Mercredi 19 Juin 2013
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BARTHELEMY DIAS, DEPUTE-MAIRE DE MERMOZ-SACRE-COEUR : «La vérité a besoin d'éclater, pour ma crédibilité, pour mon honneur et pour mon avenir politique »

Samedi 22 Décembre 2012

Un an après les événements tragiques survenus à la devanture de la mairie de Mermoz-Sacré-Coeur, avec la mort de Ndiaga Diouf, Barthélemy Dias estime que «la vérité a besoin d'éclater», pour sa «crédibilité», son «honneur» et son «avenir politique». Entretien.


Demain (Ndlr : aujourd'hui), cela fera un an, jour pour jour, que votre mairie avait été attaquée par des nervis, avec à la clé la mort de l'un d'entre-eux, en l'occurrence Ndiaga Diouf. Quel est le sentiment qui vous anime, à l'occasion de la commémoration de ce drame ?
D'abord, un sentiment de gratitude envers notre créateur. Je rends grâce à Dieu d'être, aujourd'hui, en vie et en bonne santé. Et je réitère, une fois de plus, ma déception par rapport à cette tentative d'assassinat sur ma modeste personne. Et je dénonce encore l'implication du Président Abdoulaye Wade dans cette tentative d'assassinat, ainsi que celle de son parti, avec ses responsables et sa logistique.

Comment avez-vous vécu votre incarcération, avant que vous ne bénéficiez d'une liberté provisoire ?
Je l'ai vécue avec beaucoup de foi. Je suis un être humain. Ça faisait partie de mon destin. Je voudrais dire à l'endroit de certains esprits tordus que ce dossier n'est pas encore clos. Il est pendant devant la Justice, et aujourd'hui, je suis plus soucieux que quiconque à ce que la vérité éclate. La vérité a besoin d'éclater, pour ma crédibilité, pour mon honneur et pour mon avenir politique. On a parlé d'attaque de la mairie, on n’a pas parlé de défilé de modes. Quand on parle d'attaque, on parle de défense. Je me suis défendu. J'ai défendu ma vie. Je rappelle que, ni dans la Bible, ni dans le Coran, on a écrit quelque part que, quand on vient pour vous tuer, vous devez croiser les bras. Moi, je n'ai tué personne. Je me suis défendu. Devant la mairie, on a vu personne tomber. Je regrette que ces événements se soient déroulés comme nous l'avons tous constaté.

Mais, la famille de feu Ndiaga Diouf continue à vous accuser et elle a même décidé de mener une campagne internationale...
Moi, je ne polémique avec personne. Comme je l'ai déjà dit, ma vie ne vaut pas 15 000 francs Cfa. Je ne suis allé trouver personne dans son lieu de travail ou dans son domicile. Je respecte tous les Sénégalais. Et par rapport à un membre de cette famille qui passe son temps à me menacer, vous comprendrez aisément que je n'ai pas le temps de polémiquer avec un sergent-recruteur. Parce que cet individu fait partie des nervis qui sont venus à la mairie, et fait partie de ceux qui ont recruté ces nervis, dont ses neveux à lui. Parce que, apparemment, le jeune homme qui a perdu la vie n'était pas venu seul, il y avait d'autres membres de sa famille. Aujourd'hui, je dis que face à ces menaces de mort, mes avocats saisiront qui de droit. Parce que nous sommes dans un pays de droit. Par rapport maintenant à ceux qui s'entêtent, je leur dis que je ne fais pas partie des hommes qu'on intimide. Je ne suis pas handicapé. On a cherché à attenter à ma vie, parce que je dérangeais l'ancien régime. C'est ça la stricte vérité. Et je rappelle que ce sont les mêmes individus qui sont venus à la mairie, qui ont attaqué le domicile de l'actuel président de l'Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et celui d'Ousmane Tanor Dieng. Moustapha Niasse a eu la même réaction que moi. Il est sorti avec son arme à feu pour défendre sa maison. A la différence que chez lui, la Police a réussi à disperser la meute de nervis. A la mairie, c'est moi qui ai appelé la Police. Qu'est-ce qui se serait passé, si je n'avais pas les moyens de me défendre ? Je pose la question à ceux qui sont dans ce pays et qui veulent se mettre à la place du juge ou du Procureur. Ma femme serait devenue veuve et mes enfants orphelins.
Propos recueillis par Barka Isma BA

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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