CONVERTI A LA RELIGION MUSULMANE PAR CHEIKH BETHIO THIOUNE : L’ancien garde du corps du président du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire est devenu «Cantakun»
TOUBA - Le nombre de «Cantakun» ne cesse d’augmenter d’année en année. Et rien que dans la journée du mercredi, veille de la célébration de la 117e édition du Magal de Touba, de nouveaux disciples ont fait actes d’allégeance à Cheikh Béthio Thioune, allongeant d’un coup la liste de ses disciplines. Du reste, le moment fort choisi par des centaines personnes pour se convertir à l’Islam est le Magal de Touba. C’est ainsi que le Cheikh a procédé à la conversion de plusieurs personnes, ces derniers jours. Parmi les nouveaux fidèles qui ont fait le saut, il est à noter la présence de Charles Désiré, ancien garde du corps du président du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire, Guy Yao Dri. M. Désiré, venu demander refuge auprès du mouridisme, particulièrement sous la protection du guide des Cantakounes, est tombé en transe, lors de sa rencontre avec le fervent disciple de Serigne Saliou. Né Charles Désiré, il a été renommé Saliou, comme il l’a souhaité. Une conversion à l’islam qu’il explique : «Je me suis retrouvé au Sénégal pour m’exiler et rechercher la paix. J’ai choisi d’être mouride du fait de leur comportement humain que je n’avais jamais vu nulle part ailleurs. C’est cette humanité, ce partage, cette hospitalité, cette humilité que les mourides ont, qui m’a poussé à venir me convertir à l’islam et au mouridisme et faire acte d’allégeance au Cheikh». De l’autre côté, tout satisfait de cette conversion, Cheikh Béthio Thioune prend son nouveau talibé au mot. Le regard tourné ailleurs, il indique : «Celui qui vient juste de se convertir à l’islam peut être considéré comme un réfugié politique. Son pays traverse des périodes de tensions, il s’est réfugié au Sénégal en espérant y trouver la paix. Il était dans une autre confession religieuse, mais il s’est levé un jour et a décidé de se convertir et d’être un musulman». Content d’avoir réussi une fois de plus à amener quelqu’un dans la religion musulmane et dans sa Tarikha, il affirme : «Je ne m’arrêterai pas là, je ferai de lui un mouride. Je serai son guide religieux, moi qui suis un Cheikh de Serigne Touba». À l’endroit de son nouveau talibé, il dit, «soyez le bienvenu, ici vous êtes en sécurité». Revenant sur les raisons qui ont poussé Saliou Désiré à devenir Cantakoune, il souligne : «Nous n’obligeons personne à être ce qu’il ne veut pas. Mais à celui qui manifeste sa volonté d’être un mouride, on exige qu’il soit d’abord musulman. C’est après sa conversion et l’acte d’allégeance qu’il peut être considéré comme un mouride. Celui qui vient juste de se convertir a d’abord embrassé la religion musulmane avant de faire acte d’allégeance à Serigne Touba. Ce que j’ai accepté en tant que Cheikh». Et le Cheikh d’ajouter, ont leur place au paradis, tous ceux qui l’ont connu, côtoyé ou ont fait acte d’allégeance à lui.
De nos envoyés spéciaux Mously NDIAYE, Aliou DIOUF (Stagiair
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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