CANDIDATURE DE ME WADE EN FEVRIER 2012 : Imam Ahmed Dame Ndiaye demande aux religieux de créer un comité pour statuer sur la question
TOUBA - S’il y a quelqu’un qui s’est remarqué, hier, à l’occasion de la conférence organisée par le dahira Rawdou Rahyahime, à la résidence Khadimou Rassoul, c’est Imam Ahmed Dame Ndiaye. Ce dernier demande aux religieux de créer un comité pour statuer sur la candidature de Maître Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal et candidat déclaré à sa propre succession. Ayant pris la parole, il dit aux conférenciers : «pour moi, si on doit dire quelque chose, il faut le dire en intégralité. Tout le monde sait que si ce thème (l’importance de la paix dans la société) a été choisi, aujourd’hui, c’est à cause des prochaines échéances vers lesquelles le pays s’achemine. Donc, il ne sert à rien de résumer les choses. Il faut qu’on explique ce qui se passe et clairement». Poursuivant il souligne : «le Sénégal est un pays républicain et il a besoin d’un président. Il y a un président qui était là jusqu’en 2000. Il a été battu par un autre président. Mais ce président veut être candidat à sa propre succession en voulant briguer un troisième mandat. Ce que les partis de l’opposition contestent. Parce que, à les en croire, la candidature de ce dernier est anticonstitutionnelle. C’est ça le problème et il faut qu’on en parle». Dans le même sillage, il déclare : «c’est à nous les religieux qui devons diagnostiquer ce problème. Nous devons convoquer les membres de l’opposition qui contestent la candidature du président et le président lui qui demande le suffrage des Sénégalais pour une troisième fois. On analysera les problèmes qui secouent la candidature du président. On verra si oui ou non la candidature du président de la République est valide ou non. Et quels que soient les résultats, on soutiendra le camp où la vérité se trouve».
De nos envoyés spéciaux Mously NDIAYE, Aliou DIOUF (Stagiair
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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