Jeudi 23 Mai 2013
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CRI DE DETRESSE D’UN TRAVAILLEUR DE JEAN LEFEBVRE - NOUS SOMMES AUSSI DES SINISTRES

Lundi 17 Septembre 2012

Si la compréhension que nous avons du mot sinistré est exacte nous pouvons dire sans honte que nous les travailleurs de JLS sommes des sinistrés.
N’est- il pas sinistré celui qui a tout perdu à la suite d’une catastrophe naturelle ?
N’est- il pas aussi sinistré celui qu’une situation imprévisible a conduit au dénuement le plus total malgré lui ?
N’est – il pas sinistré celui qu’un acte criminel a privé de toit, de pain et de paix ?
En regardant nos parents victimes des inondations qui bénéficient d’un bel élan de solidarité nationale nous avons encore une fois salué la grandeur de notre peuple compatissant et prompt à faire bloc dans des situations les plus difficiles. Nous avons aussi bénéficié de cet élan de solidarité quand le régime de Wade a entrepris la destruction de notre outil de travail. Qui ne se rappelle pas ce large rassemblement de toutes les forces vives de la nation autour du PDG de notre Entreprise pour dire « NON A L’INJUSTICE » ?

CRI DE DETRESSE D’UN TRAVAILLEUR DE JEAN LEFEBVRE - NOUS SOMMES AUSSI DES SINISTRES
En regardant aussi ces milliers de sans abri en majorité d’enfants et de femmes au lendemain incertain un frisson nous envahi. Nous osons espérer qu’ils ne connaîtront pas le même sort que nous sommes entrain de vivre : l’oubli après au bout de deux mois le temps que la saison des pluies laisse la place à la saison sèche.
Espérons que tous ceux qui sont montés au créneau pour assister les sinistrés et réclamer des solutions pérennes aux inondations n’auront pas la même attitude que cette armada de défenseurs de la cause des travailleurs de JLS quand l’Etat tardera à mettre en œuvre des solutions structurelles aux inondations.
Nous aussi travailleurs de JLS devenus sinistrés à cause de l’action imprévisible et criminelle de l’ancien régime dont l’objectif de détruire notre entreprise était une priorité, avons tout perdu
à l’instar ces milieux de sénégalais qui sont dans les camps de recasement:
- nos familles se sont disloquées pour l’écrasante majorité ;
- nous ignorons les prix des denrées de premières nécessité car ne disposant pas de revenu pour payer un kg de riz et devons notre survie et celle de nos enfants à la solidarité de nos familles et de nos amis ;
- l’éducation de nos enfants est compromise ;
- comme eux nous sommes recasés par des parents et proches sinon nous allions grossir les rangs des sans abri ou domicile fixe. Inutile de vous dire que nous ne pouvons pas payer le loyer et ceux qui nourrissaient l’ambition d’acquérir une maison ont vu leur rêve tomber à l’eau.
Si nous ne sommes pas des sinistrés alors que veut dire être sinistré surtout que notre situation est l’œuvre folle d’un régime qui a décidé de liquider une entreprise nationale référence dans son domaine et qu’aucun bon sens ne pouvait imaginer à plus forte raison prévoir.
Chaque jour qui passe accentue notre calvaire et l’espoir qu’avait suscité l’élection du Président Macky Sall est en train de faire place à la désillusion.
Pourquoi tout ce temps sans que JLS, longtemps plongé dans le coma, ne bénéficie pas d’une place en réanimation pour lui donner un peu de souffle lui permettant de revivre ?
Nous ne doutons pas du fait que le Président tiendra parole en réparant cette injustice majeure du défunt régime par la réhabilitation de Bara Tall et son Entreprise mais, nous ne pouvons pas nous empêcher de poser certaines questions :
- Le président de la République sait –il réellement ce que vivent les travailleurs de JLS que nous Sommes ? Plus le temps passe JLS s’approche de la tombe que Wade et son fils avaient creusée pour Elle ;
- Où sont les chefs de partis politiques devenus aujourd’hui ministres, députés ou bien placés dans l’appareil d’état et qui rivalisaient de ponctualité pour se placer en première ligne lors du procès des chantiers de Thiès ?
- Où sont ces figures emblématiques qui avaient porté le flambeau de la lutte de notre peuple en y inscrivant en lettre d’or le cas de JLS cité jadis comme symbole des injustices sous l’ère Wade ? Alors les symboles on ne les détruit pas. Ils sont sacrés. Mais hélas aujourd’hui le symbole du refus et de la lutte contre l‘injustice incarné par Bara Tall est en train d’être détruit parce que l’Etat tarde à réagir.
- Qui sont en charge du dossier ?
- Ont –ils réellement la volonté de le traiter avec diligence ?
- Où sont les Dansokho, Tanor, Niasse, Bathily, Y’en a marre, Idy et tous ceux qui avait fait bloc pour dire non à la liquidation de JLS ?
A tous ces leaders nous ne demandons qu’une chose : se rappeler du cas JLS et aider le président en le lui rappelant car nul n’ignore que les urgences sont telles que chaque cas a besoin d’être plaidé pour être examiné en priorité et personne ne dira que Le sort des 3000 travailleurs de JLS n’est pas une priorité.
Nous les travailleurs de JLS comptons sur toutes ces personnalités pour plaider notre cause à moins qu’ils aient décidé de donner raison à un avocat de l’Etat qui disait au sortir de l’audience qui a acquitté Bara Tall que « que tous ces leaders se réfugient derrière l’aura de Bara Tall pour gagner la sympathie de l’opinion »
Tel n’est pas notre conviction mais comme tout sinistré nous n’attendons que des actions d’urgence suivies de solutions pérennes.
SAUVEZ JLS PENDANT QU’IL EST ENCORE TEMPS !



Mafall SECK,
Travailleur de JLS.
e-mail : sassydiouf@live.fr

Mafall SECK, Travailleur de JLS.

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


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