Pouvez-vous nous présenter votre mouvement politique ?
Notre mouvement, «And Jeriñ Senegaal», a été créé à la faveur de l'élection présidentielle. Nous avions eu de grandes divergences avec notre parti d'origine, And-Jëf/ Pads, dans lequel nous avons milité pendant près de 38 ans. Et ces divergences que nous avons assumées, nous l'avons porté, jusqu'à quitter les rangs de And-Jëf. Au deuxième tour, nous avons voté massivement pour le président Macky Sall, qui a été élu. Nous avons participé aux Législatives avec la Coalition «Salam», où nous étions directeur de campagne. Aujourd'hui, notre mouvement a décidé de se constituer en parti politique et de dépasser la phase mouvement, en tant que tel, pour revêtir le caractère d'un parti politique légal, qui oeuvre
sur le champ politique, comme tous les autres partis politiques. Nous en sommes à cette phase-là, et dans cette direction, nous disons clairement et sans ambages, que nous nous situons dans le camp présidentiel, que nous travaillons à élargir et à consolider les bases sur lesquelles le président a été élu. Et dans cet accompagnement, nous pourrons apporter le meilleur de nous-mêmes, en marquant aussi notre différence par rapport à tous les autres.
Quelles sont vos autres perspectives ?
Mais, c'est justement ça, de constituer notre parti en un groupe politique légalement constitué et de trouver avec le président Macky Sall les formes, les meilleures, dans lesquelles, nous pourrions accompagner son action. Bien évidemment, si dans les formes, les meilleures, il s'avérait que constituer notre propre parti, séparément du sien était la meilleure formule, je crois que nous irons à fond dans cette direction-là. Si aussi, les plages d'entente nous permettaient de dire qu'il faut mieux constituer un grand rassemblement politique, là aussi nous envisagerons
la question avec lui et avec nos propres camarades. Et bien sûr, nous déciderons de la meilleure formule possible. Mais, en tout cas, ce qui s'ouvre à nous, c'est de dire, soutenir à fond le président Macky Sall, en étant dans notre propre parti, «And Jeriñ Senegaal», ou en étant avec lui, dans un même parti, autrement constitué.
«Benno bokk yakaar» avait annoncé une Assemblée de rupture. Mais l’installation de la XIIe Législature n’a pas été de tout repos…
C'est vrai, il y a eu des erreurs graves qui sont des erreurs de coaching, comme disent certains, ou de casting, comme diraient d'autres, des erreurs de procédures dans les démarches administratives au sein de l'Assemblée. Et tout cela montre qu'il n’y a pas encore une grande expérience. Nous, en tout cas, notre perspective, c'est comme nous l’avons toujours dit dans notre cheminement politique. Il faut apprendre la guerre en la faisant. Et donc, c'est normal que les gens fassent des erreurs. Mais, à mon avis, il faut limiter les erreurs, limiter aussi
l'ampleur et la portée des erreurs. Et il faut avoir aussi le courage de reconnaître ses erreurs et de les assumer, et de pouvoir amener les meilleurs correctifs possibles. En tout cas, nous n'avons pas encore vu une Assemblée de rupture. Peut-être qu'elle viendra, petit à petit, progressivement. Ça ne peut pas être une rupture brutale, immédiate et brusque. Je crois qu'il faut inscrire cela dans le temps.
Donc, vous êtes optimiste…
Je ne fais pas que le penser, je le souhaite. Je le souhaite, je l'espère. Et personnellement, même sans être député, avec notre formation politique, nous y travaillerons de toutes nos forces. Y travailler, c'est quoi ? C’est de dire au président Macky Sall, c'est de dire au camp présidentiel, c'est de dire au groupe parlementaire majoritaire de «Benno bokk yakaar», modestement, à partir de notre piédestal, voilà ce que nous pensons. Parce que, nous mêmes, nous avons été député. Moi, même j'ai été député à l'Assemblée nationale durant la Législature
98-2001, et j'ai été Secrétaire élu à l'Assemblée, donc, membre du bureau. Je sais exactement comment ça fonctionne. J'étais au moins dans trois Commissions et dans quatre réseaux parlementaires. Donc, je sais comment ça fonctionne. Il n’y a pas eu de grands changements sur ce rapport-là. Mais, je dis qu'il faut beaucoup de doigtée, beaucoup d'expérience, beaucoup de diplomatie, mais en même temps, il faut respecter beaucoup de procédures administratives. Il ne faut pas transiger par rapport à ça. L'Assemblée nationale doit être une institution respectable.
