DECES DU COMEDIEN THIERNO NDIAYE DOSS : L’interprète de Guéléwar s’est éteint hier dans son Kaolack natal

Samedi 4 Août 2012

Il aura fait les beaux jours du théâtre sénégalais. C’est un grand monument qui tombe, laissant derrière lui toute la famille artistique orpheline. Ses oeuvres resteront à jamais ancrées dans les mémoires. Il s’agit de Thierno Ndiaye Doss. Il a rendu l’âme ce vendredi 03 août 2012 dans l’intimité
familiale à l’âge de 78 ans à Kaolack.


DECES DU COMEDIEN THIERNO NDIAYE DOSS : L’interprète de Guéléwar s’est éteint hier dans son Kaolack natal
On le savait malade depuis longtemps. Mais c’est avec beaucoup de surprise que son décès fut appris. Sa dernière apparition en public, lors du fest’rire avait éveillé beaucoup de commentaires, mais surtout beaucoup d’émotions. Le standing ovation auquel il a eu droit ce jourlà était le dernier salut d’un peuple, le dernier hommage bien mérité à un monument de la culture en général et du théâtre en particulier. Thierno Ndiaye a participé à plusieurs longs métrages. Mais sa prestation qui le rendra célèbre devant le monde est sans nul doute «Guéléwar» du cinéaste sénégalais Sembène Ousmane. Dans ce film, le comédien y interprète le rôle de pierre Henry Thioune, un résistant d’un type nouveau avec un franc-parler qui lui sera fatal. Guéléwar qui est son sobriquet s’oppose farouchement à l’aide alimentaire qui fait de l’Afrique un éternel quémandeur. Dans une production plus gaie, il a joué à toutes les saisons la série «Goorgorlou» où il interprète le rôle de Moustapha. Ami fidèle et toujours disponible du personnage de TT Fons. Ce que le monde artistique retiendra de l’homme, c’est un acteur d’une dimension exceptionnelle qui se fondait à chaque fois dans le rôle à interpréter. Ce qui lui vaudra une vingtaine de participation dans des productions dont «Camp Thiaroye», «Ancien Combattant», «Caprices d'un fleuve», «Makouta», «Tableau ferraille», etc. En français comme en Wolof, Thierno Ndiaye avait un timbre vocal qui captivait, mais surtout collait étrangement avec le personnage : père, époux, ami ou citoyen modèle. C’est une icône qui s’en va au moment où le théâtre sénégalais a plus que besoin de repère. C’est une bougie qui s’éteint à jamais à l’âge de 78 ans. Puisse son âme reposer en paix. Salut l’artiste !

REACTIONS

(Bass DIAKHATE)
“Si aujourd’hui j’ose faire du cinéma, je le dois beaucoup à Thierno Ndiaye Doss”

Si aujourd’hui j’ose faire du cinéma, je le dois beaucoup à Thierno Ndiaye Doss. Je lui dois mon carnet d’adresses dans ce milieu. Il a tout fait pour l’art. C’est pourquoi, lorsque nous avions eu l’idée de créer l’association des artistes comédiens du Sénégal (Arcos) nous avons porté notre choix sur lui pour qu’il en soit le président. Nous ne voyions personne d’autre. Il l’a incarné aussi bien dans ses oeuvres que dans la vie de tous les jours. Il prenait des jeunes et les encadrait avec beaucoup d’amour et d’engagements. Nous ne pouvons que regretter sa perte et prier pour que Dieu l’accueille dans son paradis.

Seydina Mandione Laye (Artiste Comédien)
« J’ai perdu un père ! »

C’est une grande perte pour toute notre famille artistique, cependant, nous rendons grâce à Dieu. C’est Pape Faye qui vient de m’en informer par texto. Mais sachez que je viens de perdre un père en la personne de Thierno Ndiaye. Nous avons partagé le plateau de tournage du téléfilm le 13. Et j’ai beaucoup appris de lui. Il me disait souvent qu’il avait les mêmes intentions pour moi que pour ses fils. A chaque occasion, il me citait en exemple. Alors j’ai vraiment perdu un père et je prie pour le repos de son âme et que Dieu l’accueille dans son paradis.

Ndongo-D de «Dara-ji Family»
«Ndiaye Doss est un grand qui a inspiré le mouvement Hip-Hop»

Nous allons présenter nos condoléances à tous les artistes, à tout le Sénégal et au monde entier. Pour nous, c’est un grand qui nous a inspirés, qui a inspiré le mouvement hip hop. On se rappelle du temple de Omzo et du morceau «Guello waar » et du personnage que M. Ndiaye Doss a incarné. Nous, ça nous a marqués et ça nous a permis de savoir qu’on ne doit pas vivre en tendant toujours la main. Et je vais vraiment m’incliner et demander à chaque Sénégalais de faire une Fathia et 6 Ikhlass pour ce monsieur. En tout cas, nous allons continuer à prier pour lui et je pense que son travail va continuer, pour moi son travail restera éternel, qu’il repose en paix.
Mbaye THIAM (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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