CEREMONIE A LA PLACE DU SOUVENIR : La douleur toujours présente chez les familles

Jeudi 27 Septembre 2012

Dix longues années se sont écoulées, mais la douleur est toujours présente et toujours profonde. Le naufrage du bateau «Le Joola», qui avait fait 1863 victimes le 26 septembre 2002, continue de faire pleurer les familles des victimes. Et pour preuve, hier à la place du souvenir, la cérémonie de commémoration du 10e anniversaire du naufrage du bateau «Le Joola», présidée par le premier ministre, Abdoul Mbaye,
en présence du ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, du ministre de l’Ecologie, Aïdar El Ali, d’Eva Marie Col Seck, ministre de la Santé entre autres, du maire du Point E, Dr Malick Diop et des familles des victimes, s’est déroulée dans la tristesse, l’amertume et la douleur.
Que de larmes, de cris de douleur au moment où 12 orphelins ont déposé 12 berges, pour symboliser les 12 nationalités des nombreux disparus. C’est au même moment que le premier ministre a accompli ce rituel au nom de la nation tout entière, sous le rythme de la fanfare de l’armée sénégalaise. Cependant, Abdoul Mbaye a quitté les lieux sans faire de discours. Certaines jeunes filles qui ressassent encore cette tragédie qui a fait des milliers de victimes tombent en transe. Jeunes, adultes, vieux enfants, tous avaient les visages sombres et attristés. Et c’était le cas de Nassardine Aïdara, président du collectif de l’association des familles des victimes du bateau «Le Joola». Avec une voix tremblante et sous une note de tristesse, il a indiqué : «10 années entières se sont déjà écoulées, mais nous avons toujours l’impression d’être au lendemain du naufrage du bateau «Le Joola». C’est comme si c’était hier. Nous avons envie de leur adresser directement la parole, de leur parler». Aussi ajoute-t-il : «le renflouement est aussi une question de dignité humaine et la prise en marge des orphelins est une question de solidarité et de construction de la nation», avant de réitérer le souhait des familles des victimes de faire un mémorial musée à la place du souvenir, en mémoire des victimes.
Marianne NDIAYE

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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