Vendredi 24 Mai 2013
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BOUBOU DIOUF TALL, PERE D'AISSATA TALL : «Je n'ai jamais connu Cheikh Yérim Seck, je l'ai rencontré la 1e fois, lors de son audition»

Jeudi 27 Septembre 2012

Quelques instants après le verdict du procès qui opposait Cheikh Yérim Seck à sa fille, son père Boubou Diouf Tall a accepté de briser le silence. Les supposés antécédents qu'ils auraient eus avec le condamné, son influence de magistrat qui aurait pesé sur la sentence, les tentatives de médiations, Boubou Diouf Tall a partagé avec nous ces questions.


BOUBOU DIOUF TALL, PERE D'AISSATA TALL : «Je n'ai jamais connu Cheikh Yérim Seck, je l'ai rencontré la 1e fois, lors de son audition»
En tant que père, comment appréciez-vous ce verdict?
Je ne fais aucun commentaire sur le verdict.

Avez-vous le sentiment que justice a été rendue?
Je ne fais aucun commentaire sur les faits.

Il a été fait état d'intenses médiations qui ne vous auraient pas dissuadé d'aller au tribunal?
Aucune tentation de médiation n'a eu lieu. Il n’y a aucune autorité gouvernementale ou politique qui est intervenue à mon niveau, même pas au téléphone.

Il paraît que vous avez des antécédents avec Cheikh Yérim Seck et que vous vouliez vous venger de lui? Qu'en est-il réellement?
Je n'ai jamais connu Cheikh Yérim Seck. Je l'ai rencontré la 1e fois à la gendarmerie de Ngor, lors de son audition. Il n’en est rien. C'est au moment de son interpellation, suite à la plainte formulée par ma fille, que je l'ai vu pour la première fois. Donc, je ne peux pas être dans la logique d'entrer en guerre avec lui.

Certains avancent que votre statut de magistrat a joué sur le procès?
J'ai fait mon devoir de père en me mettant à ses côtés, dans son action en justice. C'est du n'importe quoi de dire que son père est un magistrat. Je n'ai rien à voir dans cette affaire. C'est une citoyenne, qui a été atteinte dans sa dignité, qui a porté plainte, qui a saisi la justice. Si j'avais un seul doute sur l'innocence de ma fille dans cette affaire, jamais je ne l'aurais soutenue dans sa plainte. C'est elle qui a porté plainte. Je n'étais qu'une seule fois au tribunal et c'était le premier jour de l'audience. Le jour du procès et du verdict, j'étais dans mon bureau.

Comment avez-vous vécu tous les commentaires et déballages faits sur votre fille?
J'ai donné à ma fille l'éducation qu'il faut. Une fille vierge qui sait qu'elle est vierge et qui sait qu'elle doit voyager dans les 72 heures, qui se donne volontairement à un homme, ne va jamais venir le raconter à sa famille. C'est parce qu'elle est choquée, sinon elle ne l'aurait pas dit.

Comment elle vit le drame sur le plan psychologique?
Elle est entourée par sa famille et ses amis. Je vous dis, nous sommes musulmans, nous n'échappons pas à notre destin.
Certains avancent que vous aviez déclaré que vous tueriez Cheikh Yérim Seck si vous l'aviez vu, Qu'en est-il exactement?
Je n'ai jamais dit ça. Je ne peux même pas tuer un chat.

L'avenir de votre fille, comment le voyez-vous?
Maintenant que la vérité judiciaire a été établie, je demande à tout le monde d'aider ma famille à oublier cette dure épreuve. Je suis musulman et je sais que nul ne peut échapper à son destin. Ma famille ne demande qu'une chose qu'on nous aide à oublier cette affaire.

Et si les avocats de M. Seck interjetaient appel?
Je ne peux pas apporter de réponse.
Ibrahima SALL (Stagiaire)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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