CHEIKH BAMBA DIEYE, MINISTRE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : «Le Sénégal a longtemps oublié la dimension aménagement dans ses politiques de développement»

Mercredi 31 Octobre 2012

Laissé en rade dans la mise en oeuvre de nos politiques de développement, l’aménagement du territoire l’a bien été depuis fort longtemps au Sénégal. Et le ministre Cheikh Bamba Dièye a même indiqué, hier, lors de la cérémonie d’ouverture des journées de l’aménagement du territoire, que «depuis le père Dia, le Sénégal, pendant longtemps, a oublié la dimension aménagement dans ses politiques de développement». Une situation qui n’a pas été sans conséquences, d’après le ministre. Car, a-t-il souligné, au cours de ces dernières années «l’essentiel des populations du Sénégal de l’intérieur ont migré vers la frange côtière. Et ce faisant, on a pu voir à Dakar une accumulation extraordinaire des populations sur un espace extrêmement exigu de 0,3% qui accueille le 1/3 des Sénégalais, avec au moins plus de 80% des industries de notre pays». Ce qui fera dire à M. Dièye que, de nos jours, «la réalité, c’est d’abord l’inexistence d’une politique d’aménagement cohérente». Cependant, ce qui révulse le plus Cheikh Bamba Dièye, c’est que «beaucoup d’efforts ont été fournis dans ce secteur, beaucoup d’argent mobilisé, mais aujourd’hui le plan national d’aménagement du territoire n’est pas opposable au tiers». Et le dernier Conseil présidentiel sur les inondations a, selon lui, «montré l’urgence pour le gouvernement du Sénégal de mettre en place une véritable politique d’aménagement du territoire tournée sur la territorialisation du développement». Le Directeur de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire, Mamadou Djigo, note, pour sa part, qu’«aujourd’hui les différentes politiques n’ont pas produit les effets escomptés sur l’équilibre du territoire national, avec, d’une part, le tiers Ouest et le reste du pays, et d’autre part, entre Dakar et les autres capitales régionales». A cela s’ajoutent «des blocages techniques et institutionnels, empêchant de mener de façon efficace et satisfaisante les stratégies retenues dans les documents de planification spatiale». Cela, en plus de l’insuffisance des moyens financiers. Et pour remédier à cette situation, le nouveau gouvernement a, dit-il, mis en place une politique de mise en cohérence des politiques macroéconomiques sectorielles de croissance en définissant une plateforme essentielle de conception et de planification du développement durable. «C’est une nouvelle vision axée sur la territorialisation de politiques publiques qui cadrent avec les missions assignées à l’Anat», a-t-il indiqué.
Youssouf SANE

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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