Alors qu’ils étaient attraits à la barre pour des faits de vol en réunion qui leur était reprochés, Serigne Diouf et Tidiane Diamanka, les deux
agents de police, ont finalement été édifiés sur leur sort. Reconnus coupables du vol de 3 millions de Francs Cfa ils ont été condamnés, hier,
à 3 ans de prison ferme. Et sont aussi contraints de payer à la dame Sowé Cissokho, 4 millions de francs Cfa, pour toutes causes de préjudices confondus. Une décision qui apporte, sans aucun doute, un bol d’air dans les poumons de la dame Cissokho, plaignante dans cette affaire où elle dit avoir été dépossédée de son sac contenant 9 millions de nos francs par un mineur d’origine guinéenne du nom de Mohamed Keïta, à Diourbel. L’audience des flagrants délits de Dakar qui avait statué la semaine passée sur cette affaire nébuleuse a finalement tout tiré au clair.
Il faut aussi souligner que c’est la comparution des témoins et du jeune I. Keïta, après l’audition des deux parties, qui ont permis au parquet de se faire une religion dans cette affaire. Et pour preuve, Ibrahima Keïta qui avait été entendu a dit à la barre, qu’il a été pris au collet par le sieur Diouf, qui après l’avoir menotté l’a entraîné dans un coin en lui intimant l’ordre de ne pas tenter de regarder derrière lui. C’était aussi sans compter avec les témoignages de Seydou Samb, le gardien du magasin, selon lesquels le jeune voleur avait été isolé après son interpellation, ont été plus que déterminants. Parce qu’invité à revenir sur les faits, il a expliqué qu’il leur est arrivé à Ibrahima Guindo et lui de laisser, en un moment les deux agents seuls avec le mineur et son butin. Poursuivant, il précise que bien après que tous ceux qui étaient concerné par cette affaire s’étaient rendus au Commissariat de Bel-Air, le sieur Diouf était revenu au magasin. Et prétextant la perte de son portable, il l’a invité à rouvrir le magasin pour qu’il vérifie, si son bien y était. C’est en effet, cette clarification qui a conforté le parquet dans sa conviction que Serigne Diouf venait en réalité prendre l’argent qu’il y avait caché. La partie civile qui a réclamé son bien a demandé 5 millions pour son dédommagement. Le parquet, convaincu de la culpabilité des mis en cause, a requis 3 ans de prison. Pour sa part, la défense a brandi comme argument le manque de preuve. Pour les deux conseils des deux prévenus, il existe beaucoup de zones d’ombres dans cette affaire. S’y
ajoute, selon les deux «robes noires», le problème d’imputabilité qui se pose dans ce procès. Dans leur volonté de sortir leurs clients de cette guêpière, ils ont plaidé la relaxe au bénéfice du doute à défaut de la relaxe pure et simple. Une prière tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque leurs clients qui avaient bouclé leurs 25 ans de service ont écopé de 3 ans ferme.
agents de police, ont finalement été édifiés sur leur sort. Reconnus coupables du vol de 3 millions de Francs Cfa ils ont été condamnés, hier,
à 3 ans de prison ferme. Et sont aussi contraints de payer à la dame Sowé Cissokho, 4 millions de francs Cfa, pour toutes causes de préjudices confondus. Une décision qui apporte, sans aucun doute, un bol d’air dans les poumons de la dame Cissokho, plaignante dans cette affaire où elle dit avoir été dépossédée de son sac contenant 9 millions de nos francs par un mineur d’origine guinéenne du nom de Mohamed Keïta, à Diourbel. L’audience des flagrants délits de Dakar qui avait statué la semaine passée sur cette affaire nébuleuse a finalement tout tiré au clair.
Il faut aussi souligner que c’est la comparution des témoins et du jeune I. Keïta, après l’audition des deux parties, qui ont permis au parquet de se faire une religion dans cette affaire. Et pour preuve, Ibrahima Keïta qui avait été entendu a dit à la barre, qu’il a été pris au collet par le sieur Diouf, qui après l’avoir menotté l’a entraîné dans un coin en lui intimant l’ordre de ne pas tenter de regarder derrière lui. C’était aussi sans compter avec les témoignages de Seydou Samb, le gardien du magasin, selon lesquels le jeune voleur avait été isolé après son interpellation, ont été plus que déterminants. Parce qu’invité à revenir sur les faits, il a expliqué qu’il leur est arrivé à Ibrahima Guindo et lui de laisser, en un moment les deux agents seuls avec le mineur et son butin. Poursuivant, il précise que bien après que tous ceux qui étaient concerné par cette affaire s’étaient rendus au Commissariat de Bel-Air, le sieur Diouf était revenu au magasin. Et prétextant la perte de son portable, il l’a invité à rouvrir le magasin pour qu’il vérifie, si son bien y était. C’est en effet, cette clarification qui a conforté le parquet dans sa conviction que Serigne Diouf venait en réalité prendre l’argent qu’il y avait caché. La partie civile qui a réclamé son bien a demandé 5 millions pour son dédommagement. Le parquet, convaincu de la culpabilité des mis en cause, a requis 3 ans de prison. Pour sa part, la défense a brandi comme argument le manque de preuve. Pour les deux conseils des deux prévenus, il existe beaucoup de zones d’ombres dans cette affaire. S’y
ajoute, selon les deux «robes noires», le problème d’imputabilité qui se pose dans ce procès. Dans leur volonté de sortir leurs clients de cette guêpière, ils ont plaidé la relaxe au bénéfice du doute à défaut de la relaxe pure et simple. Une prière tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque leurs clients qui avaient bouclé leurs 25 ans de service ont écopé de 3 ans ferme.

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