ARRETES AU COURS DES SOULEVEMENTS CONTRE LA CANDIDATURE DE ME WADE : Des manifestants, dont un responsable de Rewmi à Diourbel, condamnés à des peines assorties de sursis

Samedi 4 Février 2012

A la suite des récents soulèvements populaires contre la validité de la candidature de Me Wade à la prochaine présidentielle, beaucoup d’interpellations ont été effectuées par la police. Certains des interpellés qui étaient attraits, hier, à la barre pour leur jugement, ont tous écopé des peines assorties de sursis, après avoir été bien savonnés par le tribunal.

Le vendredi 27 janvier dernier et le mardi 31 du même mois ont été illustrés par des vives tensions, découlant de la validation par le Conseil constitutionnel, de la candidature de Me Abdoulaye Wade, à la présidentielle de 2012. Très remontés contre cette décision que certains ont jugée illégale, une bonne frange de la population, réunie à la Place de l’Obélisque, comme dans les moindres recoins du pays, avaient exprimé leur colère, en initiant des marches de protestations.
Outre les pneus brûlés dans beaucoup d’endroits et des jets de pierres à l’encontre des forces de l’ordre déployées pour veiller aux grains, il s’est avéré que beaucoup de biens appartenant à autrui ont subi la furie des jeunes. Il y a ainsi eu beaucoup d’interpellés, à l’image de Mamadou Dioum, responsable de Rewmi à Diourbel, de même que Dame Ndiaye, Mansour Kébé, Ahmadou Tidiane Gaye, Yoro Diop et Modou Ndiaye. Si les deux premiers nommés ont été appréhendés pour actions diverses, causant des dommages aux personnes et aux biens, le reste du groupe l’a été pour des actes ayant causé des violences et voies de faits, destructions et dégradations. Dans son réquisitoire, le parquet a requis pour les sieurs Dioum et D. Ndiaye une peine de 2 ans assortie de sursis. Idem pour les autres à l’exception de Y. Diop pour qui il avait
demandé la relaxe. Venu au secours du sieur Dioum, qui est par ailleurs, professeur d’éducation physique, Me Baba Diop, l’avocat de la défense, a déclaré qu’on ne peut pas reprocher à son client sa participation à une manifestation autorisée. Ce qu’il dit ne pas comprendre, c’est que celui-ci, appréhendé avec plus d’une vingtaine de personnes, n’ait pas eu le même traitement que ces derniers qui ont été libérés. Assimilant leur interpellation à une «arrestation fourre-tout», Me Diouf a estimé que ceux-la, n’ont été qu’à la mauvaise place, au mauvais
moment. Le tribunal, après en avoir délibéré, a relaxé Y. Diop et M. Kébé, avant de condamner M. Dioum et D. Ndiaye à une peine de 2 ans assortie de sursis, contre une peine de 2 ans, dont 3 mois assortie de sursis, pour les autres prévenus.
Youssoupha MINE

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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