Et ce respect, elle ne peut l'avoir qu'en appliquant réellement son règlement intérieur, et bien sûr, les lois et règlements de ce pays-là. C'est elle qui vote les lois, donc, elle doit être la première à les appliquer.
Votre mot de la fin…
Ce que nous pensons, aujourd'hui, c'est qu'il faut de grands rassemblements politiques. Figurez-vous qu'au Sénégal, il y a, aujourd'hui, plus de 174 partis politiques. Je dis que, ce n'est pas possible. Si on veut travailler dans le sens du financement des partis politiques, si on veut travailler dans le sens de l'accès de tous les partis aux médias publics et un accès égal ou équitable, il faut carrément dire qu'on ne peut pas travailler avec 174 partis. Donc, j'appelle les gens, j'appelle mes compatriotes à envisager la disparition progressive, l'extinction progressive de beaucoup de partis, au profit de grands rassemblements politiques. Bien sûr, on ne peut pas dire qu'il n’y a plus d'idéologies. Je ne crois pas à ça. Mais il y a des différences idéologiques, il y a des différences programmatiques, il y a des différences d'approches et de méthodes. Et cela fait que, peut-être, autour de 4, 5, 10, même 20 partis politiques, qui seraient de grands rassemblements politiques, on pourrait faire une économie du foisonnement des partis politiques. Et cela nous amènerait à rationaliser le champ politique, cela nous amènerait à envisager le financement des partis politiques, cela nous amènerait à rationaliser l'accès des partis politiques aux médias publics. C’est la raison pour laquelle, notre parti s'inscrit dans la dynamique d'un appel à un grand rassemblement politique autour du président Macky Sall. Notre parti appelle à un grand rassemblement politique autour de Macky Sall. Ce qui pourrait donner, peut-être, l'Alliance patriotique pour la République (Apr) ou Alliance populaire pour la République (Apr). Parce que, à quoi ça sert de soutenir l'action d'un président de la République, de rouler à fond pour lui, et de se constituer en un groupe, qui n'ira jamais aux élections, par exemple ? Je dis que, ça n'a pas de sens. Le plus intéressant et le plus durable, c'est d'aller vers de grands rassemblements politiques.
Notre mouvement, «And Jeriñ Senegaal», a été créé à la faveur de l'élection présidentielle. Nous avions eu de grandes divergences avec notre parti d'origine, And-Jëf/ Pads, dans lequel nous avons milité pendant près de 38 ans. Et ces divergences que nous avons assumées, nous l'avons porté, jusqu'à quitter les rangs de And-Jëf. Au deuxième tour, nous avons voté massivement pour le président Macky Sall, qui a été élu. Nous avons participé aux Législatives avec la Coalition «Salam», où nous étions directeur de campagne. Aujourd'hui, notre mouvement a décidé de se constituer en parti politique et de dépasser la phase mouvement, en tant que tel, pour revêtir le caractère d'un parti politique légal, qui oeuvre
sur le champ politique, comme tous les autres partis politiques. Nous en sommes à cette phase-là, et dans cette direction, nous disons clairement et sans ambages, que nous nous situons dans le camp présidentiel, que nous travaillons à élargir et à consolider les bases sur lesquelles le président a été élu. Et dans cet accompagnement, nous pourrons apporter le meilleur de nous-mêmes, en marquant aussi notre différence par rapport à tous les autres.
Quelles sont vos autres perspectives ?
Mais, c'est justement ça, de constituer notre parti en un groupe politique légalement constitué et de trouver avec le président Macky Sall les formes, les meilleures, dans lesquelles, nous pourrions accompagner son action. Bien évidemment, si dans les formes, les meilleures, il s'avérait que constituer notre propre parti, séparément du sien était la meilleure formule, je crois que nous irons à fond dans cette direction-là. Si aussi, les plages d'entente nous permettaient de dire qu'il faut mieux constituer un grand rassemblement politique, là aussi nous envisagerons
la question avec lui et avec nos propres camarades. Et bien sûr, nous déciderons de la meilleure formule possible. Mais, en tout cas, ce qui s'ouvre à nous, c'est de dire, soutenir à fond le président Macky Sall, en étant dans notre propre parti, «And Jeriñ Senegaal», ou en étant avec lui, dans un même parti, autrement constitué.
