Interné aux soins intensifs de l’Hôpital Principal de Dakar, après son immolation par le feu devant le Palais de la République, Cheikh Mbaye n’est plus. Brûlé au 3è degré, il a finalement succombé à ses brûlures vers les coups de 2h du matin. Les médecins n’ont pas pu lui sauver la vie. Le jeune homme âgé de 32 ans, maintenancier dans un terrain de golf à l’hôtel des Almadies, a finalement réussi sa tentative de suicide. Et à ce propos, il faut souligner que même ses parents ignorent encore les véritables raisons qui l’ont poussé à vouloir mettre fin à sa vie. Il va donc emporter son secret dans sa tombe. Mais il faut dire que les spéculations continuent encore d’alimenter les foyers et d’aucuns se demandent pourquoi Cheikh Mbaye a choisi le palais de la République, pour commettre son acte. Quoi qu’il en soit, il faut dire que sous le régime de Wade, les cas de tentatives d’immolations étaient très courants. Parmi ces cas d’immolations, on pouvait noter celle d’Oumar Bocoum, ancien militaire âgé de 40 ans, qui s’était immolé par le feu, le vendredi 18 février 2011, devant le Palais présidentiel.
Auto-immolations en série
Transporté d’urgence à l’hôpital Principal de Dakar, comme ce fut le cas pour Cheikh Mbaye, l’homme décède 48 heures plus tard. L’homme qui déplorait sa situation de chômeur aurait, d’après plusieurs témoignages, crié, avant d’accomplir son acte, les termes suivants : «travailler ou mourir». Une semaine plus tard, c’était au tour d’Ahmed Tidiane Ba, 33 ans, de s’immoler en face de la Présidence. Le jeune homme gérait un magasin aux Parcelles assainies. Il y avait également le cas d’un certain Adama Bocoum qui s’était aspergé le corps d’huile de moteur, après s’être vu refusé une audience avec le chef de l’Etat. Maîtrisé par des policiers en civil, ce dernier qui ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales avait été conduit au Commissariat central. Le cas de la militante du Pds, Penda Gota Kéba, qui s’était immolée par le feu en Italie et qui est finalement décédée, n’est pas à occulter. C’était au mois de juillet 2012. Il faut dire que cette série d’auto-immolations devant la Présidence de la République était le signe d’un malaise profond qui asphyxiait les populations, durant le régime de Wade.
Auto-immolations en série
Transporté d’urgence à l’hôpital Principal de Dakar, comme ce fut le cas pour Cheikh Mbaye, l’homme décède 48 heures plus tard. L’homme qui déplorait sa situation de chômeur aurait, d’après plusieurs témoignages, crié, avant d’accomplir son acte, les termes suivants : «travailler ou mourir». Une semaine plus tard, c’était au tour d’Ahmed Tidiane Ba, 33 ans, de s’immoler en face de la Présidence. Le jeune homme gérait un magasin aux Parcelles assainies. Il y avait également le cas d’un certain Adama Bocoum qui s’était aspergé le corps d’huile de moteur, après s’être vu refusé une audience avec le chef de l’Etat. Maîtrisé par des policiers en civil, ce dernier qui ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales avait été conduit au Commissariat central. Le cas de la militante du Pds, Penda Gota Kéba, qui s’était immolée par le feu en Italie et qui est finalement décédée, n’est pas à occulter. C’était au mois de juillet 2012. Il faut dire que cette série d’auto-immolations devant la Présidence de la République était le signe d’un malaise profond qui asphyxiait les populations, durant le régime de Wade.
