BADARA MAMAYA SENE, PRESIDENT DE LA CCA ET MEMBRE DE LA CAF : «Badara Diatta a sauvé la face de notre pays grâce à sa bonne prestation»

Mardi 14 Février 2012

BADARA MAMAYA SENE, PRESIDENT DE LA CCA ET MEMBRE DE LA CAF : «Badara Diatta a sauvé la face de notre pays grâce à sa bonne prestation»
LIBREVILLE - L’arbitre international sénégalais Badara Diatta, qui a dirigé la finale de la 28e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can), remportée par la Zambie face à la Côte d’Ivoire, après la série de tirs aux buts (8–7), dimanche au stade de l’Amitié de Libreville, au Gabon, a été excellent. C’est du moins l’avis du président de la Commission centrale des arbitres (Cca) de la Fédération Sénégalaise de football (Fsf), par ailleurs, membre des Commissions des arbitres de la Confédération africaine de football (Caf) et de la Fédération internationale de football association (Fifa), Badara Mamaya Sène. «Après discussion avec l’ensemble de mes collègues de la Confédération africaine de football, ma conviction a été faite que Badara Diatta a fait un excellent arbitrage, lors de la finale», a dit, hier, Badara Mamaya Sène, avant d’ajouter : «D’ailleurs, à l’entame de la compétition, nous nous étions dits que Badara Diatta pouvait officier la finale et que le seul obstacle qu’il pouvait rencontrer, c’était que le Sénégal soit qualifié. C’est ainsi qu’après les premiers matches, nous l’avons mis au repos pour les huit autres rencontres pour pouvoir l’utiliser, soit en match de classement ou en finale, surtout après l’élimination du Sénégal, vu sa prestation. Et vu les notes attribuées aux uns et aux autres, l’unanimité s’est fait autour de lui pour diriger la finale. Fort heureusement, il l’a dirigée de main de maître. Donc l’arbitrage de Badara Diatta a été une réussite totale». Le patron du corps arbitral sénégalais qui est tombé sous le charme de Badara Diatta de dire : «Il est rompu à la tâche. Il en est à sa quatrième Coupe d’Afrique des nations et il a aussi fait des Jeux olympiques, des Coupes du monde des juniors, donc il a l’habitude d’officier ces genres de rencontres. C’est pourquoi il était à l’aise sur le terrain. Ses déplacements, son placement, ses prises de décisions ont démontré qu’il était à la hauteur. C’est pourquoi il a fait un bon arbitrage».

«Il y a penalty car Gervinho a été l’objet de poussée et de télescopage de deux adversaires»
Revenant sur les faits de jeu qui ont marqué la rencontre, notamment le penalty accordé à Gervinho à la 70e mn et le tir au but de Bamba que Badara Diatta a fait reprendre, l’ancien arbitre international qui a dirigé la finale de la Can 1992 à Dakar, entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, insiste sur le fait que Badara Diatta a pris les bonnes décisions à chaque fois. «Il y a effectivement penalty. Car le joueur Gervinho a été l’objet de poussée et de télescopage de la part de deux adversaires zambiens. Donc, l’arbitre ne pouvait que siffler penalty. Quant au tir au but de Bamba qui a été repris, je pense que là, nous ne sommes pas d’accord avec l’assistant numéro 1 qui a eu à signaler alors que le rôle d’un arbitre assistant c’est de dire si le ballon a franchi ou pas la ligne de but. Donc il a outrepassé ses prérogatives, mais Badara l’a quand même suivi en faisant retirer le penalty. Mais à voir l’image de plus près, l’assistant a peut-être raison, bien que cela ne relève pas de ses pouvoirs. Mais effectivement, le gardien zambien a anticipé», explique l’ancien homme en noir.

«Cela prouve que l’arbitrage sénégalais est très bon»
Concernant la pression du coach zambien, Hervé Renard, qui n’a pas hésité à dire à l’arbitre sénégalais tu as peur, Badara Mamaya Sène estime que c’est une façon d’influencer l’arbitre. «C’est de bonne guerre. Les entraîneurs le font pour influencer les arbitres. Nous sommes habitués à cela. D’ailleurs, je pense qu’Hervé Renard a été plus ou moins correct, car il y a d’autres qui insultent ou menacent de mort. Mais l’essentiel, c’est de rester soi-même en gérant son match comme l’a fait Badara Diatta», indique-t-il. M. Sène de révéler, en outre, que «dès que Badara Diatta a été désigné pour diriger la finale, je l’ai appelé pour lui donner des conseils. D’ailleurs, je lui ai demandé de ne pas changer sa façon d’arbitrer, de rester lui-même. Car nous avons confiance en lui. Parce qu’il connaît les règles du jeu et il a une excellente condition physique, un déplacement et un placement adéquats et des jugements qui lui permettent de prendre les bonnes décisions. Et je pense qu’il a bien écouté mes conseils. Parce qu’il a fait un bon match», informe-t-il.

«C’est dommage que la Fédération ne nous a jamais aidés»
Pour le président de la Cca, après l’élimination prématurée des «Lions», Badara Diatta a sauvé la face du Sénégal. «Je pense très sincèrement qu’avec Badara Diatta, le Sénégal était non seulement présent pour la finale, mais il a sauvé la face de notre pays grâce à sa bonne prestation, après l’élimination prématurée de notre équipe. Donc c’est un réconfort de voir Badara bien officier en finale. Je pense même que cela prouve que l’arbitrage sénégalais est très bon et c’est pourquoi il est cité en exemple. D’ailleurs, il n’y a pas une seule compétition que ce soit la Can
féminine, juniors etc où les arbitres sénégalais ne sont pas présents. Cela est le fruit d’un bon travail, car il y a quelque deux semaines, nous avons organisé un séminaire de mise à niveau sur fonds propre pour 9 millions de francs et nous l’avons fait, car nous pensons qu’un arbitre doit toujours se remettre en cause. Cette initiative a été saluée par la Caf, mais c’est dommage que la Fédération ne nous a jamais aidés», a regretté le patron des arbitres sénégalais.
De nos envoyés spéciaux Youssouph BADJI & Amédine SY

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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