Le gouvernement du Sénégal va recevoir une assistance financière pour bien mener son combat contre les inondations et sa politique agricole. Le double accord de financement qui a été signé s’élève globalement à hauteur de 57,8 milliards F CFA. Deux accords que «justifie amplement» le contexte national, selon Vera Songwe, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, le Cap-Vert, la Mauritanie, la Guinée Bissau et la Gambie. Elle évoque ainsi, les «dégâts des pluies du 13 août 2012 et la flambée des prix des produits alimentaires causée par la sécheresse dans certains pays de grands producteurs de céréales». 27, 8 milliards (soit 55,6 millions de dollards) serviront à la mise en oeuvre du projet de Gestion des Eaux Pluviales et d’Adaptation au Changement Climatique (Progep). Les travaux seront confiés à l’agence de développement municipal (Adm) qui aura la charge notamment de construire 28km de réseau de drainage des eaux pluviales d’ici à juin 2012. Selon la fonctionnaire de la Banque Mondiale, «132 000 habitants devraient profiter de ce projet. Ils sont répartis entre les bassins de Dalifort, Thiourour, Yeumbeul Nord et Mbeubeuss soit 600 ha». De son côté, le ministre de l’Economie et des Finances Amadou Kane va plus loin et indique que, «1,2 millions d’individus dont 600 000 résidents dans des zones inondables entre Pikine et Yeumbeul devraient pouvoir bénéficier de ce projet». Pour rappel, lors des inondations de 2009, 500 000 personnes avaient été affectées avec des dommages et pertes importants. Le coût total du Progep avoisine 39 milliards F CFA avec une contribution de l’association internationale pour le développement (Ida) de 55,6 millions de dollars, du Fonds de Développement Nordique de 3 millions d’euros et du Sénégal avec 13,2 millions de dollars. L’autre accord signé entre la Banque Mondiale et l’Etat du Sénégal porte sur un financement de 30 milliards FCFA (60 millions de dollars) pour la seconde phase du projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). Le ministre Amadou Kane a précisé que «la réalisation de la première phase qui a couvert l’ensemble des pays de la Cedeao a presque atteint l’ensemble des objectifs prévus à quelques mois de sa clôture». Pour cette seconde phase la Banque mondiale attend du Sénégal un objectif de toute autre nature, c'est-à-dire, «la promotion, la généralisation et la
diffusion à grande échelle des technologies améliorées afin d’accroître fortement la productivité agricole», a affirmé Vera Songwe. Selon cette dernière, le Sénégal demeure un des rares pays à atteindre le taux d’investissement dans l’agriculture de 10% ciblé par le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (Pddaa).
diffusion à grande échelle des technologies améliorées afin d’accroître fortement la productivité agricole», a affirmé Vera Songwe. Selon cette dernière, le Sénégal demeure un des rares pays à atteindre le taux d’investissement dans l’agriculture de 10% ciblé par le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (Pddaa).

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