Le projet de loi portant nouveau Code de la presse est revenu dans les débats, samedi denier, à l’occasion de l’examen du budget du ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique pour la gestion 2013. «Il est extrêmement important, concernant le Code de la presse, de concevoir que c’est une tendance mondiale à la dépénalisation», a déclaré Cheikh Bamba Dièye. «La dépénalisation ne signifie pas aujourd’hui le permis d’insulter, c’est juste un moyen pour éviter des allers-et-retours incessants au niveau des tribunaux et qui pourraient aujourd’hui être le nid même de toutes les formes de revendications qui ne tiendraient sur rien», a, en effet, expliqué le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, selon qui, «des sanctions financières consistantes et effectives pourraient être plus dissuasives que les peines privatives de liberté pour réduire les diffamations». Cependant, invitant les députés à réfléchir sur ce Code de la presse tant décrié, Cheikh Bamba Dièye défend : «Le Sénégal doit avoir le courage d’aller de l’avant, d’aider la presse et les journalistes à se prendre en charge et à comprendre que de leur mission dépend quelque part de l’effectivité et de l’efficacité de notre démocratie». «Le pluralisme, reconnaît-il, est à ce prix et il nous faut nécessairement le payer». Et de ce point de vue, soutient-il, «il est extrêmement important que tous ensemble nous y travaillons». Sur ce point, le ministre affirme : «Nous allons, du côté du ministère, faire en sorte d’avoir des séminaires à répétition pour réfléchir sur comment élever l’aide à la presse et faire en sorte qu’ils (les journalistes) puissent se sentir parfaitement à l’aise dans le système». Et d’ajouter : «Comme les hommes politiques rendent compte, tout le monde devra aussi rendre compte. Nous allons venir partager avec vous, discuter avec vous dans quelle mesure ce Code de la presse devrait être adopté au mieux des intérêts de la nation». Ainsi, conformément à la volonté du président de la République, Cheikh Bamba Dièye indique : «Nous sommes en train de travailler sur les modalités d’adoption de ce Code en prenant en compte tout ce qui pourrait surgir comme obstacle». Toutefois, s’agissant de la «cartellisation» du monde de la presse, c’est une réalité qui est inacceptable en démocratie et qui est combattue par le projet de loi portant nouveau Code de la presse, d’après Cheikh Bamba Dièye. A cet effet, il souligne que «l’adoption de ce texte permettrait de lutter contre cette situation». Mais, rassure-t-il, que son département travaillera à promouvoir l’autorégulation de la presse à travers une meilleure observation des règles de l’éthique et de la déontologie. Par ailleurs, reconnaissant que le budget accordé au ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, est médiocre, les députés ont adopté à l’unanimité le budget 2013 dudit ministère qui se chiffre à la somme de 5 109 751 700 francs Cfa, contre 11 080 049 480 francs Cfa en 2012, soit une baisse de 5 970 297 780 francs Cfa.
SALUT PUBLIC
Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…
« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Par Pape Samba Kane

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