Appel au sursaut

Samedi 25 Août 2012

La confiance placée en ma modeste personne par le Chef de l’Etat, pour diriger Senelec, j’entends, plus qu’un défi personnel, en faire un challenge collectif pour l’avènement d’un service public performant de l’électricité dans notre pays. Il est vrai que le contexte est difficile, marqué en effet, par un équilibre précaire entre l’offre et la demande d’électricité, un réseau de distribution vétuste et mal structuré et un système commercial plombé par la fraude, un retard important dans le règlement de nos fournisseurs d’investissement et d’exploitation, un capital social ramené à un niveau qui positionne Senelec à une situation très difficile, toutes choses engendrant une perception négative de notre entreprise au sein de l’opinion. La compensation annuelle de 118 milliards consentie par l’Etat, pour maintenir les tarifs de l’électricité à un niveau supportable par le consommateur, renseigne sur la place prépondérante de l’énergie dans la vie nationale et indique clairement que Senelec subit actuellement les contrecoups liés à son mix énergétique et de ce fait ne fonctionne plus comme une société d’électricité normale.

A l’heure de la mondialisation des échanges, avec notamment l’ouverture à la concurrence de pans entiers de l’économie, la persistance de telles contraintes peut conduire à un déclin inacceptable pour moi et sûrement pour vous aussi. J’invite donc les travailleurs et les travailleuses de Senelec, toutes catégories et fonctions confondues, à un sursaut ; un sursaut salutaire qui permette à l’entreprise de négocier, avec succès, un nouveau départ. L’électrification est un phénomène de développement important et le gouvernement a le souci majeur de faire accéder l’ensemble des populations à l’électricité, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. Pour satisfaire ces impératifs d’ordres économiques et sociaux qui nécessitent des investissements importants, Senelec ne doit négliger qui lui permet d’optimiser ses coûts d’exploitation, de considérer l’efficacité énergétique comme source de production, de maîtriser ses dépenses de fonctionnement, de limiter les pertes des réseaux, les pertes commerciales, de gérer de façon agressive la demande, de privilégier dans ses investissements ceux qui ont une rentabilité économique et financière la plus élevée et de s’assurer du mesurage exhaustif et du paiement de l’électricité livrée à sa clientèle. Senelec est en quête de nouvelles valeurs. Les appels au retour de l’autorité se font entendre. Pour toutes ces raisons, nous devons faire le choix du sursaut salutaire. Il faut s’adapter ; Senelec souffre parce qu’elle n’a pas réussi son adaptation et peine à négocier le virage du changement.
Pour remettre Senelec sur le chemin de la prospérité, nous devrons toutefois entreprendre toutes les réformes nécessaires. On peut envisager un scénario dans lequel, nous remettrons Senelec en équilibre d’ici environ 30 mois pour :

Satisfaire la demande d’électricité à un cout raisonnable
Restructurer le réseau de la distribution pour que le maximum d’ouvrages soit secouru afin de minimiser la gêne causée à la clientèle,
Lutter efficacement contre les pertes techniques et non techniques pour améliorer le rendement du réseau,
Ramener les fondamentaux économiques et financiers de la société à des valeurs normalement acceptables.
Et ensuite nous ferons de Senelec une société performante.
Il est plus que temps de lever le malentendu persistant entre les Sénégalais et Senelec.
Le moment paraît d'autant plus propice que nous avons connu une telle dégradation de la qualité de service en 2011 qu'on ne peut que l'améliorer. Autre élément qui milite en faveur de la rupture ; l'absence de marge de
manoeuvre. Il n'est plus possible, de penser qu'on peut compter sur une compensation de l'ordre de 10 milliards par mois pour équilibrer les comptes de Senelec et maintenir le statu quo.
Pour faire face à ces nouveaux défis, il est impératif d'engager les grands chantiers de l'heure dont les principaux sont énumérés ci-dessous :
.La restructuration de Senelec
Sa réforme est à l'ordre du jour et elle y restera au cours de ces années, Senelec devra procéder à un redressement drastique de ses finances et à une restructuration de ses fonctions.
.La Production
En 2011, la totalité des recettes directes de Senelec n'a pas permis de couvrir les charges de combustible. Ce qui nous oblige à exploiter d'autres pistes pour diversifier le bouquet énergétique nécessaire à une production
optimisée de l'électricité.
.Le Transport et achat de l'énergie
Rechercher une sureté de fonctionnement du Transport en s'assurant de la disponibilité opérationnelle des lignes et postes avec une garantie de puissance de transformation et une redondance des canalisations principales
Rechercher et explorer dans la sous-région et au niveau des organisations, les possibilités d'acquérir de l'électricité à des couts réellement compétitifs
.La Distribution
Nous devons retrouver l'efficacité de notre réseau qui se mesure par :
*Le nombre minimisé et la durée de ses interruptions,
*La qualité de la tension et la stabilité de la fréquence
*La nature et la rapidité des interventions en cas d'incident,
.Le Commercial
*La rareté des ressources énergétiques et leur prix élevé doivent conduire Senelec à s'interroger sur l'efficacité de son système de production, transport et distribution. L'objectif consistera à livrer plus de KWh avec le
même réseau, le même parc de production à partir de la même quantité de combustible ; en d'autres termes, réduire les pertes techniques et non techniques.
*Inciter et conseiller la clientèle à adopter un comportement responsable d'économie et d'efficacité énergétique
.Restaurer l'autorité
Remettre les agents au travail en luttant, d'abord contre l'absentéisme et les retards. Nous comptons énormément sur l'appui de tout le personnel de Senelec dont la compétence avérée a été saluée par tous. Nous devons prendre conscience des efforts personnels à fournir pour parvenir rapidement au redressement de la société. Avec les ressources qui seront tirées de ce gain de productivité, nous allons pouvoir opérer un partage entre la société et les travailleurs afin d'améliorer de façon substantielle leur pouvoir d'achats.
Papa DIENG Directeur Général Senelec

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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