Jeudi 23 Mai 2013
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CELEBRATION DU NOUVEL AN : La tradition respectée à la Place de l'indépendance

Mercredi 2 Janvier 2013

Les habitants de Dakar et ses environs ne se sont pas fait prier pour respecter la tradition. Ils ont été nombreux à investir la Place de l’Indépendance dans une folle ambiance festive pour dire au revoir à l’année 2012.


Ni la conjoncture ou même le Magal de Touba n’ont été des arguments assez solides pour retenir les Dakarois chez eux. La tradition qui voudrait que le nouvel an soit accueilli dans la joie et la liesse populaire autour des immeubles et de la verdure de la Place de l’Indépendance a une fois de plus été respectée. Ils ont été des milliers à y converger et ce, dès les premières heures de la soirée. Déjà vers 21 heures, la Place de l’Indépendance refusait du monde. Il y régnait une folle ambiance des grands jours de fête. Comme s’ils s’étaient passé le mot, les files indiennes se mouvaient vers l’épicentre de la capitale à quelques jets de pierres du Palais présidentiel. Certains étaient même venus des coins les plus reculés de la banlieue comme Rufisque ou Guédiawaye. Ils étaient venus en famille, en couple ou simplement seuls avec des yeux émerveillés. M. Fall est un banquier de 37 ans qui est venu avec sa petite fille de sept ans. Pour lui, il n’est pas question de manquer le rendez-vous de cette place. «C’est magique, ce qui se passe ici tous les ans et ça va crescendo. Toute cette communion et cette joie. Voilà des images qu’on voudrait que nos enfants immortalisent» déclare t-il tout souriant.

Et minuit sonna
Ceux qui se sont fait bien remarquer, ce sont les enfants. Intenables, courant par-ci, par-là, ils rivalisaient de pétards. Souvent, ils n’hésitaient pas à balancer un de ces explosifs miniaturisés en direction d’un groupuscule de filles. Ces dernières se mettent à crier et les chérubins de prendre leur pied à leur cou dans un fou rire. Ils en ont acheté en nombre important au grand plaisir des vendeurs qui ont fait le déplacement.
Quand minuit sonna, la Place de l’Indépendance a été le théâtre d’une explosion de joie. Des embrassades et des cris hystériques ont accueilli 2013. Difficile de reconnaître le riche du moins nanti, le chrétien du musulman, Dakar a vibré comme un seul homme sous les crépitements des feux d’artifices. Ces derniers ont continué à éclairer la capitale sénégalaise jusqu’au bout de la nuit. Certains regagnaient leur maison tandis que d’autres venaient s’installer pour danser, chanter et surtout dire bonjour à la nouvelle année. A vous aussi : «Bonne et heureuse année 2013 ».


Khalifa Sall offre un festival d’artifices de près de 200 millions

De mémoire de Dakarois, jamais nouvelle année n’avait été aussi bien fêtée en sons et surtout en lumières. Pendant seize minutes, et sans répit, des feux d’artifices aux couleurs et motifs divers ont illuminé la capitale sénégalaise. Un spectacle assuré par des artificiers spécialement venus d’Outre mer pour l’occasion. Les personnes qui ont eu la chance d’accéder à la soirée prévue à cet effet dans un hôtel de la Corniche Est n’en revenaient pas. Tellement le spectacle était grandiose. Comme le veut la tradition, le décompte de minuit a donné le départ du festival d’artifices qui a jailli des eaux colorées, pour la circonstance, de l’océan Atlantique. Il y en avait de toutes les couleurs agréables à la vue, et des
crépitements résonnaient tels des bombardements La cérémonie organisée par la mairie de Dakar a vu la participation du Chef du gouvernement Abdoul Mbaye et de son ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane. Le Premier ministre s’est grandement réjoui du spectacle. «Ce soir, Dakar est sorti du noir, Dakar est une grande ville du monde, nous nous sommes hissés à la hauteur de Paris, Londres, Frankfort et Sydney», a dit Abdoul Mbaye. Tout le monde n’a pu s’offrir le sésame pour faire partie des convives. Pour autant, ils n’ont rien manqué. Ils ont été nombreux à envahir la plage qui jouxte l’hôtel pour souhaiter la bienvenue à la nouvelle année. De 00h à 00h16, ils ont pu apprécier le plus grand feu d’artifices, jamais organisé dans la capitale sénégalaise. Certains en ont profité pour prendre des photos, question d’immortaliser l’instant. Dakar a eu un feu d’artifices sublime et époustouflant même si certains ont décrié le coût exorbitant de l’opération jugeant qu’il y avait d’autres préoccupations. En effet, ce spectacle pyrotechnique, tout en sons et lumières, a coûté la bagatelle somme de 400 millions de francs Cfa. Une enveloppe de près de 200 millions supportée par la mairie de Dakar, et le reste a été pris en charge par des entreprises publiques et privées.
Mbaye THIAM (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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