Mardi 18 Juin 2013
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BONNE NOUVELLE POUR CEUX QUI GALERAIENT POUR FRANCHIR LA TRANSGAMBIENNE : La Gambie accepte enfin la construction du pont dont le projet coûtera 50 milliards

Samedi 4 Août 2012

Le Sénégal et la Gambie ont finalement signé le mémorandum d'entente qui marque une nouvelle ère, celle qui durant laquelle un pont sera construit sur le fleuve Gambie. Ce qui plaira à coup sûr aux milliers de voyageurs qui galéraient pour pouvoir franchir la transgambienne.


Enfin, la Gambie a accepté la construction d'un pont sur le fleuve Gambie. Hier, les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Alioune Badara Cissé et Mambury Njie son homologue gambien, ont hier paraphé le Mémorandum d'entente, qui officialise la décision des deux pays de construire ce pont mais aussi de réhabiliter le tronçon Keur Ayib Sénoba Farafegny Bounkiling. Le pont sera long de 942 m et le financement sera assuré par la Banque africaine de Développement. «Le projet global tourne autour de 50 milliards (100 millions de dollars) financés entièrement par la Bad. Les travaux vont démarrer sous peu» annonce le ministre des Infrastructures M. Mor Ngom qui a pris part à la cérémonie de signature du mémorandum d'entente. Le ministre ajoutera qu'aussi, des postes de contrôle juxtaposés seront construits de part et d'autre du pont. Et le tout, c'est-à-dire la construction de la route et du pont, «va permettre de pouvoir circuler librement sans entrave sur le fleuve» ajoute M. Ngom pour qui «certainement il y aura des redevances».

«Le Président Yaya Jammeh nous l'offre, après l'avoir refusé à tant d'autres »
Assurer la continuité du territoire et la sécurité, c'est ce que l'Etat sénégalais cherchait quand il se battait pour que ce projet voit le jour, explique le ministre des Affaires étrangères M. Cissé: «La continuité du territoire national était pour nous un besoin de sécurité, voilà que le Président Yaya Jammeh nous l'offre, après l'avoir refusé à tant d'autres» se réjouit-il. Son homologue de la Gambie a souligné que traverser le fleuve n'est présentement pas chose aisée pour les transporteurs et autres. Mais, «quand le pont sera construit, que vous soyez sénégalais ou Gambien, dès que vous arrivez vous passez facilement. Que ce soit les véhicules, les marchandises, rien n'y perdra du temps ou même d'y passer la nuit» assure t-il. Ce qui fera dire même à Alioune Badara Cissé que «Pour ceux-là qui empruntent cette route c'est un événement majeur». La Signature de ce Mémorandum d'entente entre la République du Sénégal et la Gambie sera accueillie, par les nombreux voyageurs et autres transporteurs qui empruntent la transgambienne, avec une joie certaine. Car, c'est des heures qui y sont perdues pour une traversée de moins de 5 petites minutes. Certains camionneurs y passent parfois une dizaine de jours avant de traverser.
Youssouf SANE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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