COTE D'IVOIRE : La Cedeao va-t-elle intervenir militairement en Côte d’Ivoire ?

Vendredi 7 Janvier 2011

La Communauté des États d'Afrique de l'Ouest menace de recourir à la force pour déloger le président sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de quitter son poste. Une option qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le pays et la région.


Les États ouest-africains sont-ils sur le point d'envoyer une force armée en Côte d'Ivoire, pour une intervention, d'un genre inédit, sur le continent ? Alors que le bras de fer entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara se poursuit, la menace plane. Le 28 décembre, un mois après le second tour de la présidentielle, la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a très clairement affirmé que si Laurent Gbagbo refusait de quitter le pouvoir, elle n'aurait «d'autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'usage de la force légitime, pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien».
Mais l’organisation a-t-elle les moyens de mettre sa menace à exécution ? «Une intervention militaire est réalisable, indique, à France24.com, Rinaldo Depagne, analyste chez International Crisis Group basé à Dakar, au Sénégal. La Cedeao a des moyens assez conséquents en termes d'hommes et de matériels».

L'Ecomog, bras armé de la Cedeao
L'Ecomog a été créée par la communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) en 1990 pour intervenir au Liberia, alors en proie à une guerre civile. Conçue au départ comme une solution temporaire, la Cedeao en fait une force permanente en 1999.
Outre le Liberia, l'Ecomog est intervenue en Sierra Leone, en Guinée-Bissau et en Côte d'Ivoire.
Le bras armé de l'organisation ouest-africaine, l'Écomog, a déjà à son actif plusieurs interventions. Cette force, qui a compté jusqu'à 20 000 hommes, s’est notamment déployée au Liberia et en Sierra Leone.

Axe Dakar-Abuja-Ouagadougou
Pour lancer une opération militaire en Côte d’Ivoire, la Cedeao doit obtenir le feu vert de l’Union africaine et des Nations-Unies. Il s’agirait alors d’une intervention inédite : l’Écomog ne s’était jusque-là déployée que sur des terrains où une guerre civile avait déjà éclatée.
À Abidjan, l’organisation pourrait déployer des troupes en trois à quatre semaines une fois sa décision prise, assure Henry Boshoff, expert de l'Institut d'études de sécurité de Pretoria cité par la Bbc. «Le commandement militaire va demander aux pays d'envoyer des soldats pour contribuer à la force, décider du concept de l'opération et étudier l'état de préparation des troupes. [...] La Cedeao a mené des exercices et élaboré des scénarios. Cela peut donc se faire rapidement», explique-t-il.
La probabilité d'une intervention militaire dans un futur proche reste toutefois soumise à de nombreux autres facteurs. Si, pour l'axe Dakar-Abuja-Ouagadougou, la nécessité et la pertinence d'une telle opération semblent admises, d’autres pays sont plus réticents. Le Ghana, traditionnellement neutre, a déjà fait savoir qu'il n'enverrait pas de troupes. La Gambie est également opposée à l’idée d’un recours militaire - mais elle n'a qu'un poids mineur au sein de la Cedeao. Le Mali, la Guinée ou le Bénin, qui comptent de très nombreux ressortissants en Côte Ivoire (plus de 4 millions d’étrangers vivent dans le pays, ndlr), craignent des représailles contre ces populations en cas d’intervention.
Le Nigeria, le plus peuplé des États de l'organisation, serait en revanche le principal contributeur de la Force, son armée étant la plus puissante de la région. Mais Goodluck Jonathan, chef de l’État nigérian et président en exercice de la Cedeao, a aussi des problèmes à régler dans son propre pays, avant des élections générales prévues en avril.
(France24)

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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