«Benno bokk yakaar» avait annoncé une Assemblée de rupture. Mais l’installation de la XIIe Législature n’a pas été de tout repos…
C'est vrai, il y a eu des erreurs graves qui sont des erreurs de coaching, comme disent certains, ou de casting, comme diraient d'autres, des erreurs de procédures dans les démarches administratives au sein de l'Assemblée. Et tout cela montre qu'il n’y a pas encore une grande expérience. Nous, en tout cas, notre perspective, c'est comme nous l’avons toujours dit dans notre cheminement politique. Il faut apprendre la guerre en la faisant. Et donc, c'est normal que les gens fassent des erreurs. Mais, à mon avis, il faut limiter les erreurs, limiter aussi
l'ampleur et la portée des erreurs. Et il faut avoir aussi le courage de reconnaître ses erreurs et de les assumer, et de pouvoir amener les meilleurs correctifs possibles. En tout cas, nous n'avons pas encore vu une Assemblée de rupture. Peut-être qu'elle viendra, petit à petit, progressivement. Ça ne peut pas être une rupture brutale, immédiate et brusque. Je crois qu'il faut inscrire cela dans le temps.
Donc, vous êtes optimiste…
Je ne fais pas que le penser, je le souhaite. Je le souhaite, je l'espère. Et personnellement, même sans être député, avec notre formation politique, nous y travaillerons de toutes nos forces. Y travailler, c'est quoi ? C’est de dire au président Macky Sall, c'est de dire au camp présidentiel, c'est de dire au groupe parlementaire majoritaire de «Benno bokk yakaar», modestement, à partir de notre piédestal, voilà ce que nous pensons. Parce que, nous mêmes, nous avons été député. Moi, même j'ai été député à l'Assemblée nationale durant la Législature
98-2001, et j'ai été Secrétaire élu à l'Assemblée, donc, membre du bureau. Je sais exactement comment ça fonctionne. J'étais au moins dans trois Commissions et dans quatre réseaux parlementaires. Donc, je sais comment ça fonctionne. Il n’y a pas eu de grands changements sur ce rapport-là. Mais, je dis qu'il faut beaucoup de doigtée, beaucoup d'expérience, beaucoup de diplomatie, mais en même temps, il faut respecter beaucoup de procédures administratives. Il ne faut pas transiger par rapport à ça. L'Assemblée nationale doit être une institution respectable.
Et ce respect, elle ne peut l'avoir qu'en appliquant réellement son règlement intérieur, et bien sûr, les lois et règlements de ce pays-là. C'est elle qui vote les lois, donc, elle doit être la première à les appliquer.
Votre mot de la fin…
Ce que nous pensons, aujourd'hui, c'est qu'il faut de grands rassemblements politiques. Figurez-vous qu'au Sénégal, il y a, aujourd'hui, plus de 174 partis politiques. Je dis que, ce n'est pas possible. Si on veut travailler dans le sens du financement des partis politiques, si on veut travailler dans le sens de l'accès de tous les partis aux médias publics et un accès égal ou équitable, il faut carrément dire qu'on ne peut pas travailler avec 174 partis. Donc, j'appelle les gens, j'appelle mes compatriotes à envisager la disparition progressive, l'extinction progressive de beaucoup de partis, au profit de grands rassemblements politiques. Bien sûr, on ne peut pas dire qu'il n’y a plus d'idéologies. Je ne crois pas à ça. Mais il y a des différences idéologiques, il y a des différences programmatiques, il y a des différences d'approches et de méthodes. Et cela fait que, peut-être, autour de 4, 5, 10, même 20 partis politiques, qui seraient de grands rassemblements politiques, on pourrait faire une économie du foisonnement des partis politiques. Et cela nous amènerait à rationaliser le champ politique, cela nous amènerait à envisager le financement des partis politiques, cela nous amènerait à rationaliser l'accès des partis politiques aux médias publics. C’est la raison pour laquelle, notre parti s'inscrit dans la dynamique d'un appel à un grand rassemblement politique autour du président Macky Sall. Notre parti appelle à un grand rassemblement politique autour de Macky Sall. Ce qui pourrait donner, peut-être, l'Alliance patriotique pour la République (Apr) ou Alliance populaire pour la République (Apr). Parce que, à quoi ça sert de soutenir l'action d'un président de la République, de rouler à fond pour lui, et de se constituer en un groupe, qui n'ira jamais aux élections, par exemple ? Je dis que, ça n'a pas de sens. Le plus intéressant et le plus durable, c'est d'aller vers de grands rassemblements politiques.

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