TOUBA - Des centaines de talibés se sont retrouvés, hier, à Djanatoul Mahwa, quartier général des «Thiantracounes», pour faire le «ziar». En lieu et place du Cheikh Béthio Thioune, se trouve son fils aîné, Serigne Saliou Thioune. Et devant lui, plusieurs de ses fidèles sont venus se prosterner et réaffirmer leur fierté d’appartenir aux «Thiantacounes» et de servir le Cheikh. Pour Serigne Saliou Thioune, rien a changé sur la manière de faire les «ziars» et surtout sur la manière dont le Magal, en l’occurrence le grand «Thiant», se passe. «Le marabout a donné des ‘Ndiguels’ et ce sont ces ‘Ndiguels’ qu’on va appliquer et respecter à la lettre», fait savoir Serigne Saliou Thioune à qui on a rendu visite le jour du Magal et qui nous a signifié
devant une vingtaine de talibés : «Rien a changé, nawoon fawoon». Toutefois, précise-t-il, «c’est le marabout qui m’a donné le ‘Ndiguel’ d’être assis sur ce fauteuil et que le ‘ziar’ se passe comme à l’accoutumée, comme du temps du Cheikh» Par ailleurs, en ce qui concerne les talibés venus faire leur acte d’allégeance dénommé «Djebellou», ils disent voir le fils du Cheikh comme le Cheikh lui-même. Pour Boury Ndiaye, originaire de Thiès, «le fils de Cheikh Béthio, c’est le Cheikh. Et être en face de lui signifie qu’on est devant Cheikh Béthio, donc devant Serigne Saliou».
devant une vingtaine de talibés : «Rien a changé, nawoon fawoon». Toutefois, précise-t-il, «c’est le marabout qui m’a donné le ‘Ndiguel’ d’être assis sur ce fauteuil et que le ‘ziar’ se passe comme à l’accoutumée, comme du temps du Cheikh» Par ailleurs, en ce qui concerne les talibés venus faire leur acte d’allégeance dénommé «Djebellou», ils disent voir le fils du Cheikh comme le Cheikh lui-même. Pour Boury Ndiaye, originaire de Thiès, «le fils de Cheikh Béthio, c’est le Cheikh. Et être en face de lui signifie qu’on est devant Cheikh Béthio, donc devant Serigne Saliou».

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