DECES DE CHEIKH ANTA MBAYE : La maison mortuaire prise d’assaut par les proches et voisins de la victime
Le décès de Cheikh Mbaye, hier, des suites de son immolation, s’est propagé comme une traînée de poudre. Et aux Parcelles assainies, on n’éprouve aucune peine pour retrouver la maison mortuaire, logée dans les rues sablonneuses de l’unité 1. Là, c’est la tristesse et la consternation. A la devanture de la maison, des femmes voilées, cachant mal leur tristesse, sont venues soutenir les membres de la famille éplorée. Ces derniers, pris de cours, depuis hier, par la nouvelle, se sont emmurés dans un silence. C’est vers les coups de 14 heures, qu'un homme âgé de plus de 70 ans est sorti de la maison avec son téléphone portable collé à l’oreille, sans doute, en conversation avec un membre de la famille qui est allé retirer le corps à l’hôpital Principal. «Vous avez retiré le corps ou bien, on vous attend», lui avait lancé le septuagénaire. Finalement, c’est une dame, certainement une proche de la famille qui a confié à voix basse à sa voisine, «Ils ont reçu le corps, ils l’ont enterré à Touba»
Sa famille ne l’avait pas revu, depuis samedi dernier
Et lorsque nous avons finalement décidé d’entrer dans la maison, la tante du défunt nous a tout de suite interpellés en ces termes: «Vous cherchez qui ? Il n’y a personne par ici. Tous les hommes sont à l’hôpital». Croisé sur place, le frère du défunt Cheikh Fall nous a confié ne pas connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire. «Je ne connais rien sur cette affaire, attendez les autres peut-être vous aurez de plus amples informations»,. Sa soeur, qui a voulu requérir l’anonymat, renseigne que, depuis samedi dernier, la famille ne l’a pas revu. Plus prolixe que les autres membres de la famille, cette dernière nous a confié : «Il nous a dit qu’il allait se rendre en Gambie et depuis on ne l’a plus revu. C’est par la presse qu’on a appris sa mort. Et la jeune fille de continuer : «Il était là durant la période du Magal, lorsque toute la famille était à Touba».
Sa soeur témoigne
C’est lui qui surveillait la maison, en compagnie de sa tante malade. Concernant les rumeurs, selon lesquelles, Cheikh Mbaye ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales, cette dernière est catégorique : «Il n’était pas dépressif». A l’en croire, contrairement à ce qui a été dit dans la presse - notamment que la mort de son ami Amadou Sall l’aurait affecté - est totalement faux. «Son ami Amadou Sall est mort depuis deux mois et cheikh Mbaye menait tranquillement sa vie». Au bord de l’émotion, elle lâchera : «Mon frère ne se souciait de rien, il était gentil et calme, toute la famille l’aimait et les raisons qui l’ont poussé à s’immoler restent inconnues». Selon elle, après son immolation, quand son grand-frère Pape Fall lui a demandé les raisons de son forfait il lui a répondu: «Je ne sais pas». Et une des voisines du défunt, de témoigner: «La victime était calme et repliée toujours sur elle-même. Ce qui lui est arrivé est vraiment regrettable», a lancé cette dernière. Cheikh Mbaye est parti, laissant derrière lui une famille meurtrie et affectée par la douleur inexplicable de l’immolation. Il repose désormais au cimetière de Touba où il a été inhumé, hier.
Sa famille ne l’avait pas revu, depuis samedi dernier
Et lorsque nous avons finalement décidé d’entrer dans la maison, la tante du défunt nous a tout de suite interpellés en ces termes: «Vous cherchez qui ? Il n’y a personne par ici. Tous les hommes sont à l’hôpital». Croisé sur place, le frère du défunt Cheikh Fall nous a confié ne pas connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire. «Je ne connais rien sur cette affaire, attendez les autres peut-être vous aurez de plus amples informations»,. Sa soeur, qui a voulu requérir l’anonymat, renseigne que, depuis samedi dernier, la famille ne l’a pas revu. Plus prolixe que les autres membres de la famille, cette dernière nous a confié : «Il nous a dit qu’il allait se rendre en Gambie et depuis on ne l’a plus revu. C’est par la presse qu’on a appris sa mort. Et la jeune fille de continuer : «Il était là durant la période du Magal, lorsque toute la famille était à Touba».
Sa soeur témoigne
C’est lui qui surveillait la maison, en compagnie de sa tante malade. Concernant les rumeurs, selon lesquelles, Cheikh Mbaye ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales, cette dernière est catégorique : «Il n’était pas dépressif». A l’en croire, contrairement à ce qui a été dit dans la presse - notamment que la mort de son ami Amadou Sall l’aurait affecté - est totalement faux. «Son ami Amadou Sall est mort depuis deux mois et cheikh Mbaye menait tranquillement sa vie». Au bord de l’émotion, elle lâchera : «Mon frère ne se souciait de rien, il était gentil et calme, toute la famille l’aimait et les raisons qui l’ont poussé à s’immoler restent inconnues». Selon elle, après son immolation, quand son grand-frère Pape Fall lui a demandé les raisons de son forfait il lui a répondu: «Je ne sais pas». Et une des voisines du défunt, de témoigner: «La victime était calme et repliée toujours sur elle-même. Ce qui lui est arrivé est vraiment regrettable», a lancé cette dernière. Cheikh Mbaye est parti, laissant derrière lui une famille meurtrie et affectée par la douleur inexplicable de l’immolation. Il repose désormais au cimetière de Touba où il a été inhumé, hier.

ACCUEIL






