Jeudi 23 Mai 2013
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CHARGEE DES «XAMB» (AFFAIRES MYSTIQUES) DE SA FAMILLE : La septuagénaire, poursuivie pour menaces de mort, charge ses accusateurs

Vendredi 7 Septembre 2012

Malgré son âge et ses difficultés à garder la position debout, pendant un bon moment, la dame Yaye Dièye Guèye a été traduite hier devant
la justice. Accusée de menaces de mort et de voies de fait, la septuagénaire, qui a comparu libre, est poursuivie par les deux demi-frères de
son défunt époux. Des faits qu’elle a rigoureusement contestés. Entendus les premiers, Alassane et Mamadou Mbengue, ont expliqué avoir engagé ces poursuites, pour avoir fait l’objet de menaces de mort de la part de la dame Y. D. Guèye. Selon eux, tout est parti d'un différend issu d’un problème foncier concernant la maison familiale héritée de leur grand parent. C'est dans ces circonstances, disent-ils, que la septuagénaire les a menacés. «Elle nous a dit «Yen la, ak man. Yen ñëp di na leen ray. Te lu ngen gis rek mana» (Vous verrez avec moi.
Je vais tous vous tuer. Vous pouvez m’imputer la responsabilité de tout ce qui vous arrivera). Des propos que les deux frères ont pris très au sérieux, au point d’aller porter plainte à la Brigade de gendarmerie de Ngor, pour menaces de mort et voies de fait. Ce, pour avoir été agressés par la dame, qui non contente de venir les trouver chez eux, les a abreuvés d’insultes. Entendue à son tour, la prévenue, qui a vu le jour il y a 75 ans, a formellement démenti ce qui lui est reproché. Selon elle, la vérité est que dans ladite concession familiale, elle a hérité d’une baraque qui appartenait à son défunt époux. Une maison qui abrite également les «tours» (le coin des génies) de sa famille. D’ailleurs, dit-elle, ce jour-là, elle était venue uniquement pour y verser du lait. C’est là où, raconte-t-elle, qu’elle a été interpellée par les plaignants qui l’ont attaquée par des propos déplacés et injurieux. La dame Collé Mbengue, qui a été entendue aussi à la barre à titre de renseignement, a confirmé les propos de sa mère. La partie civile qui n’a pas réclamé le moindre centime en guise de dédommagement a cependant demandé que justice soit faite dans cette affaire. Le parquet, sans être prolixe, a juste requis l’application extrême de la loi pénale. A son tour, la défense a légitimé les poursuites contre son client par une affaire de foncier. Après avoir relevé le paradoxe de cette affaire qui manque de témoins oculaires, alors que les faits se sont passés dans une maison habitée, il a demandé la relaxe pure et simple. Selon le conseil du prévenu, Me Antoine Padounou, dans
cette affaire, il n’y a que des allégations. La seule constance, selon lui, c'est que son client est une prêtresse qui a en charge l’autel des ancêtres et qu’elle est innocente de ce qui lui est reproché. Délibéré le 6 décembre.
Youssoupha MINE

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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