CHEIKH TIDIANE GADIO, CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE DE 2012 : «Si le coup d'État électoral est perpétré, nous ne reconnaîtrons pas Wade comme président de la République»

Vendredi 3 Février 2012

Cheikh Tidiane Gadio, leader du Mouvement politique et citoyen «Loy Jot Jotna» (Mpcl), n'est pas prêt à accepter le verdict des urnes si Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession, est élu président de la République, au soir du 26 février 2012. «Si Abdoulaye Wade persiste et signe, s'impose dans les élections, impose le coup d'État électoral, nous le Mpcl, nous ne reconnaîtrons pas son gouvernement. Nous demanderons au M23 de ne pas reconnaître toutes les institutions nées d'un coup d'État électoral, de ne pas reconnaître le Président Abdoulaye Wade, comme président du Sénégal et lancerons une campagne électorale internationale en mettant en place une coordination des leaders de l'opposition et du M23 pour que le Sénégal puisse avoir de véritables institutions et élections. Donc, si le coup d'État électoral est perpétré, nous ne reconnaîtrons pas Abdoulaye Wade comme président de la République du Sénégal», a déclaré, hier, l'ancien chef de la diplomatie Sénégalaise en conférence de presse à son quartier général. Levant toute équivoque, le Mpcl annonce qu'il participera à l'élection présidentielle à venir. «Le Mpcl dit à l'opposition qu'il est hors de question de boycotter les élections. Le Mpcl est en phase avec tous les autres candidats et du M23 qu'il est hors de question de boycotter ces élections. On ne peut pas offrir au Président Wade cette opportunité en lui disant vous avez fait un coup d'État Constitutionnel, nous nous opposons à vous, mais nous nous mettons sur la marge et nous vous laissons avec certains candidats», soutient Cheikh Tidiane Gadio. À l'en croire, Me Wade, en se présentant à la présidentielle, veut terminer son projet de «dévolution dynastique» du pouvoir. «Le chantier le plus important pour Me Wade, ce n'est pas l'autoroute à péage, ce n'est pas l'aéroport de Diass. C'est le chantier qu'il a commencé, depuis un certain nombre d'années, visant à affaisser les institutions du Sénégal pour réussir son projet de dévolution dynastique en faveur de son fils. Le président n'a aucun autre objectif, c'est pour cela qu'il s'accroche au pouvoir». Sur un autre registre, M. Gadio exige «vérité et justice» sur la mort de son militant, Mamadou Diop, écrasé par le camion lance eau de la police, lors du rassemblement du M23
de mardi dernier. Et il prévient Me Wade et son régime qu'ils répondront de leurs actes devant les juridictions nationales et la Cour pénale internationale (Cpi) des crimes impunis.
Moustapha BA & Marianne NDIAYE

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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