Vendredi 24 Mai 2013
Le populaire online

CHAMBRE DE COMMERCE D’INDUSTRIE ET D’AGRICULTURE DE DAKAR : Ibrahima Diagne invite le pouvoir à vider le contentieux et à auditer la boîte

Jeudi 23 Août 2012

Candidat à la dernière élection de la chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), Ibrahima Diagne exhume le combat qui l’oppose depuis cette date à Lamine Niang. Il invite les nouvelles autorités, à inscrire ce dossier dans les priorités, afin de vider «ce contentieux qui a trop duré» et de faire la lumière sur comment l’argent de la boîte a été géré, comme c’est le cas dans différentes structures étatiques.
«Nous attendons des nouvelles autorités de vider ce contentieux, de poser des actes politiques de rupture sur le plan économique, parce qu’on ne peut pas conduire une institution pendant 38 ans, ne jamais subir de contrôle, ni des Ige, ni de la Cour des comptes», fulmine-t-il, faisant allusion à l’actuel président de la Cciad, Lamine Niang. Outré par la situation qui prévaut au niveau de cette structure, il poursuit : «le secteur privé devrait retrouver les bonnes pratiques de la transparence, nous devons même être au devant de ce combat, on doit l’exiger». Selon lui, «le budget annuel de 1 milliard que l’Etat donne à la Cciad, personne ne sait comment c’est géré depuis 38 ans». D’où son exigence d’un audit, pour que tout le monde soit édifié sur comment cet argent a été dépensé. Déçu, M. Diagne de fulminer : «la rupture qu’on attendait sur le plan économique, nous ne l’avons pas encore vu». En ce qui concerne de façon spécifique le contentieux qui l’oppose à son adversaire, à la dernière élection, Lamine Niang, il déplore: «des faits très graves s'étaient passés à la chambre commerce de Dakar lors de l'élection. Celui qui occupe le fauteuil a été battu, je l’ai battu, il a saisi toutes les instances pour contester, il a été débouté, la Cour d’Appel, la Cour suprême, il a fait un dernier appel à la Cour suprême qui lui a permis de rester sur un mandat usurpé. Maintenant, on s’étonne qu’il y ait des lenteurs pour une institution de la république dévouée au secteur privé». Selon lui, «pendant deux ans, il a continué à usurper ses pouvoirs». Une situation lourde de conséquences, parce que souligne-t-il, «aujourd’hui, le secteur privé n’a pas un cadre d’échange avec l’Etat, toutes les questions ( l'agriculture, les inondations, les denrées, les prix, l’Energie) sont absentes, parce que n’ayant pas de cadre d’expression». Rappelant au président Macky Sall et à son gouvernement leur engagement à lutter contre l’impunité sous toutes ses formes, M. Diagne les exhorte à se pencher sur le cas de la Cciad. «Aucun acte n’est posé contre l’impunité dans le secteur économique, ceux qui ont fauté doivent être sanctionnés et ceux qui n’ont plus leurs places doivent partir». Mieux soutient-il, «on ne peut pas gérer des fonds publics, depuis trente huit ans, traverser Senghor, Diouf, Wade et vouloir continuer sous Macky, pour un poste électif, c’est du jamais vu». Ibrahima Diagne de persister : «je ne vois pas cette rupture que le peuple avait demandée. On voit l’inverse, depuis 2010 la situation est bloquée à la chamber de commerce, les nouvelles autorités ne disent rien de cette affaire».
Mamadou L. CAMARA (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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