Mardi 18 Juin 2013
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COMMUNE D’ARRONDISSEMENT DE DIEUPPEUL-DERKLE : Une municipalité à problèmes

Mardi 15 Janvier 2013

Rien ne va plus entre le maire de la Commune d’arrondissement de Dieuppeul- Derklé, Salif Mbaye du Parti socialiste (Ps), et certains de ses conseillers, parmi lesquels ses trois adjoints. Ces derniers l'accusent de gérer le budget de la mairie d'une manière nébuleuse depuis son arrivée à la tête de l'institution municipale. Des accusations que Salif Mbaye balaie d'un revers de la main, tout en apportant des éclaircissements sur sa gestion.


COMMUNE D’ARRONDISSEMENT DE DIEUPPEUL-DERKLE : Une municipalité à problèmes
La gestion de la mairie de Dieuppeul-Derklé est fortement dénoncée par des conseillers de l'édile Salif Mbaye, parmi lesquels figurent en bonne place ses trois adjoints, Mame Abdoulaye Tounkara, Ludovic Alihounou et Alassane Thiam. Ces derniers portent des accusations graves contre le maire. «Il n’y a aucune commission technique qui fonctionne, alors qu'elle devrait travailler pour aider le maire dans son travail. De 2009 à 2011, Salif Mbaye a toujours fonctionné seul, sans la Commission des marchés. Il a choisi des conseillers de son parti qui sont à sa solde. Alors qu'il devrait, selon l’article 276 du Code des collectivités locales, choisir parmi ses adjoints. A cela s'ajoute le comptable matières nommé par le maire et qui n’a même pas les qualités et compétences requises», dénoncent- ils. Mais, ce qui est plus aberrant pour ces conseillers, «c’est que le chef de la cellule de passation des marchés est le Directeur de cabinet du maire, nommé en violation des textes». «En somme, toutes les personnes chargées de contrôler ont été nommées par le maire, de 2009 à 2011», fulminent Abdoulaye Tounkara et ses camarades.

«Des boeufs achetés à 750 000 francs l’unité, chaque année, depuis 2009»
Poursuivant leur violente diatribe contre le maire de Dieuppeul-Derklé, M. Tounkara et compagnie révèlent que Salif Mbaye achète, à leur insu, «des boeufs à une valeur de 750 000 francs l’unité, chaque année, depuis 2009, qu’il dit, distribuer aux populations, à la veille de chaque 'Tamkharite'». «C’est seulement en Conseil municipal qu’il a avoué avoir effectué ces opérations, alors que nous n’avons jamais vu de boeufs», déplorent-ils. Et de poursuivre : «En 2010, Salif Mbaye a commandé des ordinateurs de marque Dell, et sur les bons de commande, dont nous
détenons copie, les ordinateurs réceptionnés sont des ordinateurs Hp». Les trois adjoints au maire déclarent que, «non seulement ces ordinateurs sont clonés, mais ce qui est plus grave, c'est que le fournisseur est un Conseiller municipal». Il est également reproché au maire de s'être constitué un comptable de fait, en mettant à la disposition de son Directeur de cabinet la subvention de 35 000 000 de F Cfa destinée aux Asc «qui, jusqu’à la date d’aujourd’hui, n’ont rien perçu». Et ce n'est pas tout, puisque, selon toujours les pourfendeurs du maire de Dieuppeul-Derklé, «les recettes du corbillard sont gérées par ses services sans traçabilité. Plus grave, il a acheté une grande quantité d'huile et de lait à partir des secours, sans autorisation de la Commission sociale et pour une destination inconnue». Dans une lettre datée du 11 avril 2012, dont nous détenons copie, des Conseillers ont écrit au maire pour déplorer le fait qu'il n'y ait «aucune traçabilité des recettes générées par la Convention signée avec Mads depuis janvier 2010 et jamais autorisée par le Conseil municipal».

