BLESSE AU COURS DE L’ACCIDENT SUR LA ROUTE DE TAMBA : Le rappeur Karamokho Keïta doit subir une opération d’un coût de 600 mille Francs

Vendredi 10 Août 2012

Figurant parmi les victimes de l’accident sur la route de Tambacounda, le rappeur Karamokho Keïta dit Baye Kara, natif de Tamba, s’est retrouvé avec une fracture au niveau du fémur, de la clavicule, et un plâtre au niveau du bras gauche. C’est inconscient qu’il a été acheminé à l’Hôpital Matlabul fawzayni de Touba. Il a repris conscience, depuis hier matin, confie au téléphone, son frère Lassana Keïta qui est à son chevet. «Depuis son évacuation ici, il était inconscient, mais grâce à Dieu il a retrouvé ses esprits. Il reconnaît même les membres de la famille» déclare-til
au bout du fil. Kara n’est pas pour autant au bout de ses difficultés, puisque la prise en charge de ses soins demeure une équation pour sa famille. Il doit subir une opération du fémur d’un coût de 600 000 francs Cfa. Tout en précisant que les moyens de la famille sont modestes, Lassana Keïta a martelé qu’elle ne va pas pour autant quémander assistance pour Kara. Parce que, estime-t-il, «Baye Kara n’est plus à présenter dans la région, il a beaucoup fait pour sa ville natale. Si les autorités veulent lui venir en aide, nous ne le refuserons pas. Mais, on ne va pas demander à qui que ce soit quelque chose, nous allons nous débrouiller pour soigner notre frère». «A part les coups de fil du maire Houry Ba et des élus locaux, Mame Balla Lo et Awa Diagne pour s’enquérir de la situation, personne d’autre n’a fait quelque chose pour lui, nous ne sommes pas demandeur encore une fois», répète-t-il. Revenant sur les circonstances dans lesquelles la mauvaise nouvelle est tombée, le frère du rappeur d’indiquer : « c’était trop dur et tout le monde était paniqué. On n’arrivait pas à le joindre sur son téléphone portable et il n’y
avait personne pour nous donner des renseignements exacts sur lui. Mais une fois à Kaolack, le docteur nous a dit qu’il est inconscient et on doit l’évacuer sur Touba où il séjourne présentement, attendant de façon impatiente la somme à réunir pour espérer subir l’intervention». Karamokho Keïta, dit Baye Kara est un handicapé qui marche avec des béquilles, il est marié et père d’un enfant. Baye Kara évolue dans le domaine du rap et a eu à sortir un album «Fentkara» (créé) en 2004, avant d’entamer sa carrière solo. Il a eu aussi à faire un Duo avec le groupe «Diwandj» de ladite région.
Adama A. KANTE (Stagiaire)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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