Ce n'est pas une surprise. Le Parti démocratique sénégalais comprend, effectivement, que cette décision soit prise par cette Assemblée, mais considère que c'est une mascarade qui s'est déjà préparée depuis très longtemps. Cette mascarade a abouti à cette levée de l'immunité parlementaire, en ne respectant pas la loi et le règlement. L'Assemblée nationale viole la loi, la Constitution et le règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Car, aussi bien pour ce qui touche aux procédures internes, qu'à la compétence du Procureur spécial, le Pds s'est déjà fait une religion, et avait, effectivement, décidé de ne pas participer à cette mascarade. Les choses vont se poursuivre naturellement, comme eux ils l'ont prévu. Mais, c'est l'occasion pour les organisations des droits de l'homme, les démocrates de ce pays et d'ailleurs, d'attirer l'attention du gouvernement et de l'Assemblée nationale sur les graves violations des libertés et des droits de l'homme auxquelles nous sommes en train de nous acheminer. Cette mascarade n'honore pas notre démocratie et elle est en porte-à-faux avec nos traditions, et rompt avec ce que les tenants du pouvoir actuel ont considéré comme étant une rupture par rapport à la gouvernance politique. Au demeurant, il a été rappelé comme argument principal, sur la composition de la Commission ad hoc, qu'en 2001-2002, à l'occasion de la levée de l'immunité parlementaire du député Moustapha Niasse, le président du groupe parlementaire - que j'étais - avait présidé la Commission ad hoc. Cela ne me semble pas être un argument sérieux. La décision prise par l'Assemblée est entachée d'irrégularités.
A quoi peut-on s'attendre de la part du Pds ?
Le Pds en tirera toutes les conséquences de droit. Si les députés concernés ont refusé de déférer à la convocation de cette Commission illégale, il va s'en dire que, pour moi, il ne serait pas conséquent de répondre à une quelconque convocation que ce soit ou à répondre à quelque question que ce soit émanant de structures illégalement composées. Ça, c'est un point de vue personnel. Maintenant, je ne peux préjuger de ce que les personnes concernées décideraient. En attendant que le parti se réunisse, c'est le sentiment que m'inspire cette mascarade.
Est-ce que vous allez internationaliser votre combat ?
Il l'est déjà. Je pense que la Communauté internationale, les partenaires au développement du Sénégal, devraient en tirer toutes les conséquences. A la limite, en rappelant à l'ordre ceux qui, aujourd'hui, nous gouvernent. Peut-être en assujettissant leur coopération au respect des lois et règlements du pays. Je ne serai pas surpris, demain, que la Communauté internationale rappelle à l'ordre ceux qui, aujourd'hui, organisent cette mascarade, en ne respectant les droits et les libertés des députés. Je pense que le combat devrait s'internationaliser au niveau de l'Union interparlementaire, au niveau de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, au niveau de toutes les organisations démocratiques du monde, pour qu'on sache que le Sénégal est en train de faire des pas en arrière, en matière de respect des lois et règlements.
A quoi peut-on s'attendre de la part du Pds ?
Le Pds en tirera toutes les conséquences de droit. Si les députés concernés ont refusé de déférer à la convocation de cette Commission illégale, il va s'en dire que, pour moi, il ne serait pas conséquent de répondre à une quelconque convocation que ce soit ou à répondre à quelque question que ce soit émanant de structures illégalement composées. Ça, c'est un point de vue personnel. Maintenant, je ne peux préjuger de ce que les personnes concernées décideraient. En attendant que le parti se réunisse, c'est le sentiment que m'inspire cette mascarade.
Est-ce que vous allez internationaliser votre combat ?
Il l'est déjà. Je pense que la Communauté internationale, les partenaires au développement du Sénégal, devraient en tirer toutes les conséquences. A la limite, en rappelant à l'ordre ceux qui, aujourd'hui, nous gouvernent. Peut-être en assujettissant leur coopération au respect des lois et règlements du pays. Je ne serai pas surpris, demain, que la Communauté internationale rappelle à l'ordre ceux qui, aujourd'hui, organisent cette mascarade, en ne respectant les droits et les libertés des députés. Je pense que le combat devrait s'internationaliser au niveau de l'Union interparlementaire, au niveau de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, au niveau de toutes les organisations démocratiques du monde, pour qu'on sache que le Sénégal est en train de faire des pas en arrière, en matière de respect des lois et règlements.

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