Candidat à la dernière élection de la chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), Ibrahima Diagne exhume le combat qui l’oppose depuis cette date à Lamine Niang. Il invite les nouvelles autorités, à inscrire ce dossier dans les priorités, afin de vider «ce contentieux qui a trop duré» et de faire la lumière sur comment l’argent de la boîte a été géré, comme c’est le cas dans différentes structures étatiques.
«Nous attendons des nouvelles autorités de vider ce contentieux, de poser des actes politiques de rupture sur le plan économique, parce qu’on ne peut pas conduire une institution pendant 38 ans, ne jamais subir de contrôle, ni des Ige, ni de la Cour des comptes», fulmine-t-il, faisant allusion à l’actuel président de la Cciad, Lamine Niang. Outré par la situation qui prévaut au niveau de cette structure, il poursuit : «le secteur privé devrait retrouver les bonnes pratiques de la transparence, nous devons même être au devant de ce combat, on doit l’exiger». Selon lui, «le budget annuel de 1 milliard que l’Etat donne à la Cciad, personne ne sait comment c’est géré depuis 38 ans». D’où son exigence d’un audit, pour que tout le monde soit édifié sur comment cet argent a été dépensé. Déçu, M. Diagne de fulminer : «la rupture qu’on attendait sur le plan économique, nous ne l’avons pas encore vu». En ce qui concerne de façon spécifique le contentieux qui l’oppose à son adversaire, à la dernière élection, Lamine Niang, il déplore: «des faits très graves s'étaient passés à la chambre commerce de Dakar lors de l'élection. Celui qui occupe le fauteuil a été battu, je l’ai battu, il a saisi toutes les instances pour contester, il a été débouté, la Cour d’Appel, la Cour suprême, il a fait un dernier appel à la Cour suprême qui lui a permis de rester sur un mandat usurpé. Maintenant, on s’étonne qu’il y ait des lenteurs pour une institution de la république dévouée au secteur privé». Selon lui, «pendant deux ans, il a continué à usurper ses pouvoirs». Une situation lourde de conséquences, parce que souligne-t-il, «aujourd’hui, le secteur privé n’a pas un cadre d’échange avec l’Etat, toutes les questions ( l'agriculture, les inondations, les denrées, les prix, l’Energie) sont absentes, parce que n’ayant pas de cadre d’expression». Rappelant au président Macky Sall et à son gouvernement leur engagement à lutter contre l’impunité sous toutes ses formes, M. Diagne les exhorte à se pencher sur le cas de la Cciad. «Aucun acte n’est posé contre l’impunité dans le secteur économique, ceux qui ont fauté doivent être sanctionnés et ceux qui n’ont plus leurs places doivent partir». Mieux soutient-il, «on ne peut pas gérer des fonds publics, depuis trente huit ans, traverser Senghor, Diouf, Wade et vouloir continuer sous Macky, pour un poste électif, c’est du jamais vu». Ibrahima Diagne de persister : «je ne vois pas cette rupture que le peuple avait demandée. On voit l’inverse, depuis 2010 la situation est bloquée à la chamber de commerce, les nouvelles autorités ne disent rien de cette affaire».
«Nous attendons des nouvelles autorités de vider ce contentieux, de poser des actes politiques de rupture sur le plan économique, parce qu’on ne peut pas conduire une institution pendant 38 ans, ne jamais subir de contrôle, ni des Ige, ni de la Cour des comptes», fulmine-t-il, faisant allusion à l’actuel président de la Cciad, Lamine Niang. Outré par la situation qui prévaut au niveau de cette structure, il poursuit : «le secteur privé devrait retrouver les bonnes pratiques de la transparence, nous devons même être au devant de ce combat, on doit l’exiger». Selon lui, «le budget annuel de 1 milliard que l’Etat donne à la Cciad, personne ne sait comment c’est géré depuis 38 ans». D’où son exigence d’un audit, pour que tout le monde soit édifié sur comment cet argent a été dépensé. Déçu, M. Diagne de fulminer : «la rupture qu’on attendait sur le plan économique, nous ne l’avons pas encore vu». En ce qui concerne de façon spécifique le contentieux qui l’oppose à son adversaire, à la dernière élection, Lamine Niang, il déplore: «des faits très graves s'étaient passés à la chambre commerce de Dakar lors de l'élection. Celui qui occupe le fauteuil a été battu, je l’ai battu, il a saisi toutes les instances pour contester, il a été débouté, la Cour d’Appel, la Cour suprême, il a fait un dernier appel à la Cour suprême qui lui a permis de rester sur un mandat usurpé. Maintenant, on s’étonne qu’il y ait des lenteurs pour une institution de la république dévouée au secteur privé». Selon lui, «pendant deux ans, il a continué à usurper ses pouvoirs». Une situation lourde de conséquences, parce que souligne-t-il, «aujourd’hui, le secteur privé n’a pas un cadre d’échange avec l’Etat, toutes les questions ( l'agriculture, les inondations, les denrées, les prix, l’Energie) sont absentes, parce que n’ayant pas de cadre d’expression». Rappelant au président Macky Sall et à son gouvernement leur engagement à lutter contre l’impunité sous toutes ses formes, M. Diagne les exhorte à se pencher sur le cas de la Cciad. «Aucun acte n’est posé contre l’impunité dans le secteur économique, ceux qui ont fauté doivent être sanctionnés et ceux qui n’ont plus leurs places doivent partir». Mieux soutient-il, «on ne peut pas gérer des fonds publics, depuis trente huit ans, traverser Senghor, Diouf, Wade et vouloir continuer sous Macky, pour un poste électif, c’est du jamais vu». Ibrahima Diagne de persister : «je ne vois pas cette rupture que le peuple avait demandée. On voit l’inverse, depuis 2010 la situation est bloquée à la chamber de commerce, les nouvelles autorités ne disent rien de cette affaire».

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