Mercredi 19 Juin 2013
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CAMBRIOLAGE AU DOMICILE DU JOURNALISTE ABDOU LATIF COULIBALY : Les présumés cambrioleurs et le receleur risquent une peine ferme de deux ans

Samedi 16 Octobre 2010

Ceux qui s'attendaient à de grands déballages dans l'affaire du cambriolage du domicile de Abdou Latif Coulibaly vont déchanter. En effet, le grand public qui a fait le déplacement hier au tribunal, n'a eu droit qu'à une banale affaire de vol, à l'issue de laquelle le procureur de la République a demandé la condamnation des présumés cambrioleurs et du receleur à deux ans ferme.


Les nombreuses suspicions qui ont entouré le cambriolage dont a fait l'objet le journaliste Abdou Latif Coulibaly, dans la nuit 5 au 6 octobre dernier, notamment que des gens tapis dans l'ombre avaient envoyé une bande de malfaiteurs pour commettre le vol, vont devoir s'estomper. En effet, le procureur de la République comme les avocats de la défense ont quasiment tous fait remarquer que «la montagne a accouché d'une souris», et que malgré tout ce qui a été dit dans cette affaire, «c' est une banale affaire de vol».
Quoi qu'il en soit, il faut retenir que dès l'appel du dossier et la comparution des cinq mis en cause qui sont poursuivis pour les délits de vol en réunion commis la nuit, avec escalade et recel, Mamadou Lamine Signaté qui est cité comme le cerveau de cette affaire a partiellement avoué les faits. Si à la police, ce dernier qui est étudiant en 2e année de médecine avait intégralement avoué les faits qui lui étaient reprochés, en racontant dans les moindres détails les circonstances du vol, à l'audience d'hier, il a balayé d'un revers de main les circonstances aggravantes de la réunion et de l'escalade. «j'étais seul et je n'ai escaladé aucun mur. J'avais des clés qui m'avaient été remises par le neveu de Latif». À ce propos, il faut signaler que le mis en cause qui avait soutenu à la police que c'est Pape Moussa avant de rectifier qu'il s'agit de Cheikh tidiane Ndiaye qui lui avait remis les clés depuis 4 mois, a varié dans ses déclarations, en soutenant qu'il avait les clés depuis 13 mois. Il faut dire qu'il a changé de fusil d'épaule, après que le plaignant a révélé que son neveu Cheikh Tidiane Ndiaye qui a vécu dans son domicile pendant une année, est en France depuis maintenant un an.
«Latif réclame un dédommagement de 10 millions»
La question de l'origine des clefs utilisées étant toujours entière, Mamadou L. Signaté qui n'a pas commis d'avocats, contrairement à ses co-accusés, a alors tenté en vain de décharger son complice Mamadou Aliou Diallo. Pourtant, il est clairement ressorti de l'enquête que c'est ce dernier qui faisait le guet, le jour des faits, et qui l'avait accompagné pour écouler le butin volé. Un ordinateur portable de marque Dell d'une valeur de 600.000 selon Latif, et de deux téléphones portables de marques Blackberry et Samsung achetés respectivement à 350.000 francs et à 150.000 francs, et qui ont été vendus à 150 000 francs à Abdou Magib Mbengue, poursuivi pour recel. Il faut dire que ce dernier qui a versé la somme de 80.000 francs, à Signaté au motif que ce dernier lui devait de l'argent, a soutenu à la barre, qu'il avait acheté le matériel en toute bonne foi. Toutes choses qui font que ses conseillers ont plaidé sa relaxe, même si le parquet qui reste convaincu que «ce sont les receleurs qui font les voleurs» a requis à son encontre une peine ferme de deux ans, tout comme d'ailleurs pour Mamadou Lamine Signaté et son acolyte Mamadou Aliou Diallo. Il faut également signaler que le parquet a requis la relaxe des receleurs Ibrahima Yacine Diallo et Omar Tall dont la culpabilité n'a pas été démontrée à la barre.
«Le parquet remet les pendules à l'heure»
Si Abdou latif Coulibaly a réclamé un dédommagement de 10 millions, le procureur de la République qui a d'emblée signalé qu'il faut dépassionner le débat, n'a pas manqué de rappeler que les insinuations des uns et des autres, par rapport au déroulement de l'enquête, n'ont pas leur raison d'être. S'adressant au plaignant qui s'insurgeait contre le fait que la police avait gardé durant deux jours son ordinateur portable qui comportait des éléments confidentiels, sans l'avertir, le procureur n'a pas manqué de lui signaler que «cette affaire est une enquête courante et la restitution des biens ne se fait qu'après la clôture de l'enquête et sur procès-verbal ».
Le tribunal qui a fixé son délibéré au 19 octobre prochain, a au passage rejeté la demande de liberté provisoire formulée par Me Sow pour le compte de son client Omar Tall.
Ndèye Anna NDIAYE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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