l’attendons. Qu’ils ne prennent pas nos projets, nos programmes, nos perspectives, toutes les politiques que nous avions mises en place avec nos chiffres, pour
dire que : 'c’est ce que nous allons faire'. Mais, si c’est le cas, qu’ils disent que :'nous continuons le programme que le Parti démocratique sénégalais a commencé'. Nous avons notre déclaration et nos documents. Nous l’attendons autrement».
MANSOUR KAMA, PRESIDENT DE LA CNES
«Nous ne suggérons rien au Premier ministre, notre position, c’est d’écouter et ensuite de répondre»
«Nous ne suggérons rien au Premier ministre. Notre position, c’est d’écouter et ensuite de répondre. Nous, à la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), nous ne commentons pas à l’avance, mais après. Quand le Premier ministre aura fait sa déclaration, si vous me demandez, je dirai ce que j’en pense».
MBALLO DIA THIAM, SECRETAIRE GENERAL DU SUTSAS
«On lui suggère de faire en sorte que la santé soit prise davantage en compte dans tout ce qui se fait».
«Ce qu’on peut lui suggérer, en tant que Syndicat ligue des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), c’est de faire en sorte que la santé soit prise davantage en compte dans tout ce qui se fait. Parce qu’elle est en amont et en aval du développement. Et sur ce rapport, nous pensons que les besoins de santé sont supérieurs à tous les besoins. Par exemple, aux besoins de l’éducation auxquels on consacre 40%, nous pensons que la santé, c’est avant la naissance jusqu’à la mort. Donc, pour le budget de la santé, on doit aller même au-delà des 15%. Taux qu’on a jamais atteint, parce qu’on est actuellement à moins de 11%. Nous voyons que sur le budget, nous avons la portion congrue, alors qu’on devait nous considérer davantage. C’est cela qui pourrait régler en gros son rêve de couverture médicale universelle. Car on ne peut pas faire la couverture, sans faire progresser ce budget de la santé, sans qu’il y ait un haut financement politique de la santé dans sa globalité».
MAMADOU MBODJI, PRESIDENT DU FORUM CIVIL
«Je voudrais laisser au Premier ministre le soin de porter ses idées, et après, je commenterai»
«Je voudrais laisser au Premier ministre le soin de porter ses idées et après je commenterai. Je préfère ça que d’anticiper. On veut le laisser faire et après on verra».
HAMIDOU DIOP, SECRETAIRE GENERAL DU CONSEIL NATIONAL DU PATRONAT DU SENEGAL (CNP)
«Il faudrait enfin que les politiques sectorielles soient clairement définies»
«Le Conseil national du patronat du Sénégal (Cnp) est préoccupé par plusieurs projets de loi portant sur l'environnement des entreprises qui sont toujours à l'étude et nous avons besoin de plus de visibilité. Il s'agit de la réforme du Code général des Impôts, la réforme du Code général des douanes, l'amélioration du climat des affaires, la protection sociale, la flexibilité du marché du travail et la question de l'emploi. À cet effet, nous souhaitons également qu'avant l'adoption de tout projet de loi portant sur l'environnement des entreprises, que l'Assemblée nationale auditionne le secteur privé. Nous disons qu'il faut toujours prendre le pouls de l'entreprise pour savoir si les prévisions mêmes budgétaires de l'Etat peuvent être atteintes. Nous attendons également de la Dpg du Premier ministre la continuité de l'action de l'Etat en matière de bonne gouvernance, de transparence, de maîtrise des dépenses budgétaires, de rationalisation des agences ainsi que le renforcement du patriotisme économique lié à l'intérêt national. Nous souhaitons également avoir toute la visibilité sur les grands chantiers du gouvernement et pourquoi pas dans ce cadre, la création d'une nouvelle capitale administrative au coeur du Sénégal pour décongestionner Dakar et régler définitivement la problématique des inondations entre autres. Il faudrait enfin que les politiques sectorielles soient clairement définies notamment dans les secteurs porteurs de croissance comme le tourisme, la pêche, l’agro-industrie et les Tic».
PR El HADJI NIANG, PRESIDENT DE LA LIGUE SENEGALAISE DES CONSOMMATEURS
«Qu’il décline une stratégie qui permet aux sénégalais d'arriver à une autosuffisance alimentaire»
«Nous aimerions que le Premier ministre intègre dans sa déclaration de politique général un certain nombre de chapitres. Il s’agit plus particulièrement des denrées de première nécessité. Nous attendons vraiment à ce qu’il parle non seulement de la baisse des denrées de première nécessité mais qu’il définisse les voies et moyens pour que le Sénégal arrive à une sécurité et à une autosuffisance alimentaire. Ce que nous attendons ce n’est pas seulement la baisse des prix mais qu’il décline une stratégie économique et politique qui permettent aux Sénégalais d'arriver à une autosuffisance alimentaire. En ce qui concerne les inondations, nous voulons en tout cas qu’il affiche une politique permettant aux Sénégalais de dépasser le problème des inondations. J’entends une solution durable et définitive. Je l'attends aussi sur le problème du loyer, parce qu’il n’y a pas une vision sur cette question. Il faut une volonté politique d’organiser le domaine de loyer et de lutter contre la spéculation. Que le gouvernement s’oriente aussi progressivement vers une politique au terme de laquelle on pourra arriver au concept « un sénégalais, un toit» c’est possible, il faut y arriver».
