L'Apr va souffler demain (ndlr : aujourd'hui) quatre bougies. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué durant ces quatre années ?
Énormément de choses. D'abord, l'émotion qui a entouré la création du parti, le 1er décembre 2008. Il y a aussi ces épreuves que nous avons traversées, notamment la tentative d'Abdoulaye Wade de museler le président Macky Sall, en essayant de lui coller le motif fallacieux de blanchiment
d'argent. La mobilisation spontanée des militants et des responsables du parti pour mettre la pression nécessaire et protéger leur leader. Mais surtout le fait que nous ayons réussi à tenir la dragée haute à tous ces partis qui étaient là depuis très longtemps. Un événement qui nous a également marqué, c'est le premier Congrès du parti, où il y a eu une mobilisation monstre sur la plage de Diamalaye. C'est ce jour-là que, dans la conscience des Sénégalais, il était établi que l'Apr était sur la route du pouvoir. Et définitivement, nos adversaires nous ont pris au sérieux. Il y a, finalement, cette belle victoire, après un rude combat contre le régime d'Abdoulaye Wade. Ce sont des événements qui resteront à jamais inoubliables. Mais, il reste beaucoup de choses à faire, et nous allons nous y atteler.
Comment se fait-il que l'Apr n'est pas jusqu'à présent structuré ?
L'Apr a cette particularité d'être un bébé, qui a dû très rapidement grandir, marcher et courir. Ce qui fait qu'on a brûlé des étapes, c'est normal. C'est exceptionnel qu'en quatre ans, nous soyons au pouvoir. Nous avions choisi une stratégie qui consistait à massifier immédiatement le parti et préparer les élections. Donc, forcément, il n'y avait pas de place pour la structuration. Et surtout, il ne fallait pas permettre à Abdoulaye Wade d'avoir des cibles fixes, c'est-à-dire avoir des responsables sur lesquels il aurait pu s'appuyer pour tenter de les corrompre. Le seul leader, c'était le président du parti. Ça nous a permis de remporter les batailles. Maintenant que nous avons le temps, nous allons nous y atteler. A partir de janvier 2013, nous allons lancer une grande campagne de réorganisation et de structuration du parti.
En dehors de la structuration, quels sont les autres grands chantiers de l'Apr ?
Accompagner le président de la République dans la gestion du pouvoir. Quand Wade est arrivé au pouvoir, il avait trouvé des finances publiques assainies. Nous, quand nous sommes arrivés, le niveau de la dette du Sénégal était à 2 704 milliards. Rien que pour l'année 2011, l'encours de la dette était à 574 milliards. Dans ces conditions, alors que les attentes des Sénégalais sont extrêmement fortes, la gestion du pouvoir ne peut être que difficile. C'est pourquoi notre parti doit s'organiser pour soutenir les actions du président de la République et de son gouvernement.
L'autre urgence maintenant, c'est la reconquête du pouvoir local. Beaucoup de localités sont encore entre les mains du Pds. Il s'agit de créer les conditions de la reconquête de l'espace politique local par les responsables de notre parti, mais aussi par les responsables de la Coalition. Le grand défi qu'on a, c'est de continuer à maintenir la cohésion de l'alliance «Benno bokk yakaar» et du groupe «Macky 2012».
Énormément de choses. D'abord, l'émotion qui a entouré la création du parti, le 1er décembre 2008. Il y a aussi ces épreuves que nous avons traversées, notamment la tentative d'Abdoulaye Wade de museler le président Macky Sall, en essayant de lui coller le motif fallacieux de blanchiment
d'argent. La mobilisation spontanée des militants et des responsables du parti pour mettre la pression nécessaire et protéger leur leader. Mais surtout le fait que nous ayons réussi à tenir la dragée haute à tous ces partis qui étaient là depuis très longtemps. Un événement qui nous a également marqué, c'est le premier Congrès du parti, où il y a eu une mobilisation monstre sur la plage de Diamalaye. C'est ce jour-là que, dans la conscience des Sénégalais, il était établi que l'Apr était sur la route du pouvoir. Et définitivement, nos adversaires nous ont pris au sérieux. Il y a, finalement, cette belle victoire, après un rude combat contre le régime d'Abdoulaye Wade. Ce sont des événements qui resteront à jamais inoubliables. Mais, il reste beaucoup de choses à faire, et nous allons nous y atteler.
Comment se fait-il que l'Apr n'est pas jusqu'à présent structuré ?
L'Apr a cette particularité d'être un bébé, qui a dû très rapidement grandir, marcher et courir. Ce qui fait qu'on a brûlé des étapes, c'est normal. C'est exceptionnel qu'en quatre ans, nous soyons au pouvoir. Nous avions choisi une stratégie qui consistait à massifier immédiatement le parti et préparer les élections. Donc, forcément, il n'y avait pas de place pour la structuration. Et surtout, il ne fallait pas permettre à Abdoulaye Wade d'avoir des cibles fixes, c'est-à-dire avoir des responsables sur lesquels il aurait pu s'appuyer pour tenter de les corrompre. Le seul leader, c'était le président du parti. Ça nous a permis de remporter les batailles. Maintenant que nous avons le temps, nous allons nous y atteler. A partir de janvier 2013, nous allons lancer une grande campagne de réorganisation et de structuration du parti.
En dehors de la structuration, quels sont les autres grands chantiers de l'Apr ?
Accompagner le président de la République dans la gestion du pouvoir. Quand Wade est arrivé au pouvoir, il avait trouvé des finances publiques assainies. Nous, quand nous sommes arrivés, le niveau de la dette du Sénégal était à 2 704 milliards. Rien que pour l'année 2011, l'encours de la dette était à 574 milliards. Dans ces conditions, alors que les attentes des Sénégalais sont extrêmement fortes, la gestion du pouvoir ne peut être que difficile. C'est pourquoi notre parti doit s'organiser pour soutenir les actions du président de la République et de son gouvernement.
L'autre urgence maintenant, c'est la reconquête du pouvoir local. Beaucoup de localités sont encore entre les mains du Pds. Il s'agit de créer les conditions de la reconquête de l'espace politique local par les responsables de notre parti, mais aussi par les responsables de la Coalition. Le grand défi qu'on a, c'est de continuer à maintenir la cohésion de l'alliance «Benno bokk yakaar» et du groupe «Macky 2012».

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