COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES : econduit, le coureur de jupons, réclame le remboursement de l’argent dépensé au restaurant et fracture le bras de la dame
Coureur de jupons invétéré, Lamine B. Ba, s’est retrouvé en prison, à cause de ses frasques. Ayant invité au restaurant une de ses ex-voisines, il
a voulu par la suite profiter de la dame, mais puisque cette dernière a dit niet, il lui a réclamé le poulet et le sandwich qu’il lui avait achetés, avant
de lui fracturer le bras.
Traduit à la barre du tribunal de Dakar pour coups et blessures volontaires, Lamine B. Ba a été condamné hier à une peine d’avertissement de trois mois et une amende ferme de 50 000 francs Cfa. Peut-être que les quelques jours qu’il a passés en prison vont lui servir de leçon et l’amener à rester fidèle à son épouse. Coureur de jupon invétéré, il avait un jour rencontré une veille connaissance avec qui il avait partagé le même immeuble. Ayant échangé de numéros de téléphone, il appellera cette dernière un jour en l’invitant à le rejoindre dans une auberge. Louise Sagna, qui dit ne pas être une femme facile, lui a alors dit niet. C’est ainsi qu’il l’a par la suite invitée au restaurant. S’étant rencontrés finalement à la «Brioche Dorée», même si rien ne les lie, Lamine B. Ba et Louise Sagna dégusteront un bon poulet, arrosé par une boisson, avant qu’ils ne commandent un sandwich à emporter. Voulant sans doute prolonger la soirée, le sieur Ba réitérera encore son désir de conduire la dame dans une auberge. Mais face au refus de cette dernière, il s’était consolé en allant chez la dame, qui lui a rappelé qu’il devait quitter avant 22 heures. Une heure qui ne sera pas respectée par Lamine Ba qui a voulu flirter avec Louise Sagna. Cette dernière lui ayant opposé un niet catégorique, le chef de famille n’a pas hésité à lui réclamer le remboursement de l’argent qu’il a dépensé au restaurant, notamment pour payer le poulet et le sandwich qu’elle aconsommés. C’est dans ces circonstances qu’ils ont eu des échanges de propos malveillants, avant que l’échange ne se solde par une altercation. Ayant fait une chute, la dame se retrouvera avec un bras fracturé qu’elle n’a constaté que le lendemain. Munie d’un certificat médical de 45 jours, elle n’a pas hésité à porter plainte contre Lamine B. Ba, pour coups et blessures volontaires. Entendu hier à la barre, le mis en cause a catégoriquement nié les faits. «Moi je respecte ma femme», n’a-t-il eu cesse de répéter à la barre. Selon lui, c’est la dame qui lui a proposé des rapports sexuels, mais il a refusé car ayant beaucoup de respect pour son épouse. Estimant que le prévenu est un «irresponsable», le parquet a requis un an, dont 6 mois ferme, à son encontre. La défense a elle plaidé la bienveillance de la loi. Lamine B. Ba a finalement écopé d’une peine d’avertissement de 3 mois et d’une amende ferme de 50 000 francs Cfa.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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