Les récentes sorties des avocats de Cheikh Béthio Thioune ne sont pas pour plaire au ministère de la Justice. La preuve nous a été donnée, hier, avec le communiqué pondu par ledit département ministériel qui semble s’offusquer de l’attitude de ses avocats défenseurs du guide des «thiantacounes». Dans lequel document, le département que pilote Mme Mimi Touré, ministre de la justice, Garde des Sceaux, rappelle d’ailleurs que «l’indépendance du pouvoir judiciaire est garantie par la Constitution et la loi sur le statut des magistrats». Et que «par conséquent, il convient d’attirer l’attention du bâtonnat sur certains propos tenus dans la presse par les avocats défenseurs qui, non seulement, révèlent des manquements au Code de déontologie de cette noble profession, mais pourraient aussi tomber sous le coup d’incriminations pénales s’ils étaient suivis de troubles a l’ordre» d’où son appel «à la responsabilité de tous les acteurs». Poursuivant, la tutelle, qui revient sur la santé du Cheikh, a estimé que «le dispositif médico-social de la Direction de l’administration pénitentiaire est dirigée par un médecin-officier de l’armée sénégalaise». Et que «ce dispositif est, en outre, renforcé au niveau de chaque établissement pénitentiaire par l’existence d’une infirmerie. Les affections graves sont transférées au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec». Toutes choses qui font dire à la tutelle, qu’«il s’agit, en définitive de savoir raison garder et de laisser la justice poursuivre son travail sereinement». Contre les plaintes faites par les uns et les autres pour dénoncer le transfèrement de Béthio Thioune, le ministère de la justice de justifier cette décision par «les graves dangers» qui planaient «sur le dispositif sécuritaire» de cette «prison surpeuplée» au vu «des centaines de personnes reçues à la Mac de Thiès à l’occasion des visites hebdomadaires». Le communiqué souligne, par ailleurs, que «le juge d’instruction de Thiès a, comme l’y autorise la loi, dans une ordonnance du 15 octobre 2012, limité les visites du détenu Béthio Thioune aux seuls membres de sa famille. Une mesure qui est en
vigueur jusqu’au 1er Novembre 2012. Et que celles-ci pourront reprendre sitôt cette restriction levée». Par ailleurs, le ministère de la Justice qui, du reste, a invoqué l’article 7 de la Constitution, le document stipule : «Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Il n’y a au Sénégal, ni sujet, ni privilège de lieu de naissance, de personne ou de famille» et les faits qui impliquent Béthio Thioune ne sauraient faire l’objet de traitement particulier». Juste rappeler que Cheikh Béthio Thioune est, depuis le 26 avril dernier, placé sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs, complicité de meurtre, recel de cadavres, port d’armes sans autorisation administrative, infractionsur la loi sur les inhumations. Ce, suite à une enquête indépendante qui avait été menée après la découverte, non loin de son domicile, à Médinatoul Salam de corps de deux personnes dont le rapport d’autopsie a, pour l’une, montré qu’elle a été enterrée vivante.
vigueur jusqu’au 1er Novembre 2012. Et que celles-ci pourront reprendre sitôt cette restriction levée». Par ailleurs, le ministère de la Justice qui, du reste, a invoqué l’article 7 de la Constitution, le document stipule : «Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Il n’y a au Sénégal, ni sujet, ni privilège de lieu de naissance, de personne ou de famille» et les faits qui impliquent Béthio Thioune ne sauraient faire l’objet de traitement particulier». Juste rappeler que Cheikh Béthio Thioune est, depuis le 26 avril dernier, placé sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs, complicité de meurtre, recel de cadavres, port d’armes sans autorisation administrative, infractionsur la loi sur les inhumations. Ce, suite à une enquête indépendante qui avait été menée après la découverte, non loin de son domicile, à Médinatoul Salam de corps de deux personnes dont le rapport d’autopsie a, pour l’une, montré qu’elle a été enterrée vivante.

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