|
Mercredi 22 Février 2012
|
|||
CHAUDE JOURNÉE À THIÈS, HIER : La Police réprime violemment la marche du M23 localVendredi 27 Janvier 2012
THIÈS - Une quinzaine d’arrestations de membres du Mouvement du 23 juin (M23) composés, principalement, d’éléments de Rewmi d’Idrissa Seck, mais aussi d’un vieux de plus de 87 ans, qui n’a ni oeil, ni pieds, Assane Konaté, des blessés, parmi lesquels le Coordonnateur des Forces vives de la nation à Thiès, Souleymane Ndiaye «Brin», un «Y en a marriste» admis à l’hôpital régional Ahmadou Sakhir Ndiéguene. C’est le bilan de la marche, hier, à Thiès, du M 23, dont nombre de membres cherchent encore à comprendre les raisons qui justifient «l’ordre du commandant urbain du Commissariat central de Thiès, qui était à la tête des opérations, de faire usage de balles à blanc et de lacrymogènes, à portée de main». C’est-à-dire, explique Pape Amadou Sall, Secrétaire général des Coordinations des Unions régionale et communale Ps de Thiès, à «4 mètres d’individus qui n’ont opposé aucune résistance». Pour M. Sall, «face à des gens qui ont les mains en l’air, rien ne justifie un tel acte». En tout cas, le constat est que, lorsque les policiers se sont dirigés vers les marcheurs, ces derniers ont, tous, levé les mains, pour montrer qu’ils n’opposaient aucune résistance. Les membres du M23 de Thiès s’étaient retrouvés, à partir de 16 heures, pour démarrer une marche. Et c’est au moment du démarrage de la marche, en possession d’une banderole pour montrer qu’ils voulaient effectuer leur marche, de la façon la plus paisible du monde que, malheureusement, les forces de l’ordre viendront, sans injonction ni quoi que ce soit, les disperser avec leurs armes. Elles ont même brutalisé des gens qui n’avaient rien à voir avec la marche. Malgré la violente répression de leur marche, les membres du M23 de Thiès ont décidé d’aller jusqu’au bout de leur logique. «Les gens restent déterminés, et nous lançons un appel, pour que, demain, la mobilisation reste entière et dynamique. Les gens ne reculeront pas devant la forfaiture d’Abdoulaye Wade. Et si ceux qui sont arrêtés ne sont pas libérés, cette ville ne sera jamais en paix, parce que nous sommes aussi déterminés, que Me Wade, à aller jusqu’au bout», a asséné Pape Amadou Sall du Ps.
Tidiane CAMARA (Correspondant)
|
TEUSS
Exactions
Les procureurs de la Cpi ont du pain sur la planche. Le Sénégal recèle actuellement de matière à enquête. Les répressions sanglantes des manifestations de ces derniers jours ont atteint un point tellement critique avec les morts qui se multiplient, qu’il devient urgent de braquer un faisceau de lumière judiciaire sur les contours dans lesquels ces drames sont survenus, dévoiler les auteurs de ces exactions, leurs commanditaires. Parce que ce qui se passe dépasse la seule répression de manifestations. Ça en devient de la torture pure et simple et les images de télé sont là pour souvent le prouver. Juste un oeil sur ce qui s’est passé à Cambérène avec des interpellés assaillis par des gendarmes qui leur donnent de violents coups de matraque. De la violence aveugle, comme quand la police tire à bout portant ses lacrymogènes sur des candidats, blesse d’autres manifestants. Il y a une question à laquelle il faudra répondre en attendant que l’heure des comptes arrive, certainement aussi pour les auteurs de ces violences et leurs commanditaires : qu’est ce qui fait que nos forces de l’ordre sont si violentes. Ontelles été (re)dressées pour tuer ?
Samba ALAAR
EDITORIAL
Wade ira-t-il même au 2ème tour ?
Il faut que la presse et tous les Sénégalais en général se libèrent d’un enfermement psychologique ourdi par les officines privées de propagande françaises, payées à prix d’or par Karim Wade, et qui veulent ancrer dans nos têtes que le président Wade gagnera la prochaine élection au premier tour. Pour justement nous enfermer dans une autre croyance, celle qui voudrait que le candidat sortant soit attendu, comme naturellement, au deuxième tour. C’est un tour de passe-passe à double détente. Parce qu’amener Wade au deuxième tour pourrait apparaître comme une victoire à ceux qui craignaient le pire, annoncé et déjà inconsciemment intégré comme une possibilité. Or, des organismes gouvernementaux occidentaux, qui font ce type de travail pour leurs gouvernements et non pour des profits surévalués, sont formels : il est une probabilité plus que forte que même cette étape du deuxième tour ne soit pas atteinte par le candidat des Fal.
Par Pape Samba KANE
Inscrivez votre email pour recevoir les articles
Télécharger les archives
LES PHASES DU COMBAT
SOUTIEN A BARA TALL
|
||
|
|
|||

ACCUEIL
























