CASAMANCE - ACCROCHAGE ENTRE L’ARMEE ET DES COMBATTANTS DU MFDC : Quatre soldats tués, huit autres blessés dans le nord Sindian
Quatre morts et huit blessés dans les rangs de l’armée. C’est le bilan d’un accrochage survenu, hier, dans le nord Sindian (Bignona) entre des éléments supposés appartenir au Mfdc et les soldats de l’armée. Des affrontements qui ont fini de déplacer les populations qui habitent le long de la
frontière avec la Gambie.
ZIGUINCHOR - L’armée Sénégalaise poursuit ses opérations de sécurisation dans le nord Sindian, dans le département de Bignona, depuis près de trois semaines. Les accrochages, qui ont opposé, lundi dernier, des combattants du Mfdc à l’armée, ont eu de très lourdes conséquences. En effet, selon nos sources, quatre soldats de l’armée y ont été tués et huit autres blessés, dont deux dans un état grave. Tard dans la nuit, un camion de l'armée a acheminé à l'hôpital régional de Ziguinchor, les quatre blessés. Deux parmi eux ont été évacués, vers trois heures du matin, à Dakar par un Fokker militaire. Pour l'heure, les corps sans vie des soldats tombés sur le champ des opérations n'ont pas été encore acheminés dans la capitale sud. Un événement malheureux qui survient trois semaines après le démarrage de ces opérations de sécurisation dans cette partie du département de Bignona. Ces soldats tués portent à une dizaine le nombre de militaires tombés, depuis le déclenchement des opérations de ratissages de l’armée dans le nord Sindian, le 24 janvier dernier. Déjà, le dimanche 29 janvier, l’armée avait perdu trois éléments dans des accrochages. Auparavant, c’est un véhicule de l’armée qui avait sauté sur une mine, à la mi-janvier, dans cette partie du nord Sindian, avant de faire deux morts dans les rangs de l’armée. A en croire nos sources, ces combats se poursuivent dans le nord Sindian, au grand dam des populations qui ont fini de vider la zone pour des raisons d’insécurité. Cependant, si les uns ont pu trouver refuge dans certaines localités de la Casamance, d’autres par contre, ont fui vers la Gambie.
Idrissa Benjamin SANE (Correspondant)
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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