BILAN DES MALHEURS INCIDENTS DE LEOPOLD SENGHOR : Une trentaine de blessés, dont une dizaine en états graves

Lundi 15 Octobre 2012

BILAN DES MALHEURS INCIDENTS DE LEOPOLD SENGHOR : Une trentaine de blessés, dont une dizaine en états graves
La violence qui s’est abattue sur le stade Léolpold Sédar Senghor, samedi dernier, à la faveur de la déroute des «Lions» face aux «Eléphants» de Côte d’Ivoire a fait plusieurs dizaines des blessés. Au-delà des jeunes filles et garçons tombés en syncope sous le coup de l’émotion et de la chaleur, il y a que les équipes médicales et les services de secours déployés au stade ont été fortement mis à contribution pour prendre en charge des blessés sérieux. En effet, les jets de pierres, de bouteilles, de chaises et autres projectiles qui sont intervenus un quart d’heure avant le terme du match entraînant son arrêt, ont blessé plusieurs supporters aussi bien sénégalais qu’ivoiriens. Près d’une vingtaine de personnes ayant été touchées par les projectiles. Mais les blessés les plus graves ont été notés du côté des supporters ivoiriens avec notamment des cas
de fractures. Ces supporters des «Eléphants», qui ont paniqué au moment des incidents, ont sauté de la tribune-virage où ils étaient installés et encadrés par la police pour rejoindre la main courante et se mettre à l’abri. Nombreux sont ceux parmi eux qui se sont ainsi fracturé les jambes suite à leur saut. Pris en charge par les secouristes, ils ont été évacués vers l’hôpital général de Grand-Yoff (ex-Cto) par une dizaine d’ambulances des sapeurs-pompiers, du Samu national et du Samu municipal de Dakar, sous la coordination du Capitaine Cissé du Groupement national des Sapeurs pompiers. Ce dernier confirme que les blessés souffrent de fractures, de traumatismes, et de plaies. Il faut dire que le ministre des Sports, El hadj Malick Gakou, qui figure dans le lot des personnes atteintes par les projectiles, car touché légèrement à la tête par un caillou lancé à la tribune officielle, au même titre que son directeur de Cabinet qui a reçu une chaise qui l’a blessé au crâne, après avoir quitté le stade vers 23 heures, s’est rendu à l’hôpital de Grand-Yoff pour s’enquérir de l’état des victimes de cette violence. Gakou qui avait été soigné au stade a annoncé à tous les blessés qu’ils seront entièrement et intégralement pris en charge et suivis par son département.
A noter que la quasi totalité des blessés, à l’exception d’une supportrice ivoirienne touchée au bassin et qui a été gardée sous surveillance, étaient rentrés chez eux hier, en milieu de journée.

Le calvaire des supporters des «eléphants»

Les supporters ivoiriens ont vécu un véritable calvaire, samedi, au stade Léopold Sédar Senghor. En effet, certains supporters sénégalais, mécontents de la tournure du match après le deuxième but des Eléphants», ont non seulement lancé des projectiles sur l’aire de jeu, mais ils se sont pris à eux. Les Ivoiriens ont souffert le martyre à l’image de Timoko Sylla. «Je suis venu de la Gambie uniquement pour suivre ce match entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire et supporter mon équipe. Mais, j’avoue que je suis déçu car j’ai vécu des scènes insupportables» se désole-
t-il sans manquer de revenir sur les incidents. «Nous avons été victimes de la barbarie de certains supporters sénégalais, qui nous ont lancé de pierres et ont voulu nous attaquer. Cela a créé la panique, car nous sommes dans un pays étranger. Pour sauver notre vie, on n’a pas hésité à sauter pour rejoindre l’aire de jeu. Et cela a créé des blessures. C’est un véritable calvaire que nous avons vécu», raconte M. Sylla. En quittant la Gambie, ce fervent supporter des «Eléphants» était loin d’imager un tel calvaire : «Franchement j’ai été bien accueilli par les policiers, douaniers, par tout le monde. Mais les choses ont mal tourné lorsque Didier Drogba a inscrit le deuxième but. C’est vraiment dommage, car c’était la débandade». Cependant, ce jeune ressortissant ivoirien en Gambie tire un chapeau à la sécurité. «Heureusement que les agents de sécurité nous ont aidés en formant une barricade pour les empêcher de venir vers nous. Mais ils ne pouvaient pas empêcher les pierres. Ils ont fait ce qu’ils ont pu faire. Si on a eu la vie sauve, aujourd’hui, c’est grâce aux policiers. Je pense que ce qui s’est passé, aujourd’hui, ici, est un
accident. Je me félicite dans la mesure où ce ne sont pas tous les Sénégalais qui l’ont fait. Ce sont seulement quelques bandes incontrôlées qui l’ont fait. Mais Dieu merci, les choses commencent à rentrer dans l’ordre. Il ne doit pas avoir de problèmes entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire qui sont deux pays frères. Les autorités sénégalaises doivent prendre des mesures pour que cela ne se répète plus»,
souhaite-t-il.
La Rédaction

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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