Non transparence, tel peut être qualifié le mode de passation des marchés au ministère de la Santé sous Diagne Fada. En effet, «les mêmes pratiques collusives constatées sur la gestion 2009 ont encore été relevées en 2010» a révélé le rapport de l'Armp. Les passations y sont «entachées d’entorses substantielles à la réglementation des marchés publics» pour les auditeurs. Et renseigne le rapport de l'Armp, «Ces pratiques collusives récurrentes sont, comme en 2009, la conséquence de la systématisation d’un mode de dévolution des marchés conclus par Demande de renseignement de prix (Drp) qui consiste à recourir à des intermédiaires disposant de moyens financiers pour leur attribuer lesdits marchés, au détriment des véritables spécialistes des prestations ciblées» dénonce l'Armp. Ce qui est non seulement en contradiction avec l’article 45 du Code des marchés, mais surtout "contribue à renchérir la dépense publique».
812 942 200 f Cfa des consultations sans réelle concurrence puisque simulées ou entachées de signes de collusion
Par exemple, sur 71 demandes de renseignement de prix épluchées, 662 c'est-à-dire 85,92% d’entre elles (représentant 85,28% de la valeur de l’échantillon, soit 812 942 200 f CFA) constituent des consultations sans réelle concurrence puisque simulées ou entachées de signes de collusion». Des cas de fractionnement ont été relevés, avec des démultiplications des achats. Par exemple, des achats de fournitures de
bureau, de consommables informatiques, d’imprimés, ont été fractionnés pour un total estimé à 205 656 632. Aussi, «sur l’échantillon de 71 DRP estimées à 953 214 582 FCA, 18 d’entre elles estimées à 205 656 632 F CFA (25,35% en nombre et 21,58% en la valeur) constituent des fractionnements de marchés».
812 942 200 f Cfa des consultations sans réelle concurrence puisque simulées ou entachées de signes de collusion
Par exemple, sur 71 demandes de renseignement de prix épluchées, 662 c'est-à-dire 85,92% d’entre elles (représentant 85,28% de la valeur de l’échantillon, soit 812 942 200 f CFA) constituent des consultations sans réelle concurrence puisque simulées ou entachées de signes de collusion». Des cas de fractionnement ont été relevés, avec des démultiplications des achats. Par exemple, des achats de fournitures de
bureau, de consommables informatiques, d’imprimés, ont été fractionnés pour un total estimé à 205 656 632. Aussi, «sur l’échantillon de 71 DRP estimées à 953 214 582 FCA, 18 d’entre elles estimées à 205 656 632 F CFA (25,35% en nombre et 21,58% en la valeur) constituent des fractionnements de marchés».

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