COMMENT L'ELECTRICITE CONSTITUE UNE BOMBE AU SEIN DES MENAGES : 77% des installations sont dangereuses, révèle une étude

Vendredi 21 Décembre 2012

Le laxisme qui règne dans les installations électriques intérieures du Sénégal commence à prendre des proportions plutôt inquiétantes. Préoccupé par les dégâts collatéraux qu’elles peuvent entraîner si les autorités ne font rien, Adiouma Dione, Directeur général de la promotion de la qualité des installations électriques intérieures (Proquelec), sonne l’alerte. En fait, c’est hier lors de l’atelier de «restitution des résultats des enquêtes sur la sécurité électrique dans les établissements recevant du public au Sénégal», qu’il a fait une telle révélation. Une situation terrifiante, selon le Dg de Proquelec qui soutient que «pour les logements, cette enquête a révélé que 7% des installations électriques intérieures étaient conformes, 16% ont des dispositions incomplètes, et 77% sont dangereuses». Adiouma Dione explique que ces installations sont jugées dangereuses puisqu’elles ne disposent pas «de prise de terre, de prise de courant avec contact de terre, de conducteur de protection, un disjoncteur différentiel» bref, tout un arsenal de dispositifs. Soulignant d’emblée que cette enquête est une première en Afrique, le Dg de Proquelec a également fait savoir que pour les établissements recevant du public, «21% n’étaient pas conformes». Cela se justifie, selon M.Dione, par le manque de «culture d’innovation» au Sénégal. Et cela traduit un peu l’état de la sécurité électrique au Sénégal, puisqu’il
n’y a pas de «contrôle de conformité au Sénégal», déplore M.Dione. Et au regard de cette situation désastreuse, il estime que seule l’application du «décret de la mise en place du dispositif de contrôle des installations intérieures» s’impose. Dès lors, il invite les autorités à s’imprégner davantage de la situation et de les appuyer encore plus dans leur lutte contre le matériel contrefait. Selon le Dg de Proquelec, les matériels de contrefaçon engendrent des conséquences incommensurables, et les pertes sont estimées à des milliards. Et dans ce combat qu’ils comptent mener jusqu’au bout, M.Dione dit que pour le moment, c’est la méthode de dissuasion qui est de mise : «Nous avons entrepris des actions en formant les artisans électriciens sur la bonne pratique. On a également fait des campagnes de sensibilisation. La contrefaçon existe dans tous les pays, donc ce n’est pas facile». Non sans affirmer qu’ils invitent les artisans à refuser certains marchés si le matériel est contrefait.

Aucune installation à Jaxaay n’obéit aux normes
«Nous nous sommes aperçus qu’aucun logement dans le plan Jaxaay n’était conforme. Quand on faisait la vérification, on a demandé aux artisans que nous avons formés de montrer les installations. On a vu qu’aucune n’était conforme», a encore révélé le Dg de Proquelec. Indiquant ne pas être resté les bras croisés, M.Dione informe avoir saisi les autorités : «Nous avons écrit aux autorités pour leur dire que le plan Jaxaay n’avait pas de prise de terre. On a écrit au ministre de l’Energie, au ministre chargé de la Construction pour qu’ils les refassent». Malheureusement, informe-t-il, jusqu’à présent «nous n’avons pas de nouvelles que ça été rectifié. Et le coût de remise en conformité n’était pas
cher, il était de 80.000 F Cfa par logement» s’offusque-t-il. Dans la même veine, M.Dione, qui a estimé à 10.000 F Cfa le coût d’installation au niveau des logements, s’est désolé du fait que l’Association des consommateurs ait qualifié ce prix de cher qui pourrait être étalé sur les factures d’électricité sans que le client ne le sente, lors du payement de «renchérissement du coût d’accès à l’électricité».

Les établissements de santé, une vraie bombe à retardement

De l’enquête menée par la Proquelec sur les risques liés aux installations électriques, il ressort des chiffres très alarmants, surtout au niveau des établissements de soins. En fait, ces derniers sont une véritable bombe à retardement si l’on se fie aux données avancées. Par exemple, dans le département de Guédiawaye, pour les cliniques et laboratoires, les installations sont très dangereuses à 100%. C’est le même schéma qui se dessine avec les dispensaires et centres de santé. Et pour les cabinets médicaux, les installations sont très dangereuses à 80%. Dans le département de Dakar, les installations électriques dans les établissements de soins à 87% ne sont pas conformes aux normes indiquées. Dès lors, on en déduit qu’elles ne garantissent pas la sécurité encore moins le confort de ceux qui les fréquentent.

Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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