AU BANC DES ACCUSÉS : Salif Mbaye porte la réplique à ses détracteurs

Le maire de Dieuppeul-Derklé, avec qui nous nous sommes entretenus, a démenti toutes les accusations portées sur sa personne, en apportant des précisions pour éclairer l'opinion. Salif Mbaye dit d'emblée ne pas comprendre ce que ses adjoints appellent «une gestion solitaire». Car, selon lui, «il y a un budget qui est voté, et le maire est chargé de l'exécuter avec son équipe». Pour les dépenses et les recettes, l'édile de Dieuppeul-Derklé se veut très clair : «Je suis un des rares maires à donner, mensuellement, à mes adjoints les recettes et dépenses. Je mets tous les mois à leurs dispositions les recettes et les dépenses. D'ailleurs, tout cela est affiché actuellement devant la mairie, et même les citoyens peuvent, s'ils le désirent, aller consulter. Nous n'avons rien à cacher. Ceux qui ont bénéficié des secours sont affichés. N'importe qui peut savoir ce que la mairie a recouvré comme somme d'argent et ce qu'elle a dépensé».

«Je suis un des rares maires à donner, mensuellement, à mes adjoints les recettes et dépenses»
Concernant les commissions des marchés, Salif Mbaye a aussi dégagé en touche les accusations portées sur sa personne. A ce propos, il déclare : «Les commissions des marchés sont au nombre de deux, et c'est le Conseil municipal qui les a désignées. C'est l'organe délibérant qui a désigné les membres de la commission, conformément au Code des collectivités locales, et approuvé par le Préfet». Quant aux subventions des Asc, le maire renseigne : «Nous avons fait tout ce que nous avions à faire, et le percepteur, à la date du 10 octobre 2012, a procédé au virement dans le compte de l'Asc qui devait recevoir les fonds». Des propos confirmés par un document de virement d'une somme de 5 millions fait par la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor daté du 18 octobre 2012, à l'Asc Dieuppeul, dont nous détenons copie. Salif Mbaye précise que même les Asc et les adjoints au maire sont au courant. S'agissant de l'achat des boeufs tant décrié par ses adjoints, M. Mbaye déclare que «la somme ne fait pas 750 000 francs l'unité. C'est en deçà». Et pour conforter son propos, il prend à témoin le fournisseur. Il souligne qu'il avait même demandé à ses adjoints de lui faire d'autres propositions, au cas où ils trouveraient un autre fournisseur qui proposerait des prix plus abordables.

«Je ne vois pas un maire s'entourer de gens incompétents»
A en croire Salif Mbaye, «la mairie achète les boeufs à crédit, et ceux de l'année dernière ne sont même pas encore payés». Pour la comptabilité-matière, Salif Mbaye indique : «Je ne peux confier des postes à des gens en qui je n'ai pas confiance. Mieux, la loi ne me l'interdit pas. Je ne vois pas un maire s'entourer de gens incompétents. Mon Directeur de cabinet ne s'occupe que de mon cabinet et rien d'autre. Et s'il veut quelque chose, il s'adresse au comptable-matière. Le Secrétaire municipal, c'est moi qui l'ai fait venir, c'est un fonctionnaire municipal de la ville de Dakar». Pour le site Internet, le maire de Dieuppeul-Derklé fait savoir que «ce n'est pas simplement le site qui a coûté 2, 5 millions, ce sont plusieurs composantes. Car, en plus du site, il y a le logo et la charte graphique. Ce travail a été effectué par un cabinet. D'ailleurs, j'en ai aussi parlé en Conseil municipal». Concernant les ordinateurs, M. Mbaye précise que son équipe n' a trouvé que trois à la mairie. «Actuellement, le personnel qui y travaille dispose chacun d'un ordinateur, et le produit qu'on nous a livré est bon. Si maintenant, on dit qu'il y a un Conseiller derrière ce marché, je ne le connais pas, et ça serait grave s’ils le connaissaient et qu'ils taisent le nom».
Jacques Ngor SARR

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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