DOUDOU SENE, PRESIDENT DE L’AMICALE DES ANCIENS INSPECTEURS DES SPORTS
«Il faut de la législation, de la formation et des infrastructures»
«Il faut des moyens humains pour la formation des cadres mais également des moyens matériels, de bons textes, bref une bonne législation. On se rappelle de la création de loi de 84 -55 du 23 mai1984. Elle reste la seule loi de référence. Mais avec la nouvelle législation on ne parle plus de loi mais de Code du sport. Mais depuis la création de cette norme, son application bat de l’aile, ou bien elle n’est pas appliquée correctement. Il faut aussi construire des stades, et améliorer ceux qui sont là. Il faut permettre à la population de s’épanouir avec des infrastructures modernes. On ne peut pas se permettre de vouloir développer le sport sans des stades adéquats. Il ne faut pas oublier que ces infrastructures sportives participent aussi à l’activité économique. La dernière chose et qui urge, c’est le budget alloué au sport. Il faut l’augmenter vers 1% voire 2%. Le premier ministre est quelqu’un qui connaît très bien le sport pour avoir été ancien président de la Fédération d’Athlétisme».
THIAT DU MOUVEMENT «Y EN A MARRE»
« Qu’il apporte des décisions par rapport à l’impunité, l’injustice, la malversation et l’insécurité »
«On suggère à ce qu’il y ait une rupture dans tout ce qu’on appelle le train de vie de l’Etat. Nous nous attendons à ce que l’Etat dessine de gros projets par rapport à l’éducation, parce que c’est un réel problème pour les élèves et les étudiants. Etablir de vraies solutions dans le domaine de la santé, parce qu’on sait qu’elle est malade au Sénégal. On suggère que le Premier ministre apporte de gros projets par rapport à l’autosuffisance alimentaire, par rapport à l’agriculture, à la pêche et à l’élevage. Egalement, qu’il apporte des décisions par rapport à l’impunité, l’injustice, la malversation et l’insécurité. Nous nous attendons à une rupture des manières de faire. Nous suggérons une déclaration qui va dans le sens de l’intérêt de la population, mais pas dans le sens des politiques. Nous nous attendons à une bonne politique extérieure digne de notre pays. Nous suggérons, enfin, à l’Etat de régler définitivement les problèmes d’électricité et des inondations. On ne veut pas de projets comme plan 'Takkal' et autres».
OUZA DIALLO, AUTEUR COMPOSITEUR
“Le Premier ministre doit élaborer un plan quinquennal, renouveler le plan‘Jaxaay' ”
«D’abord, je demanderai au Premier ministre de ne plus aller en vacances. Il ne fallait pas qu’il y aille. Nous, on ne connaît pas les vacances. Les inondations sont actuellement prioritaires au Sénégal, cela tout le monde le sait. Je lui suggérerai de prendre des mesures d’accompagnement bien précises. Je n’ai pas aimé la façon dont l’aide aux sinistrés a été faite. Celui-là a amené ceci, un autre cela, c’était comme un ‘ngenté’. Le Premier ministre doit élaborer un plan quinquennal, renouveler le plan ‘Jaxaay’. J’avais bien apprécié, mais il faut faire des lotissements et cela avec transparence, sérieux et clarté. Les gens du gouvernement doivent apprendre le dynamisme de Wade, ça les aidera beaucoup, c’est important».
AMACODOU DIOUF, PRESIDENT DU CONGAD
«Il est fondamental à ce que le Premier ministre travaille sur une nouvelle politique agricole au Sénégal»
Le Sénégal doit connaître une certaine rupture dans le cadre du déroulement de l'exécution des politiques économiques et sociales au niveau de ce pays. La première chose qui est fondamentale, c'est une rupture vis-à-vis de l'orientation de la politique économique et sociale que nous avons. Il s'agit de considérer, aujourd'hui, que le secteur de la croissance au niveau du Sénégal est basé sur une croissance agricole réelle et durable. Le gouvernement a intérêt à appuyer, non seulement la production agricole, à l'organiser, mais aussi à gérer cette production d'une manière institutionnelle en laissant la libre entreprise se développer. Aujourd'hui, on ne peut plus répondre aux injonctions de la Banque mondiale qui sont en train de polluer les orientations de politiques économiques de ce pays pour nous entraîner dans une situation où on ne parvient pas à appuyer notre secteur. Il est fondamental à ce que le Premier ministre travaille sur une nouvelle politique agricole au Sénégal
qui est en rupture avec tout ce que Wade et Diouf ont fait. D'ailleurs, Wade n'a jamais eu de politique agricole. Par rapport à la politique énergétique, il faut refonder la politique énergétique du Sénégal. Dire aux Sénégalais la vérité et refuser systématiquement le plan de la Banque mondiale à augmenter le coût de consommation de l'électricité au Sénégal. Il faut ouvrir le secteur à d'autres opérateurs qui sont susceptibles de pouvoir apporter quelque chose au développement du secteur. Le troisième élément, c'est qu'il faut que le Premier ministre s'achemine vers une politique éducative en rupture avec tout ce qui s'est passé jusqu'ici. On a parlé des états généraux de l'éducation, il faut que ça soit des moments forts qui évaluent les difficultés du secteur et en rapport avec les acteurs, qu'on aille vers un programme commun de politique éducative au Sénégal.

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