Malgré son âge et ses difficultés à garder la position debout, pendant un bon moment, la dame Yaye Dièye Guèye a été traduite hier devant
la justice. Accusée de menaces de mort et de voies de fait, la septuagénaire, qui a comparu libre, est poursuivie par les deux demi-frères de
son défunt époux. Des faits qu’elle a rigoureusement contestés. Entendus les premiers, Alassane et Mamadou Mbengue, ont expliqué avoir engagé ces poursuites, pour avoir fait l’objet de menaces de mort de la part de la dame Y. D. Guèye. Selon eux, tout est parti d'un différend issu d’un problème foncier concernant la maison familiale héritée de leur grand parent. C'est dans ces circonstances, disent-ils, que la septuagénaire les a menacés. «Elle nous a dit «Yen la, ak man. Yen ñëp di na leen ray. Te lu ngen gis rek mana» (Vous verrez avec moi.
Je vais tous vous tuer. Vous pouvez m’imputer la responsabilité de tout ce qui vous arrivera). Des propos que les deux frères ont pris très au sérieux, au point d’aller porter plainte à la Brigade de gendarmerie de Ngor, pour menaces de mort et voies de fait. Ce, pour avoir été agressés par la dame, qui non contente de venir les trouver chez eux, les a abreuvés d’insultes. Entendue à son tour, la prévenue, qui a vu le jour il y a 75 ans, a formellement démenti ce qui lui est reproché. Selon elle, la vérité est que dans ladite concession familiale, elle a hérité d’une baraque qui appartenait à son défunt époux. Une maison qui abrite également les «tours» (le coin des génies) de sa famille. D’ailleurs, dit-elle, ce jour-là, elle était venue uniquement pour y verser du lait. C’est là où, raconte-t-elle, qu’elle a été interpellée par les plaignants qui l’ont attaquée par des propos déplacés et injurieux. La dame Collé Mbengue, qui a été entendue aussi à la barre à titre de renseignement, a confirmé les propos de sa mère. La partie civile qui n’a pas réclamé le moindre centime en guise de dédommagement a cependant demandé que justice soit faite dans cette affaire. Le parquet, sans être prolixe, a juste requis l’application extrême de la loi pénale. A son tour, la défense a légitimé les poursuites contre son client par une affaire de foncier. Après avoir relevé le paradoxe de cette affaire qui manque de témoins oculaires, alors que les faits se sont passés dans une maison habitée, il a demandé la relaxe pure et simple. Selon le conseil du prévenu, Me Antoine Padounou, dans
cette affaire, il n’y a que des allégations. La seule constance, selon lui, c'est que son client est une prêtresse qui a en charge l’autel des ancêtres et qu’elle est innocente de ce qui lui est reproché. Délibéré le 6 décembre.
la justice. Accusée de menaces de mort et de voies de fait, la septuagénaire, qui a comparu libre, est poursuivie par les deux demi-frères de
son défunt époux. Des faits qu’elle a rigoureusement contestés. Entendus les premiers, Alassane et Mamadou Mbengue, ont expliqué avoir engagé ces poursuites, pour avoir fait l’objet de menaces de mort de la part de la dame Y. D. Guèye. Selon eux, tout est parti d'un différend issu d’un problème foncier concernant la maison familiale héritée de leur grand parent. C'est dans ces circonstances, disent-ils, que la septuagénaire les a menacés. «Elle nous a dit «Yen la, ak man. Yen ñëp di na leen ray. Te lu ngen gis rek mana» (Vous verrez avec moi.
Je vais tous vous tuer. Vous pouvez m’imputer la responsabilité de tout ce qui vous arrivera). Des propos que les deux frères ont pris très au sérieux, au point d’aller porter plainte à la Brigade de gendarmerie de Ngor, pour menaces de mort et voies de fait. Ce, pour avoir été agressés par la dame, qui non contente de venir les trouver chez eux, les a abreuvés d’insultes. Entendue à son tour, la prévenue, qui a vu le jour il y a 75 ans, a formellement démenti ce qui lui est reproché. Selon elle, la vérité est que dans ladite concession familiale, elle a hérité d’une baraque qui appartenait à son défunt époux. Une maison qui abrite également les «tours» (le coin des génies) de sa famille. D’ailleurs, dit-elle, ce jour-là, elle était venue uniquement pour y verser du lait. C’est là où, raconte-t-elle, qu’elle a été interpellée par les plaignants qui l’ont attaquée par des propos déplacés et injurieux. La dame Collé Mbengue, qui a été entendue aussi à la barre à titre de renseignement, a confirmé les propos de sa mère. La partie civile qui n’a pas réclamé le moindre centime en guise de dédommagement a cependant demandé que justice soit faite dans cette affaire. Le parquet, sans être prolixe, a juste requis l’application extrême de la loi pénale. A son tour, la défense a légitimé les poursuites contre son client par une affaire de foncier. Après avoir relevé le paradoxe de cette affaire qui manque de témoins oculaires, alors que les faits se sont passés dans une maison habitée, il a demandé la relaxe pure et simple. Selon le conseil du prévenu, Me Antoine Padounou, dans
cette affaire, il n’y a que des allégations. La seule constance, selon lui, c'est que son client est une prêtresse qui a en charge l’autel des ancêtres et qu’elle est innocente de ce qui lui est reproché. Délibéré le 6 décembre.

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