Demain (Ndlr : aujourd'hui), cela fera un an, jour pour jour, que votre mairie avait été attaquée par des nervis, avec à la clé la mort de l'un d'entre-eux, en l'occurrence Ndiaga Diouf. Quel est le sentiment qui vous anime, à l'occasion de la commémoration de ce drame ?
D'abord, un sentiment de gratitude envers notre créateur. Je rends grâce à Dieu d'être, aujourd'hui, en vie et en bonne santé. Et je réitère, une fois de plus, ma déception par rapport à cette tentative d'assassinat sur ma modeste personne. Et je dénonce encore l'implication du Président Abdoulaye Wade dans cette tentative d'assassinat, ainsi que celle de son parti, avec ses responsables et sa logistique.
Comment avez-vous vécu votre incarcération, avant que vous ne bénéficiez d'une liberté provisoire ?
Je l'ai vécue avec beaucoup de foi. Je suis un être humain. Ça faisait partie de mon destin. Je voudrais dire à l'endroit de certains esprits tordus que ce dossier n'est pas encore clos. Il est pendant devant la Justice, et aujourd'hui, je suis plus soucieux que quiconque à ce que la vérité éclate. La vérité a besoin d'éclater, pour ma crédibilité, pour mon honneur et pour mon avenir politique. On a parlé d'attaque de la mairie, on n’a pas parlé de défilé de modes. Quand on parle d'attaque, on parle de défense. Je me suis défendu. J'ai défendu ma vie. Je rappelle que, ni dans la Bible, ni dans le Coran, on a écrit quelque part que, quand on vient pour vous tuer, vous devez croiser les bras. Moi, je n'ai tué personne. Je me suis défendu. Devant la mairie, on a vu personne tomber. Je regrette que ces événements se soient déroulés comme nous l'avons tous constaté.
Mais, la famille de feu Ndiaga Diouf continue à vous accuser et elle a même décidé de mener une campagne internationale...
Moi, je ne polémique avec personne. Comme je l'ai déjà dit, ma vie ne vaut pas 15 000 francs Cfa. Je ne suis allé trouver personne dans son lieu de travail ou dans son domicile. Je respecte tous les Sénégalais. Et par rapport à un membre de cette famille qui passe son temps à me menacer, vous comprendrez aisément que je n'ai pas le temps de polémiquer avec un sergent-recruteur. Parce que cet individu fait partie des nervis qui sont venus à la mairie, et fait partie de ceux qui ont recruté ces nervis, dont ses neveux à lui. Parce que, apparemment, le jeune homme qui a perdu la vie n'était pas venu seul, il y avait d'autres membres de sa famille. Aujourd'hui, je dis que face à ces menaces de mort, mes avocats saisiront qui de droit. Parce que nous sommes dans un pays de droit. Par rapport maintenant à ceux qui s'entêtent, je leur dis que je ne fais pas partie des hommes qu'on intimide. Je ne suis pas handicapé. On a cherché à attenter à ma vie, parce que je dérangeais l'ancien régime. C'est ça la stricte vérité. Et je rappelle que ce sont les mêmes individus qui sont venus à la mairie, qui ont attaqué le domicile de l'actuel président de l'Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et celui d'Ousmane Tanor Dieng. Moustapha Niasse a eu la même réaction que moi. Il est sorti avec son arme à feu pour défendre sa maison. A la différence que chez lui, la Police a réussi à disperser la meute de nervis. A la mairie, c'est moi qui ai appelé la Police. Qu'est-ce qui se serait passé, si je n'avais pas les moyens de me défendre ? Je pose la question à ceux qui sont dans ce pays et qui veulent se mettre à la place du juge ou du Procureur. Ma femme serait devenue veuve et mes enfants orphelins.
D'abord, un sentiment de gratitude envers notre créateur. Je rends grâce à Dieu d'être, aujourd'hui, en vie et en bonne santé. Et je réitère, une fois de plus, ma déception par rapport à cette tentative d'assassinat sur ma modeste personne. Et je dénonce encore l'implication du Président Abdoulaye Wade dans cette tentative d'assassinat, ainsi que celle de son parti, avec ses responsables et sa logistique.
Comment avez-vous vécu votre incarcération, avant que vous ne bénéficiez d'une liberté provisoire ?
Je l'ai vécue avec beaucoup de foi. Je suis un être humain. Ça faisait partie de mon destin. Je voudrais dire à l'endroit de certains esprits tordus que ce dossier n'est pas encore clos. Il est pendant devant la Justice, et aujourd'hui, je suis plus soucieux que quiconque à ce que la vérité éclate. La vérité a besoin d'éclater, pour ma crédibilité, pour mon honneur et pour mon avenir politique. On a parlé d'attaque de la mairie, on n’a pas parlé de défilé de modes. Quand on parle d'attaque, on parle de défense. Je me suis défendu. J'ai défendu ma vie. Je rappelle que, ni dans la Bible, ni dans le Coran, on a écrit quelque part que, quand on vient pour vous tuer, vous devez croiser les bras. Moi, je n'ai tué personne. Je me suis défendu. Devant la mairie, on a vu personne tomber. Je regrette que ces événements se soient déroulés comme nous l'avons tous constaté.
Mais, la famille de feu Ndiaga Diouf continue à vous accuser et elle a même décidé de mener une campagne internationale...
Moi, je ne polémique avec personne. Comme je l'ai déjà dit, ma vie ne vaut pas 15 000 francs Cfa. Je ne suis allé trouver personne dans son lieu de travail ou dans son domicile. Je respecte tous les Sénégalais. Et par rapport à un membre de cette famille qui passe son temps à me menacer, vous comprendrez aisément que je n'ai pas le temps de polémiquer avec un sergent-recruteur. Parce que cet individu fait partie des nervis qui sont venus à la mairie, et fait partie de ceux qui ont recruté ces nervis, dont ses neveux à lui. Parce que, apparemment, le jeune homme qui a perdu la vie n'était pas venu seul, il y avait d'autres membres de sa famille. Aujourd'hui, je dis que face à ces menaces de mort, mes avocats saisiront qui de droit. Parce que nous sommes dans un pays de droit. Par rapport maintenant à ceux qui s'entêtent, je leur dis que je ne fais pas partie des hommes qu'on intimide. Je ne suis pas handicapé. On a cherché à attenter à ma vie, parce que je dérangeais l'ancien régime. C'est ça la stricte vérité. Et je rappelle que ce sont les mêmes individus qui sont venus à la mairie, qui ont attaqué le domicile de l'actuel président de l'Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et celui d'Ousmane Tanor Dieng. Moustapha Niasse a eu la même réaction que moi. Il est sorti avec son arme à feu pour défendre sa maison. A la différence que chez lui, la Police a réussi à disperser la meute de nervis. A la mairie, c'est moi qui ai appelé la Police. Qu'est-ce qui se serait passé, si je n'avais pas les moyens de me défendre ? Je pose la question à ceux qui sont dans ce pays et qui veulent se mettre à la place du juge ou du Procureur. Ma femme serait devenue veuve et mes enfants orphelins.

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